Éphéméride Séries

19 septembre : 1993, première diffusion française de « Code Quantum »

code quantum
Ecrit par Jen

C‘était à l’époque où la série télé n’avait pas encore acquis ses lettres de noblesse. L’époque où tout ce qui était télévisuel était forcément de la sous-culture…

Et pourtant, une série va clairement se démarquer : Code Quantum. Créée par Donald P. Bellisario (Magnum, Supercopter, NCIS…), diffusée en 1989 aux USA, elle est apparue en septembre 1993 sur les écrans français et comporte 5 saisons et 96 épisodes.

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L’histoire se situe dans le futur, en 1995, quand le docteur Sam Beckett (Scott Bakula), un génie de la physique quantique, créé une machine temporelle. Il décide d’expérimenter lui-même sa machine et se retrouve projeté dans le temps, sautant d’une époque à une autre, prenant l’apparence de différents personnages. Ainsi il « corrige » les erreurs du passé, aidé par son ami Al (Dean Stockwell), resté en 1995 et qui communique avec lui sous la forme d’un hologramme. Le principe de la théorie de Sam Beckett voulant qu’on ne peut voyager que pendant la période de sa propre vie (soit de 1953 à 1995), la série va explorer l’Histoire de l’Amérique contemporaine.

L’une des vraies réussites de cette série est qu’elle ne se cantonne pas à un genre en particulier. Mais grâce à son principe narratif, le fait de sauter d’un personnage à un autre, d’une époque à une autre, à chacun des épisodes, on peut vivre un polar, un film d’horreur, une comédie, une histoire d’amour, un film de science fiction…

Bellisario en profite pour explorer certaines problématiques sociales ou politiques qui ont marqué l’Histoire des États-Unis : les droits des femmes, la lutte contre le racisme, la guerre du Vietnam, la maltraitance animale…
En creux, il apporte alors des réflexions sur ce qui définit l’Histoire : qu’aurait-on le droit de changer dans le cours d’une Histoire qui vous est déjà connue ? Pourquoi changer le cours de la vie d’un anonyme aurait moins de répercussions que de changer celle de Marilyn Monroe ou J.F.K. ?
Il pose aussi la question du libre-arbitre de Sam Beckett. Le héros n’a de cesse de répéter qu’il ne maîtrise pas ses bonds dans le temps, qu’il souhaite plus que tout rentrer chez lui, à son époque… mais quand le choix s’offre réellement à lui, à l’ultime épisode de la série, on peut comprendre alors que ses bonds dans le temps ne sont le résultat que de sa volonté. Certains spectateurs y voient la volonté de Dieu… je préfère y voir le choix, conscient ou non, du héros.

Code Quantum a réussi l’exploit d’être une série familiale et divertissante, bien plus profonde qu’il n’y parait. Et même au bout de 25 ans, elle ne s’est pas fait oublier !

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