Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Back to...Littérature Francophone

[Back to 1967] La disparition d’Albertine Sarrazin, phénomène littéraire et poétique

Marianne S.
Par
Marianne S.
Publié le 9 février 2017
10 min de lecture

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]M[/mks_dropcap]on histoire avec Albertine Sarrazin est devenue rapidement très passionnelle. Sans savoir exactement pourquoi, dès que j’ai posé les yeux sur ses mots – romans, poèmes, lettres – j’ai été happée par sa force et son déterminisme. Je ne m’étais jamais sentie aussi proche et touchée par une personne.

Mon premier souvenir avec elle se pose au début de l’année 2007, un dimanche froid et triste, à la bibliothèque de la BPI. Avec une amie, nous avons mis la main sur un exemplaire de Lettres et poèmes d’Albertine, et sommes subjuguées par l’effet qu’il nous fait. Je n’en reviens pas de cette force qu’il en émane, de ces mots assemblés qui me tirent des larmes sans que je m’en rende compte.

Je comprends que c’est mon premier coup de foudre littéraire.

Je lis frénétiquement L’astragale, La Cavale, La Traversière, et je tombe, dans la bibliothèque de mon oncle, sur une édition Livre de Poche de la fin des années 60 de Lettres et poèmes. Je découvre aussi ses Biftons de prison, petits mots d’amour qu’elle arrivait à faire parvenir à Julien, son grand amour.

En plus de la beauté des mots, ce qui fait le charme, la force et toute la dramaturgie de leur histoire d’amour est le fait qu’Albertine et Julien ne se voient que très peu au cours de leur vie. Tantôt c’est elle qui est en prison, tantôt c’est lui ; voire les deux en même temps. Ce ne sont pas des enfants de chœur : ils vivent au jour le jour, aimant jouer avec les limites, quitte à y laisser des plumes.

Leur correspondance est marquée par le manque et le désir, comme le montre cette magnifique lettre écrite par Albertine, quelques instants avant de rentrer au bloc pour une énième opération :

Lettre d’Albertine à Julien,
Hôpital Cochin
Le 25 janvier 1967

Zi-Lou-Lien mon père et ma mère mon amour ma vie toute, il est 6 H et après une nuit en grande partie blanche je suis là, à chialer comme je n’ai peut-être plus fait depuis la plage de Calais, c’est rien, t’en fais pas, c’est peut-être l’alcool absorbé hier – par voie externe – à pleines compresses, ces voitures stridentes menant ici jusqu’à ma cretonne l’idée de mort et de gâchis, peut-être simplement, comme au seuil des grands instants, l’instant d’immanence de la vérité, je sais pas, j’avais des mots tout à l’heure en foule dans le cœur, pressés comme les larmes qui merde me dégoulinent sur la liquette locale, une vraie combinaison de nonnette – et puis ne m’en reviennent que ces trois JE T’AIME, Julien, Julien, sois là, ne me quitte pas, jamais, j’ai besoin de toi pour revivre, je voudrais seulement que ces quelques heures où je m’absente un peu de toi nous soudent à jamais, tous deux bien serrés comme dans les nuits récentes, et même si devaient revenir les nuits à moitié morts, à moitié tronqués de Nous, soudent le cercle de l’osselet, nous y rivant toi et moi pour l’éternité des éternités.

Pardon, Zi, pour tout ce qui dans cette décennie m’a empêchée d’être la Sarrazine, pour mes maussaderies, mes maux, mes ivresses, mes caprices, mes distractions, mes rognes, je ne sais pas encore aimer aussi bien que toi, tu es moi et je m’aime ; mais j’oublie, parfois, que je suis toi et le « tu » appelle les mots injustes, cruels, les évidences où, si tu n’as pas raison, tu n’y es pour rien ; je sais, Zi, ton amour si pur et si immense que le mien s’étrangle parfois de honte. Je reviendrai tout à l’heure, certainement – comme disait le gars hier, c’est de la géométrie, c’est aussi de la mathématique générale, je reviendrai – Mais, flirter avec la mort étant quand même de plus en plus risqué pour moi, je veux te dire que ce ne pourra être qu’un flirt, une passade plus ou moins longue et sommeillante et que je t’attends, comme tu m’attends, de l’autre côté du Chronomètre.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]A[/mks_dropcap]lbertine, enfant née à Alger et adoptée en France par des parents avec qui elle n’arrivera jamais à tisser des liens, et pour qui elle n’existe plus à partir de ses 15 ans. Albertine, ingérable et animée par une « ardeur de vivre » n’est pas comprise, et profite d’un déplacement à Paris pour se libérer de son carcan. Albertine, c’est aussi Anne et Annick. Albertine, libre ! Elle veut vivre, coûte que coûte, connaître la brûlure de la vie et de la liberté. Elle n’a pourtant que 15 ans, et les incidents, les mauvaises fréquentions et les choix risqués s’accumulent. La première détention commence, les réflexes des prisonniers s’impriment dans sa chair et ne la quitteront pas.

Un soir, elle s’évade. Elle saute du muret et atterri dans la boue, au milieu de nulle part, loin de la route. C’est cette évasion qui nous offre une magnifique première phrase de roman (ici, L’astragale) : « Le ciel s’était éloigné d’au moins dix mètres ». Elle se fracture la cheville et se brise l’os au doux nom d’astragale. Elle rampe jusqu’à la route, où, aidée par un routier, elle fait une rencontre déterminante : un voyou la sauve, l’héberge et finalement l’aime, c’est Julien.

L’astragale est un roman au goût âpre de l’attente, de la frustration et du désir. Albertine, ce petit animal à la patte blessée, ne se sent pas toujours à sa place et rêve d’une vie simple avec son homme. C’est aussi le roman de la planque, où chaque matin on prie pour ne pas se faire découvrir et embarquer pour une nouvelle aventure carcérale. Enfin, c’est le roman de la découverte, de deux êtres qui se reconnaissent et s’unissent, dont on imagine si facilement les regards bienveillants.

La langue d’Albertine, c’est aussi celle de la rue : directe, franche et vive. Teintée de poésie et d’argot, de rimes et de brutalité carcérale. C’est une langue râpeuse énoncée par un être chétif et blessé, qui aime la vie, alors qu’elle en chie à chaque instant. C’est dans un bistrot aux banquettes de skaï marron usé, noyé sous la fumée des cigarettes et baignant dans une odeur d’anis, qu’on imagine les deux amoureux profitant des rares moments de plaisir.

– Ah! Anne, vivement que tu reviennes… Le soir où on t’a hospitalisée, j’ai dormi chez Pierre, dans ton lit. En entrant dans la chambre, je t’ai vue, je t’ai respirée, tu étais encore là… Je m’appuie à lui, je tache de fond de teint l’épaule de sa chemise ; la veste est jetée sur le cerceau, les pelures tombent une à une, nous nous reconnaissons… Chaque parloir est immense d’espoir et de néant, il n’y a pas de place pour nous sur la terre : l’errance ou la geôle, toujours, et toujours seuls.

Albertine et Julien en 1967 (photo Alfama Fims)

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]C[/mks_dropcap]’est le mélange de tout cela qui aura nourri mon amour sans borne pour Albertine : cette histoire dramatique et belle, ce destin incroyable, ce goût de la vie et de la liberté et cette langue. Et finalement, ce décès tragique, sur une table d’opération en juillet 1967. Celle qui a été publiée pour la première fois en 1965 par J.P. Pauvert, dont on distribuait les livres dans chaque station essence, celle qui fascinait et intriguait les journalistes de l’époque, est décédée à l’âge de 29 ans, tristement et bien trop tôt.

Aujourd’hui, force est de constater qu’Albertine n’est pas oubliée. On se réjouit de voir la nouvelle édition de L’Astragale parue chez Points en 2011, une autre préfacée par Patti Smith, son adaptation en bande dessinée par Anne-Caroline Pandolfo chez Sarbacane en 2013, le film de Brigitte Sy avec Leïla Bekhti et Reda Kateb en 2015…et, espérons-le, encore bien d’autres à venir.

Pourvu qu’elle reste présente, et que l’on n’oublie pas cette auteure qui me fait palpiter à chaque lecture.

EtiquettesAlbertine SarrazinAnne-Caroline PandolfoBrigitte SyJ.P. PauvertJulien SarrazinL'astragalela cavaleLa traversièreLeïla BekhtiLettres et poèmespatti smithReda Katebsarbacane
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Un commentaire Un commentaire
  • Boultan dit :
    23 février 2017 à 19 h 24 min

    Je ne comprends pas qu’on ne fasse pas lire L’Astragale à tous les ados de France et de Navarre.

    Répondre

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Maxwell Farrington & Le SuperHomard - Lorène
Maxwell Farrington & Le SuperHomard – Lorène
Beachboy
Par
Beachboy
25 avril 2026

Annonce

La playlist du moment

Playlist hiver
Playlist du printemps 2026 #01
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
10 avril 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Je dis aime pour Emblèmes
Jeux de Société
La Maison Tellier
La Maison Tellier – la Timidité Des Arbres
Le son du jour
Le voyage magique de Mary Lattimore & Julianna Barwick
Brèves de Platine
Morrison et Bowie, l’exil en BD !
BD

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant electro facebook festival Fire Records folk gallimard interview lectures à voix haute le parisien librairie lilie littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music newmusic nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 printemps2026 printemps 2026 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 spring2026 spring 2026 summer summer2025 Tout un poème twitter winter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Littérature Francophone

Pierric Bailly, fils de Christian

27 mars 2017
partiellement nuageux
Littérature Francophone

« Partiellement nuageux » d’Antoine Choplin, roman d’amour taiseux

30 janvier 2019
crepuscules
Littérature Francophone

les sombres crépuscules de Joël Casseus

16 mai 2018
basse
Littérature Francophone

« Je t’ai oubliée en chemin » de Pierre-Louis Basse. Autopsie d’un amour

12 mars 2019

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

⚡🎲✨ BAM ⚡🎲✨ : Deux casse-têtes qui tiennent dans l ⚡🎲✨ BAM ⚡🎲✨ : Deux casse-têtes qui tiennent dans la poche, mais qui risquent d'occuper durablement votre cerveau. 
👉 @smartgamesfrance @cesco_addict

#smartgames #codequantum #iqplanetes #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux #kids #jeuenfant

📎 https://addict-culture.com/nos-deux-smartgames-preferes-du-moment/
✨📚🌈 Littérature Jeunesse ✨📚🌈: Il y a des livres qu ✨📚🌈 Littérature Jeunesse ✨📚🌈: Il y a des livres qui répondent aux questions que les enfants posent. Et puis il y a ceux qui répondent aussi à celles qu’ils n’ont pas encore formulées. Ces deux titres parus chez Milan éditions font exactement cela, chacun à leur manière. 
 👉 @milan_editions @elise_gravel @les_dessins_de_verane @lareinecamilleroy @anneoliviamessana  @cesco_addict
📎
.
.
#stephanieledu #veranecottin #camilleroy #anneoliviamessana #mesptitsdoc #danslanature #milaneditions #elisegravel #cestmoncerveau #albumjeunesse #litteraturejeunesse #livreenfant  #bookstagram 

📎 https://addict-culture.com/litteratue-jeunesse-mes-ptits-doc-cest-mon-cerveau-milan/
🎧 Le son du jour 🎧 : Maxwell Farrington & Le Super 🎧 Le son du jour 🎧 : Maxwell Farrington & Le SuperHomard – Lorène
👉  @mfarrington_lesuperhomard @talitres 
.
.
#maxwellfarrington #lesuperhomard #lorene #talitres #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/maxwell-farrington-le-superhomard-lorene/
💜 BAM 💜: Après Geordie Greep, c'est au tour de Cam 💜 BAM 💜: Après Geordie Greep, c'est au tour de Cameron Picton, l'ex bassiste de Black Midi de se lancer en solo et de nous éblouir en tant que My New Band Believe, son nouveau projet folk progressif à découvrir chez Rough Trade Records ! 
👉 @mynewbandbelieve  @roughtraderecords @beggarsfrance 
.
.
 #mynewbandbelieve #cameronpicton #blackmidi #geordiegeep #roughtraderecords #beggars #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/my-new-band-believe-roughtrade-beggars-2026/
❤️ BAM ❤️: Et si une bande dessinée permettait de ❤️ BAM ❤️: Et si une bande dessinée permettait de remonter le fil d’un pays insaisissable ? Avec HugoDécrypte en Russie, l’Histoire devient une clé pour comprendre l’actualité ! 
👉 @allaryeditions @hugodecrypte @kokopello_bd  @krisauteurbd @cesco_addict
.

#hugodecrypteenrussie #hugodecrypte #kris #kokopello #allary #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/hugodecrypte-en-russi-kris-kokopello-allary-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Trainfantome – Bleeding At Th 🎧 Le son du jour 🎧 : Trainfantome – Bleeding At The Door
👉  @the.trve.trainfantome @howlinbananarecords @flippinfreaks
.
.
#trainfantome #bleedingatthedoor #howlinbananarecords #flippinfreaks #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/trainfantome-bleeding-at-the-door/
💜 BAM 💜 : "Against The Dying Of The Light", cinqui 💜 BAM 💜 : "Against The Dying Of The Light", cinquième album de José González depuis 2003 - l'homme n'est pas terriblement prolifique - est peut-être bien son meilleur album en date. Ne passez pas à côté. 
👉 @jose.gonz.music  @cityslangrecords
.
.
#josegonzalez #againstthedyingofthelight #cityslang #musique #indielabel #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/jose-gonzalez-against-the-dying-of-the-light-cityslang-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Radio Hito - Sono Dei Viventi 🎧 Le son du jour 🎧 : Radio Hito - Sono Dei Viventi
👉 @radio_hito @mapledeathrecords & @meakusma
.
.
#radiohito #sonodeiviventi  #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/radio-hito-sono-dei-viventi/
🎲✨ BAM 🎲✨ : Les deux jeux mis à l'honneur aujourd' 🎲✨ BAM 🎲✨ : Les deux jeux mis à l'honneur aujourd'hui ne partagent ni les mêmes thématiques, ni les mêmes mécaniques. Pourtant, ils offrent ceci de commun qu'ils vous conduiront à deviner ce qui se passe dans la tête de votre adversaire. 
👉 @smilelife.jeu @oldchap.games

 #smilelife #oldchapegames #linq #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux 

📎 https://addict-culture.com/deux-jeux-dambiance-pour-lire-dans-lesprit-des-autres/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?