Chronique Musique

♫ LA NOTE BLEUE ♫ : Sonny Clark – Cool Struttin’

En cette année 2019, le prestigieux label Blue Note souffle ses 80 bougies. L’occasion est toute trouvée pour honorer comme il se doit les albums qui ont fait l’histoire de la maison de disque créée en 1939 à New York par Alfred Lion, un juif allemand exilé puis naturalisé Américain, accompagné de son ami d’enfance, Francis Wolff, un photographe berlinois à qui on devra bon nombre de pochettes merveilleuses qui ont aidé à faire la réputation de Blue Note, et avec l’aide non négligeable d’un communiste américain du nom de Max Margulis puisqu’il apporta les fonds nécessaires à la création de ce qui deviendra un des, si pas le label de référence du Jazz.

Vous retrouverez cette rubrique hebdomadaire tous les dimanche soirs. Les disques qui seront proposés ici seront choisis en toute subjectivité.

Bon voyage dans le temps.

#21 Sonny Clarke : Cool Struttin’  1958

La grande faucheuse, chez les Jazzmen, a souvent frappé très tôt. Combien de grands talents sont passés à la trappe terriblement jeune ? Sonny Clark fait malheureusement partie de ces musiciens de Jazz amoureux de l’héroïne, qui ne lui aura laissé aucune chance, puisqu’il décéda d’une overdose même pas cinq années après la sortie de ce formidable Cool Struttin’, à l’âge de 31 ans.

Tout d’abord pianiste chez le clarinettiste italien Buddy DeFranco, pour qui il enregistrera 5 albums chez Verve entre 1954 et 1956, il entama une carrière solo en même temps qu’il joua dans des formations aussi diverses que celles de Curtis Fuller, Lou Donaldson, Dexter Gordon ou encore Grant Green.

Cool Struttin’ est son huitième album en tant que leader, mais aussi malheureusement un de ses derniers. Qui sait ce qu’il aurait pu nous offrir si son addiction n’avait causé sa perte ?

De par ce fait, on peut considérer Cool Struttin’ comme étant le sommet de sa carrière, du Hard-Bop teinté de Soul, un disque chaleureux magnifié par les contributions de musiciens chevronnés que furent Jackie McLean, Philly Joe Jones ou encore Paul Chambers, ces deux derniers n’étant ni plus ni moins la charnière rythmique du premier quintet de Miles Davis.

Pour l’anecdote, la jolie paire de jambes qui illustre la pochette appartenait à l’épouse d’Alfred Lion, Ruth Lion, la photo étant bien entendu signée Francis Wolff.

Sonny Clark : Piano

Art Farmer : Trompette

Jackie McLean : Saxophone

Paul Chambers : Basse

Philly Joe Jones : Batterie

Autres albums significatifs de Sonny Clark chez Blue Note :

  • My Conception
  • Leapin’ And Lopin’

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