Chronique Musique

Acte de naissance d’un label détonnant, le bien nommé : FRACA

FRACA
Écrit par Anaïs Ballin

Chez Addict Culture, l’idée de la naissance d’un nouveau label est déjà, en soi, une nouvelle plus que réjouissante. Quand en plus il est l’œuvre de trois femmes puissantes, et brillantes, autant vous le dire l’enthousiasme n’en est que plus grand. Trois femmes, toutes trois musiciennes, qui ensemble décident de mettre en œuvre un certaine idée de la création musicale qui soit détachée de tout stéréotype et fasse la place belle aux femmes, évidemment sur le papier, on signe les yeux fermés. Et a y regarder de plus près, on signe, tout court. Laissez -nous donc en quelques lignes vous présenter ce nouvel espace de création, le bien nommé label « FRACA » ou autrement intitulé, La Fraternité Cannibale, avec aux rennes : Emilie Marsh, Katel & Robi (dont on ne saurait que trop vous conseiller de (re)décrouvrir les univers).

FRACA

Fraternité Cannibale , © Angèle Osinski

L’idée, au départ tient a un constat assez simple. Toutes trois ont déjà crée ce type de structures, et dès le départ de ces aventures respectives, un fait établi : des envies communes, une vision des choses, des sensibilités qui se parlent, se répondent et amènent forcément une entraide, un partage.

Parties de ces univers plus ou moins communs, des références communes et de beaucoup d’énergies, ensemble elles créent les « soirées chanteuses » puis « Les chanteurs sont des chanteuses comme les autres ». Et aujourd’hui, donc, un tout nouveau Label.

Outre le concept, l’idée, la réalisation, il y a aussi, et c’est infiniment important de le souligner, une pratique. Chacune d’entre elles a non seulement l’expérience, mais aussi la connaissance de ce milieu qu’est celui de la musique, tant du point de vue de la création que de la production et aussi de la distribution. Autant vous le dire, nous avons là affaire à des professionnelles, de bout en bout.

Quid de la femme dans le milieu de la musique ?

L’autre ligne directive de ce nouveau label est actuelle, sociétale, quasiment systémique, et plus qu’importante à nos yeux : quid de la femme dans le milieu de la musique ?

Sans surprise, l’industrie de la musique, comme tant d’autres domaine n’échappe ni au sexisme, ni aux inégalités, ni a un patriarcat qui, peu importe où,, et sous quelle(s) forme(s), n’a de cesse de régir nos sociétés.

Et c’est aussi en ce sens que la démarche de FRACA s’avère plus que nécessaire.

A bien y regarder, rares sont les femmes aux postes de directions de tel ou tel label, petits ou grands. C’est là toute l’intelligence de cette idée, parce qu’en faire le constat est une chose, mais quoi de mieux que d’en tirer les conséquences et d’agir de manière à bousculer les déséquilibres existants ?

C’est en tout cas tout ce que l’on souhaite a cette initiative, plus que bienvenue.

Qui de mieux placées au fond, que trois musiciennes, autrices, compositrices pour défendre le travail d’autres artistes, quel.le.s qu’ils.elles soient ? Car il faut aussi souligner, et plutôt mille fois qu’une cet autre point : le statut d’artiste aujourd’hui, est loin d’être le plus simple à vivre, au quotidien, et parce qu’elles ont toutes les trois eu à composer avec cette dimension de leur métier, elles savent, toutes trois mieux que quiconque, les difficultés de la création musicale.

Mettre l’artiste au centre d’un projet, laisser la place à l’inventivité, à la création, créer un espace de liberté… peut-on rêver mieux pour faire émerger les talents d’aujourd’hui, et de demain ?

Au programme du fringuant FRACA, il y aura le prochain album d’Emilie Marsh, celui de Robi et leur première signature : Angèle Osinski.

Il y aura, aussi, le 18 septembre prochain, une soirée au Motel à Paris, pour marquer la naissance de ce label a qui l’on souhaite avec cœur et envie, une longue vie.  Et histoire de marquer le coup, et on l’espère, les esprits, vous retrouverez donc aux platines, pour cette première soirée, ni plus ni moins que Dani, Jeanne Added, Massiat, Océan, Fiodor Novski et Waldrop. Entrée libre, pour on l’espère la première d’une longue série.

Pardonnez-moi l’expression, mais tout de même : ça envoie.

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