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Fatigue ? Prescription : Boogers !

Ecrit par Lilie Del Sol

BOOGERS_Cover_RunningInTheFlame

Boogers, alias Stéphane Charasse, fait partie de ces artistes inclassables. S’inspirant de toutes rythmiques possibles (pop,rock, reggae, électro…) il navigue dans SON univers qu’il a créé de toutes pièces et c’est ce qui fait son charme. Son univers est un curieux mélange de déconnade, de rythmiques auxquelles le dancefloor ne peut résister, de collages instrumentaux, de bidouillages. Il érige son talent sur scène où il met le feu, sans scrupules ni retenues.

On l’a connu tout d’abord batteur de Rubin Steiner, animateur sur Radio Béton, DJ aux enchaînements fulgurants. En 2010, il sort son premier album électrisé sous le nom As Clean as possible puis enchaîne dès 2011 avec le second, More Better. La lecture était claire : Boogers est un anti-conventionnel, déjouant tous les standards, les revisitant à sa manière éventuellement, le tout formant un talent novateur dont nous ne pourrions désormais plus nous passer. Il revient enfin avec son nouvel opus, Running in the flame et nous prouve qu’il n’a pas érigé de nouvelles règles à part les siennes ! Ouf !

Dès les premier titres, Nerves et The Big Summer, il nous annonce la couleur illico : la piste va chauffer cet été ! Les riffs de guitare sont insistants et le punk n’est pas loin !

Mais attention, Stéphane Charasse ne se résume pas à un univers ou à une énergie éparpillée, il a la musique et le rythme dans la peau et sait en jouer à la perfection. Il fait tout et tout seul (ce qui relève d’un tour de force quand on constate la qualité de la production). On peut le constater avec le fameux Goin’ Downtown qui nous fait traverser élégamment un climat Country/Rock. Il nous surprend aussi avec la reprise de cette merveilleuse chanson de John Lennon, Oh My Love aux rythmes Reggae surprenants.

La suite des morceaux est électrique, avec toujours ce fameux mélange des genres revisitant la pop ou utilisant des sonorités rock saturées. Le morceau éponyme de l’album nous laisserait même croire à une apparition de Mark Oliver Everett (The EELS) dont on attend le clip impatiemment tant on l’imagine déjà !

Le titre électro Don’t want me qui finalise l’album est ou sera un véritable tube hypnotique, dont la longueur permet à l’auditeur de tressauter sur les boucles sonores répétitives électrisantes.

Vous êtes fatigués, vivement l’été ? Jetés vos vitamines et enchaînez quelques écoutes de cet album !

En écoute sur Deezer :

Et sur Spotify :

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