Brèves de Platine Chronique Musique

Brèves De Platine #10

Ecrit par Team Musique
Retour en bref sur une sélection d’albums sortis ces dernières semaines. 

 

WilcoSchmilco

wilco-schmilcoSuperbe pochette illustrée par Joan Cornellà pour Schmilco, le nouvel album de Wilco. Côté musique, on retrouve le Wilco que les aficionados adorent depuis maintenant plus de 20 ans. Les réfractaires à Jeff Tweedy et ses sbires resteront sans doute à la porte car on a le droit ici à du Wilco pur jus, entre ballades country pour la plupart et quelques saillies indie rock (chouette Locator).

Ils auront bien tort parce que ce Schmilco, certes un disque mineur pour un groupe majeur, contient son lot de splendides chansons portées en particulier par la guitare de Nels Cline toujours au top.

L’album suit la même veine que Star Wars, sorti l’année dernière à la surprise générale, les chansons furent d’ailleurs enregistrées pendant les mêmes sessions. On y retrouve aussi bien des liens avec Tweedy, le groupe de Jeff et son fils, histoires de familles, nostalgie et souvenirs d’enfance.

Wilco ne sait faire que des bonnes chansons et de bons albums. Schmilco, hommage évident au Nilsson Schmilsson, en est une nouvelle preuve.

L’album est disponible depuis le 09 septembre chez Anti-Records/La Mission

Beachboy

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The Monochrome SetCosmonaut

the-monochrome-setBid l’a finalement compris : devant tant d’indifférence, il a  décidé de quitter notre sourde planète et de devenir cosmonaute. On est certain que les martiens vont adorer ce Cosmonaut, car l’album s’inscrit dans la parfaite lignée du très bon Spaces Everywhere largement commenté en ces lieux et enfile les petites perles mélodiques à l’instar du titre éponyme, Stick Your Hands Up If You’re Louche, Tigress ou le bien nommé Fêlé.

Malgré le poids des années, The Monochrome Set est toujours aussi fou, nous narrant, entre autres excentricités, des histoires de caissières hallucinées, d’écureuils en colère et autres cannibales. The Monochrome Set signe là son treizième album, espérons que cela leur porte chance, ce serait plus que mérité.

Cosmonaut est disponible chez Tapete Records depuis le 09 septembre

Beachboy

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True Widow – Avvolgere

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Stonegaze. Il parait que cette appellation provient du trio Texan lui-même. Quoi qu’il en soit l’important est ailleurs. Quatrième album du groupe, cet Avvolgere, littéralement « envelopper » en Italien, est très consistant. Pour les habitués, la recette ne change pas d’un iota par rapport aux précédents. Nous sommes toujours en présence d’un son lourd, de rythmes lents, d’un chant vaporeux et d’une section rythmique linéaire et métronomique. Leur univers tourne autour des rites (Theurgist), des substances hallucinogènes chamaniques (Entheogen) et plein de choses indescriptibles (mais qui nomme ses chansons F.W.T.S : L.T.M. ou encore O.O.T.P.V. ?).

Bref, ce disque pourra plaire autant aux amateurs de Metal, de Slowcore, de Shoegaze que de Stoner Rock. Avvolgere est disponible depuis le 23 septembre chez Relapse

Davcom

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Allah Las – Calico Review

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Après deux albums hantés par la Pop Sixties et la Surf Musique, les Allah Las nous reviennent avec Calico Review. On y retrouve ce qui a fait leur mini succès auparavant, c’est-à-dire des mélodies simples et chaloupées. Par contre, ça surfe moins et on est parfois très proche du Velvet Underground période Doug Yule. Ils n’hésitent pas à « emprunter » la rythmique et les cœurs de What Goes On sur Could Be You par exemple, ou encore l’atmosphère du dernier Velvet sur Place in The Sun, titre qui clôt l’album de manière mélancolique.

L’album lorgne vers un peu plus de psychédélisme et vers un peu moins de facilités. Ce n’est pas plus mal. Un poil moins consistant dans sa globalité que les précédents tout même. Calico Review est sorti chez Mexican Summer depuis le 09 septembre.

Davcom

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Jóhann JóhannssonOrphée

Jóhann JóhannssonUne fois n’est pas coutume, je vais vous inviter à la méditation que nous offre la musique venue d’Islande et cette fois-ci, c’est le compositeur Jóhann Jóhannsson qui en est le doux responsable. Après avoir mis en musique les images des autres via une palanquée de collaborations, le voici qui nous présente son huitième album studio. Le précédent remontant tout de même à 2009 !

L’auditeur s’abandonnera dans les brumes d’arpèges répétitifs, un piano sibyllin venant se joindre à la symphonie de cordes étirées et autres arrangements électroniques conférant une touche moderne à la trame par ailleurs habitée d’un classicisme rigoureux.  S’il est à noter que pour l’occasion l’intéressé n’est plus locataire de l’écurie 4AD, c’est pour mieux vous souligner l’intégration au prestigieux  label Deutsche Grammophon.

Orphée se fractionne en quinze pièces de durées relativement courtes (à l’exception de l’entêtant titre d’ouverture Flight From The City). Le récit auditif nous berce littéralement dans des songes qui prennent attache au sein d’une mythologie réinventée. Celle qui jadis fut développée au travers d’une descente aux enfers et qui trouve par le biais de ce disque un sanctuaire hypnotique. Un voyage qui nous mène de l’obscurité à la lumière. L’humeur y est en effet envoutante pour ne pas dire quasi liturgique lorsque les chœurs s’élèvent avec majesté pour un Orphic Hymn de toute beauté.

Un régal sensoriel d’une langueur monotone disponible dans toutes les bonnes boutiques depuis le 16 Septembre.

Ivlo Dark

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