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Dirty Beaches, clap de fin

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Après une courte mais intense carrière, Alex Zhang Hungtai a annoncé il y a quelques semaines la nettoyage définitif de ses Dirty Beaches. Après d’innombrables EP,collaborations et albums,  Dirty Beaches se fit réellement connaître en 2011, avec la sortie du magnifique Badlands, étonnant album comme si David Lynch et Alan Vega se réunissaient pour jouer dans un garage.

Installé dorénavant à Lisbonne, Alex conclut par un dernier album, Stateless, album instrumental composé de 4 morceaux, dans la continuité de Love is The Devil, la partie Ambient de son magnifique Drifters/Love Is The Devil sorti en 2013 .

Displaced, Stateless, Pacific Ocean, Time Washes Away Everything, voilà les 4 titres des morceaux qui composent cet album. Les mots et textes ne sont pas nécessaires pour comprendre qu’Alex Zhang Hungtai parle de lui-même, de sa quête d’identité, né à Taïwan, musicien à Vancouver, ses voyages, ses errances, le sentiment de ne pas avoir de chez soi.

 

 

La teneur de l’album, son enregistrement à Lisbonne, tout annonçait la fin de Dirty Beaches, les dernières notes de Time Washes Away Everything s’apparentent à des larmes, entre tristesse et apaisement.

 Alex Zhang Hungtai joue du saxophone et des synthétiseurs, Vittorio Demarin du violon, le tout mixé par Dean Hurley, collaborateur de David Lynch. De fait, le disque , comme toute l’œuvre de Dirty Beaches, navigue dans un univers très lynchien, à la fois mélancolique et étrange de l’inquiétant Displaced au vaporeux Pacific Ocean. Stateless conclut en beauté une discographie mystérieuse et fascinante, pleine de promesse pour la suite des aventures d’Alex.

l’album est disponible chez Zoo records depuis le 04 novembre et en écoute sur Spotify :

 

 

 

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