Holy(me)

Hommage à Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld / Holy(me)
Karl Lagerfeld par Holy(me)
Ecrit par Holy-me

17 collections par an. 17. Tu peux retourner le truc dans tous les sens, c’est impossible. Et pourtant il le faisait. Un surhomme, quoi.

C’est fou le nombre de messages de proches que j’ai reçus aujourd’hui. Comme si j’avais perdu un membre de ma famille ou quelque chose comme ça. Il faut dire que ça fait des années que je colle du Karl à toutes les sauces. Je l’ai cité mille fois sur mon blog à l’époque, parce qu’il a dit tellement de trucs qu’il y a toujours une phrase qui colle au sujet. L’homme suscite aussi bien l’admiration que le mépris. J’avoue qu’il n’a jamais non plus été avare en conneries. J’ai le souvenir de son commentaire en direct pendant le mariage de William et Kate, lorsque apparaît à l’écran une gamine au balcon : «Ouh elle est ingrate celle-là». C’était méchant, gratuit, tout ce que j’aime. J’ai ri à en pleurer. Aujourd’hui j’ai versé ma petite larme, puis j’ai souri à l’idée qu’il n’en aurait certainement rien eu à foutre que les gens le pleurent.

« Comment, avec tout ce qu’il y a à voir, à faire, à connaître, à lire, peut-on s’emmerder ? Ça veut dire qu’on est débile.« 

Pour moi, il était une montagne. Du genre qui te fait sentir tout petit. Parce qu’il savait plus que vous et moi réunis, parce qu’il apprenait encore, parce qu’il est allé jusqu’au bout sans jamais faillir, parce qu’il abhorrait les faibles. C’est notamment grâce à ce monsieur que je n’ai jamais plié sous le poids des emmerdes. Et puis il a dessiné la paire de bottes que je porte aujourd’hui. Ça n’est pas rien, quand même.

Virginie Viard prend la suite chez Chanel, Choupette est orpheline, c’est un beau bordel que vous nous laissez là, Monsieur Lagerfeld.

Karl Lagerfeld par Holy(me)

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