Je veux jouer, publié aux éditions Les Arènes, est sans doute l’un des ouvrages les plus riches et généreux que l’on puisse mettre entre les mains d’un parent en quête d’idées. Riche, car il compile pas moins de 1.000 propositions d’activités sans écran. Et généreux, car il embrasse tous les univers possibles, du jeu de cour à l’atelier créatif, en passant par l’exploration de la nature ou les longs trajets en voiture.
La variété est vertigineuse mais jamais étouffante. Les enfants y retrouveront des classiques indémodables (la tomate, les billes, les ombres chinoises et tant d’autres), mais aussi des découvertes réjouissantes, comme ce fukuwaraï, jeu japonais délirant où l’on doit composer un visage les yeux bandés que l’on vous recommande chaudement si vous devez organiser un anniversaire pour enfants.
De fait, chaque chapitre ouvre un terrain de jeu différent. Côté nature, vous apprendrez à (ou vous rappellerez comment) construire une cabane dans le jardin, réaliser du land art avec des feuilles et des cailloux, fabriquer des avions en papier ou encore réaliser des grenouilles en origami qui sautent et peuvent faire la course. Les voyages trouvent aussi leur lot d’occupations grâce aux devinettes et aux mimes, tandis que les amateurs de cartes pourront apprendre des tours de magie ou se lancer dans des parties de dames, de serpents et échelles ou de petits chevaux dont les plateaux sont reproduits dans l’ouvrage de telle manière que l’on peut jouer directement dessus.
Sur le papier, ce grand patchwork peut sembler constitué d’activités connues de tous. Mais à l’usage, l’effet est tout autre puisque l’on redécouvre des jeux oubliés, on pioche des idées inattendues et surtout on se laisse surprendre au détour de quelques découvertes. Ce livre devient donc une ressource inépuisable pour les enfants qui réclament sans cesse de la nouveauté et recherchent la stimulation en permanence.

Pour les parents, c’est un donc vrai soulagement. Au lieu d’inventer dans l’urgence une énième occupation, il suffit d’ouvrir ce volume et de se laisser guider. La charge mentale sera donc inversement proportionnelle à la rejouabilité. On ne peut que vous conseiller de l’amener en voyage, avec quelques feuilles, un crayon, un jeu de cartes et deux dés. Avec (relativement) peu de matériel, votre enfant sera équipé pour une centaine de jeux. Qui dit mieux ?
Le tout est sublimé par les illustrations pleines de fraîcheur d’Hifumiyo, qui donnent à chaque page une allure vivante et attrayante. On est proche, dans l’esprit, des collections Simplissime côté cuisine, à savoir une encyclopédie visuelle, pratique, belle à feuilleter et à utiliser.
Je veux jouer ne se contente pas d’être un catalogue d’idées, c’est donc un compagnon de jeu, un allié du quotidien, qui accompagne les familles dans ces moments où l’on cherche à décrocher des écrans sans pour autant sacrifier le plaisir. Un livre à garder toujours à portée de main, car il est sûr de servir, encore et encore.



