S’il existe une catégorie de jeux qui fonctionne immédiatement, même avec des personnes qui jouent peu, ce sont les jeux d’adresse. Ils ne demandent presque aucune explication, mais génèrent instantanément du bruit, du mouvement et cette fameuse phrase : “Je prends ma revanche, on en refait une !”. Lumios et Klask appartiennent clairement à cette famille-là. Ces deux jeux distribués par Gigamic appartiennent clairement au monde ludique, mais convoquent un enthousiasme qui n’est pas sans rappeler celui du sport. Jubilatoires.
Lumios – Lumios – 2026

Lumios, c’est un objet ludique non identifié tant il est à la croisée des chemins. Il y a une dimension physique dans ce jeu d’adresse qui se joue debout et dans lequel on doit récupérer ses boules, mais aussi des codes propres au monde du jeu de société, voire même à celui du jeu vidéo.
Et pour cause, car les boules que les joueurs devront lancer changent de couleur grâce à un mécanisme ingénieux. Comment cela se passe concrètement ? Rassurez-vous, le principe est simplissime.
Cinq boules sont alignées au centre et deux équipes s’affrontent pour les faire se transformer dans la couleur désirée. Ce n’est pas la configuration de la pétanque mais plutôt, pour celles et ceux qui connaissent, celle du Kubb, c’est-à-dire que les deux équipes jouent de part et d’autre du terrain avec cinq boules lumineuses situées au centre et un Luminator (sorte de balle de base-ball suffisamment molle pour jouer en intérieur) qui sert à viser lesdites boules.

Au démarrage, toutes les boules sont rouges. Mais dès que le Luminator les frappe, elles se transformeront aléatoirement (la première fois) en bleu ou en vert. Et une fois qu’une boule a pris l’une de ces couleurs (disons le vert), le moindre choc du Luminator la fera changer de couleur (en bleu, le cas échéant).
Vous l’aurez compris, une équipe jouera pour les verts, et l’autre pour les bleus. Et lorsque l’on parvient à transformer une boule dans notre couleur, on peut rejouer. Résultat, le chaos se mêle à la maîtrise technique et si le concept paraît anodin, le jeu fonctionne à merveille auprès de tous les publics.
Les boules lumineuses ajoutent évidemment une dimension presque hypnotique au jeu. C’est typiquement le genre de matériel qui attire immédiatement l’œil et donne envie de jouer avant même d’avoir compris les règles. Les enfants dès 4 ans adoreront autant que tonton Roger, c’est promis !
Klask de Mikkel Bertelsen – Gigamic – 2014
Pour sa part, Klask explore moins les avancées technologiques, mais il reste un incontournable depuis sa première commercialisation en 2014. Pour saisir le principe, imaginez une sorte de baby-foot minimaliste mêlé à du air hockey. Chacun des joueurs contrôle son pion grâce à un aimant placé sous le plateau. Il faut donc placer sa main sous ledit plateau pour diriger son pion et le but consiste à envoyer la balle dans les cages adverses, celles-ci étant matérialisées par une zone ronde.
Mais ce n’est pas tout, car les joueurs devront éviter de perdre le contrôle. En rentrant dans leur propre zone de but ou si le pion tombe, ils concèdent un point à l’adversaire. Ce sera également le cas s’ils accrochent au moins deux des trois aimants blancs présents au centre de la table.

Klask est donc un jeu de précision puisqu’il faut marquer six points avant son adversaire, mais c’est surtout un immense générateur de mauvaise foi. Chaque but encaissé paraît injuste. Chaque défaite donne envie d’une revanche immédiate. Last but not least, le matériel est tout à fait agréable et contient la promesse de parties sans cesse renouvelées.
Comme pour Lumios, il n’y a pas besoin de connaître les codes du jeu de société moderne ou d’optimiser des ressources pendant trois heures pour aimer Klask. Il s’agit ici de jouer avec ses réflexes, ses gestes maladroits et son sens du timing. Et cela fonctionne à tous les âges. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il s’est imposé dans de nombreux centres de loisirs.



