Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Littérature Etrangère

Le cri du cœur de Sara Omar ou l’Art de briser le silence

Marie Watts
Par
Marie Watts
Publié le 8 décembre 2020
8 min de lecture
sara omar
Photo by Mohamed Nohassi on Unsplash

[dropcap]I[/dropcap]nspiré de faits réels, ce premier roman de Sara Omar, début d’une série, laisse tout simplement coi. Un effet assez particulier pour ce texte où, justement, l’auteure prête sa voix pour dénoncer, alerter, accompagner, aider à prendre conscience, à s’ouvrir sur les problématiques d’une réalité qui fait froid dans le dos.

Née en 1986 au Kurdistan, Sara Omar part se réfugier à la fin des années 90 au Danemark pour fuir la guerre qui s’abat sur son pays. Diplômée de Sciences Politiques, elle est l’une des figures importantes de la lutte pour les Droits de l’Homme. L’écriture (entre autres) de son roman a renforcé sa place sur la liste des personnes à abattre et elle vit depuis accompagnée d’une présence policière constante suite aux menaces de mort reçues.

La laveuse de mort raconte ce Kurdistan en guerre mais va bien au-delà. Il met en scène les mœurs d’une société où l’islamisme radical est roi, les dérapages d’une foi, les prétextes utilisés par les religieux extrémistes pour s’autoriser et excuser la cruauté dont ils font preuve. 

Une œuvre qui rompt le silence autour de la condition de ces femmes, de ces enfants, victimes d’un système, qui leur donne une voix mais qui reste aussi d’une objectivité déconcertante quand il s’agit de montrer que chacun est coupable, que chacun participe, que le silence voire l’encouragement de certaines pratiques nourrit ce monstre inhumain qui étouffe, assassine, terrifie.

Composé de chapitre courts qui oscillent entre flashback (les années 80 au kurdistan) et époque actuelle (2016 au Danemark), La laveuse de mort, par le biais d’une saga familiale, nous conte le récit d’un monde à la dérive où la bestialité prend le pas sur l’Humanité.

Frmesk (“larme” en kurde), née en 1986 à Zamua au Kurdistan, a le grand malheur de naître fille.  Une fillette qui vient au monde sous le regard assassin d’un père qui souhaite sa mort à la minute où il la voit. Une fillette frêle et fragile qui n’a qu’une seule petite mèche sur le crâne, blanche de surcroît, signe de malédiction divine. Condamnée par son géniteur, condamnée par sa grand-mère paternelle, condamnée par cette société enragée, sa vie commence dans la souffrance et se poursuit dans la souffrance.

Au fil de la lecture nous la regardons grandir, l’écoutons, la suivons, la voyons évoluer dans sa famille, craignons pour sa vie dans cet environnement hostile de guerre, d’extrémisme, où même le cercle familial ne peut être refuge. Nous retenons notre souffle à chaque épreuve qu’elle traverse, nous révoltons à chaque agression, tressautons à chaque menace.

La première scène est un coup de poing qui donne le ton, annonce la visée, choque les consciences. Nous sommes au Danemark, en 2016 et Frmesk, vingt ans, au fond d’un lit d’hôpital, rêve, se souvient : une jeune fille est massacrée sous les yeux de sa mère, qui elle-même se suicide, ne pouvant empêcher le père de punir l’enfant pour avoir eu ses règles et ainsi être devenue “impure”, le tout au milieu d’une foule qui, au lieu de défendre l’innocente, encourage la tragédie. Une scène extrêmement dure qui introduit le personnage d’une Frmesk traumatisée, meurtrie.

Peut-être qu’un jour, tu pleureras avec les larmes d’un ange, mais tu découvriras aussi les ailes qui permettront aux autres de s’élever et, ainsi, de regarder avec leur coeur. Parce que chaque larme que tu verseras au cours de ta vie te renforcera. Tout cela est écrit dans tes yeux, et c’est pourquoi je vais te nommer Frmesk, parce que tu es une larme qui nous est tombée du ciel. – Il observa de nouveau les femmes.- Qu’est-ce qu’une larme, sinon la vie? Une goutte qui remplit tout. Une pensée qui croît et qui, un jour, peut-être, contiendra la force d’un océan. Un baiser apaisant sur une plaie à vif. Un baiser apaisant sur une cicatrice. Une larme est tout cela et beaucoup plus encore. Frmesk, voilà ce que tu es.Darwésh, grand-père de Frmesk, La laveuse de mort Sara Omar

A travers un panel de personnages qui dépeint une réalité glaçante empreinte de cruauté et de violence, Sara Omar jongle avec les non-dits, avec l’absurde, avec l’abject. Mais au milieu de ça, nous pouvons aussi, et c’est là toute la beauté du style littéraire de l’auteure, entrevoir de la lumière, de l’humanité, de l’espoir.

La laveuse de mort c’est Gawhar, la grand-mère maternelle de la petite. Fervente islamiste et respectée dans sa communauté malgré son métier impur, elle a la tâche de laver les corps des femmes et de pratiquer le rituel pour leur donner une chance d’atteindre le paradis d’Allah.  Des femmes couvertes d’opprobres, tuées pour avoir déshonoré leur famille, des femmes rejetées que personne ne veut approcher. 

C’est elle et son mari qui feront tout pour sauver et préserver Frmesk, même si malheureusement personne ne peut la protéger de toutes ces perversions, toxicités qui la menacent au jour le jour.

Darwésh, le grand-père, est un zorothratiste. Humaniste, philosophe, il s’intéresse aux sciences et à la médecine et déteste l’effet que peuvent avoir les religions sur les peuples. Il prône la réflexion et le libre-arbitre. Ces personnages nous émeuvent, nous font sourire, nous touchent, donnent une lueur dans toute cette noirceur.

Au delà d’une simple dénonciation, La laveuse de mort est un roman qui ouvre la porte à la réflexion, à la philosophie, à la prise de conscience. Frmesk donne sa voix à celles de nombreuses femmes qui ne demandent que la liberté. 

Un texte précieux, rare, nécessaire à découvrir dans toutes les bonnes librairies !

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

[one_half]

 

La laveuse de mort de Sara Omar

traduit par Macha Dathi

 

Actes Sud,  20 octobre 2020

 

[button color= »gray » size= »small » link= »https://www.actes-sud.fr/ » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Site web[/button][button color= »blue » size= »small » link= »https://www.facebook.com/actessud » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Facebook[/button][button color= »pink » size= »small » link= »https://www.instagram.com/actessud/ » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Instagram[/button][button color= »green » size= »small » link= »https://twitter.com/ActesSud » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Twitter[/button]

[/one_half][one_half_last]

Sara Omar

[/one_half_last]

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

Image bandeau : Photo by Mohamed Nohassi on Unsplash

Pour entendre Sara Omar présenter son ouvrage c’est ici !

 

EtiquettesActes suddanemarkkurdekurdistanLa laveuse de mortlittérature étrangèremacha dahtiromanSara Omar
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Aucun commentaire Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Bibi Club
Bibi Club – George Sand
Beachboy
Par
Beachboy
1 mars 2026

Annonce

La playlist du moment

playlist hiver 2026
Playlist de l’hiver 2026 #01
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
12 février 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

megrim
Megrim, un surplus d’humanité !
Brèves de Platine
Altin Gun
Altin Gün se réinvente encore !
Brèves de Platine
The New Pornographers - Votive
The New Pornographers – Votive
Le son du jour
Teenage Bed - Moindre Effort
Teenage Bed – Moindre Effort
Le son du jour

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu actualité album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant dominique a electro facebook festival Fire Records folk gallimard hiver interview lectures à voix haute le parisien libraire librairie lilie liliedelsol littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 summer summer2025 Tout un poème twitter winter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Littérature Etrangère

Intérieur nuit de Marisha Pessl ou L’abyme des poupées russes

16 mars 2017
cadeaux de noël littéraires 2019
BDBrèves de lectureLittérature EtrangèreLittérature Francophone

Cadeaux de Noël Littéraires 2019 #04

10 décembre 2019
rien d'autre
Littérature Etrangère

Rien d’autre de Conor O’Callaghan

6 décembre 2018
Littérature Etrangère

Les jeunes mortes de Selva Almada

26 novembre 2015

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

💜 BAM 💜: Nothing's About To Happen To Me est le 8è 💜 BAM 💜: Nothing's About To Happen To Me est le 8ème album de l'incroyable Mitski, qui de disque en disque est en train de s'imposer comme une des artistes les plus passionnantes de ces 10 dernières années. A découvrir chez Dead Oceans/Modulor !

👉 @mitskileaks @deadoceans @modulormusic
.
.
#mitski  #nothingsabouttohappentome #deadoceans #modulor #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/mitski-nothings-about-to-happen-to-me-dead-oceans-2026/
⚡🎲✨ BAM ⚡🎲✨ : Des jeux qui résistent à l'épreuve d ⚡🎲✨ BAM ⚡🎲✨ : Des jeux qui résistent à l'épreuve du temps ? Dans un marché saturé, il n'en existe pas tant. Il nous importait donc de remettre à l'honneur deux pépites éditées par Kyf Editions et passées entre les mailles du filet de nombreux ludistes : "Lipogram" et "Les Toits de Paris" ! 
👉 @christinealcouffe @kyf_edition @cesco_addict

 
#lipgram #lestoitsdeparis #kyf #jeuxkyf #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux #kids #jeuenfant

📎 https://addict-culture.com/jeu-kyf-lipogram-les-toits-de-paris/
🎧 Le son du jour 🎧 : Bibi Club - George Sand 👉 @bi 🎧 Le son du jour 🎧 : Bibi Club - George Sand
👉 @bibiclubmusic @secretcityrecords @boogiedrugstore
 .
.
#bibiclub #georgesand #secretcityrecords  #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/bibi-club-george-sand/
💜 BAM 💜: Il n'y a que du bon chez Howlin Banana; e 💜 BAM 💜: Il n'y a que du bon chez Howlin Banana; en voilà encore une nouvelle preuve avec Layers, le formidable premier album des marseillais d'Avee Mana, à découvrir très vite et très fort !
👉 @avee_mana  @hazard_records @howlinbananarecords @marion_seury
.
.
 #aveemana #layers #howlinbananarecords #hazardrecords #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/avee-mana-layers-howlin-banana-2026/
💜BAM💜: Combat de boxe, magouilles mafieuses et col 💜BAM💜: Combat de boxe, magouilles mafieuses et collaboration avec l’ennemi… L’histoire de Kid Francis, qui fut champion de France poids coq à 18 ans et champion d’Europe à 19 ans, mêle tout cela à la fois. Un étonnant récit, dont se sont emparés Grégory Mardon et Marius Rivière.
👉 @casterman_bd @mardongregory  @caiusb

.
#kidfrancis #gregorymardon #mariusriviere #casterman #castermanbd #BD #bandedessinée #manga #bd #bandedessinee #book #bookstagram #bdstagram 

📎https://addict-culture.com/bd-kid-francis-mardon-riviere-casterman-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Buck Meek - Gasoline 👉 @buck 🎧 Le son du jour 🎧 : Buck Meek - Gasoline
👉  @buckmeek @4ad @beggarsfrance
.
.
#buckmeek #gasoline #4ad #beggarsfrance #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/buck-meek-gasoline/
❤️ BAM ❤️: Bill Callahan est un peu comme un coffr ❤️ BAM ❤️: Bill Callahan est un peu comme un coffre aux trésors. Avant de l'ouvrir, on en connaît déjà le contenu mais on est directement envahi d'un bien-être difficilement descriptible.
👉 @therealbillcallahan @dragcityrecords 
.
.
#billcallahan #mydaysof58 #dragcityrecords #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/bill-callahan-my-days-of-58-drag-city-2026/
❤️ BAM ❤️: Un western âpre et classique en apparen ❤️ BAM ❤️: Un western âpre et classique en apparence, mais traversé par des lignes de fracture plus complexes qu’il n’y paraît. "La Vallée des oubliées" de Pierre Dubois, Alain Henriet et Patricia Tilkin (Usagi) joue avec les codes du genre tout en les bousculant parfois, sans jamais perdre de vue son moteur principal : la vengeance !
👉 @lelombard @cesco_addict
.

#lavalleedesoubliees #pierredubois #alainhenriet #patriciatilkin #usagi #lelombard #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/la-vallee-des-oubliees-dubois-henriet-usagi-le-lombard-2025/
🎧 Le son du jour 🎧 : Gus Englehorn - Better Watch 🎧 Le son du jour 🎧 : Gus Englehorn - Better Watch Your Step
👉 @gusenglehorn @thesedayspresse 
.
.
#GusEnglehorn #BetterWatchYourStep #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/gus-englehorn-better-watch-your-step/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?