Les prix littéraires

Les Lauréats du Prix Libr’à Nous 2018 sont ….

Écrit par Lilie Del Sol

Nous y voilà ! Les lauréats du Prix Libr’à Nous ont été dévoilés et récompensés hier soir au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris. En exclusivité nous vous les dévoilons dès ce matin pour vous permettre de vous précipiter chez votre libraire favori et d’acquérir les livres préférés de l’année 2017, choisis par les 250 libraires francophones participants.  Romain Slocombe, parrain du Prix Libr’à Nous 2018, et lauréat 2017 dans la catégorie « Polar », le disait il y a quelques semaines dans l’interview qu’il nous accordait (voir l’intégralité de l’interview ici) : « [Le prix Libr’à Nous] c’est le meilleur à mon sens, car il est décerné par un grand nombre de libraires, c’est-à-dire des gens cultivés qui lisent beaucoup et, de par leur métier, disposent en permanence d’éléments de comparaison, ils vivent entourés de livres ! Plus les libraires votants sont nombreux et moins on risque de passer à côté d’un chef-d’œuvre méconnu. » On ne saurait mieux dire !

Littérature francophone

Glaise
de Franck Bouysse

aux éditions de La Manufacture de Livres

Glaise de Franck Bouysse

Extrait de la chronique de Velda :

Avec Glaise, Franck Bouysse confirme sa démarche en beauté : son chemin vers la pureté de la langue, son attachement à une nature souvent hostile, sa sensibilité aux souffrances et aux plaisirs humains, sa capacité à construire des personnages auxquels on s’attache instantanément, son talent de conteur de plus en plus affirmé sont autant de gages de sa présence taciturne, enracinée et durable dans le paysage littéraire francophone.

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Littérature étrangère

Jeu Blanc de Richard Wagamese
Traduit par Christine Raguet

aux éditions Zoé

Jeu Blanc de Richard Wagamese

Extrait de la chronique de Guillaume Punk :

Comme toujours avec Richard Wagamese, on ressort un peu groggy d’un mélange de réalisme social cru et de mystique amérindienne. On est bringuebalé entre un rapport entre les hommes aussi dur que limité et un rapport à la nature quasi infini. On est appelé à voyager loin et à rencontrer des personnages taillés dans des bois noueux.

On est aussi souvent chaviré par des émotions qui jaillissent sans crier gare. C’est une drôle de potion, unique, reconnaissable entre mille, et elle remue autant qu’elle guérit.

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et celle de David Goulois

Polar

Une affaire d’hommes de Todd Robinson
Traduit par Laurent Bury

aux éditions Gallmeister

Résumé du livre par Sonia Petit :

Boo et Junior, videurs bostoniens, se retrouvent à nouveau au coeur d’une nouvelle affaire complètement improbable. Entre quiproquos, bastons et humour corrosif, Todd Robinson s’autorise tout et ça sonne vrai et sincère. Quoi de plus fou que de parler d’homophobie dans un roman bourré de testostérone ? Des punchlines de ouf, Une affaire d’hommes est un putain de bon polar !

 

Imaginaire

Espace lointain de Jaroslav Melnik
Traduit par Margarita Leborgne

aux éditions Agullo

Extrait de l’article de Typhaine :

Empruntant au puzzle une construction pièce par pièce, Jaroslav Melnik éparpille rigoureusement sa narration à travers différentes sources d’informations : il nous est ainsi possible de parcourir les définitions des mots hors d’usage dans cette société entre deux extraits d’un recueil de poésie antérieur à cette unité temporelle, d’avoir accès à des pages du journal intime de Gabr et celui de Lioz ; il nous est également donné à lire des messages plus ou moins codés tout comme des lois défendues par des manuels estampillés sous contrôle, avant de replonger en apnée avec le protagoniste nageant à contre-courant en eaux troubles.

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BD
Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher

aux éditions Glénat 

Extrait de l’article de Dominique :

Avec Ces Jours Qui Disparaissent, roman graphique de 200 pages, Timothé Le Boucher situe son histoire à mi-chemin entre le thriller, la fable poétique et le récit fantastique. C’est fascinant et très bien fait. On s’inquiète du sort réservé au personnage principal. On s’amuse de scènes de vie ubuesques – comme lorsque Lubin se réveille le matin au côté d’une femme qui n’est connue, jusqu’alors, que de son alter ego. On est horrifié aussi de constater à quel point ce jeune homme sympathique à l’avenir prometteur, se fait progressivement voler sa vie, à vrai dire non sans raison.

Roman ADO

Jusqu’ici, tout va bien de Gary D. Schmidt
Traduit par Caroline Guilleminot

aux éditions l’école des loisirs

Résumé du livre par Sonia Petit :

1968, Doug Swieteck déménage à Marysville. Pour lui, c’est compliqué à la maison, un père violent, un frère au Vietnam, un autre avec qui la communication est difficile. Mais, il va trouver refuge à la Bibliothèque, là, où avant il n’avait aucune raison d’aller… Les raisons de son attachement soudain au bâtiment sont simples : Lil, une jeune fille, pleine d’humour, et les dessins de John Audubon. Et grâce à cela, sa vie va peu à peu changer…Un style original, où le lecteur est pris à partie, des personnages touchants, un magnifique roman à ne pas rater !

Album Jeunesse

Une Histoire d’amour
de Gilles Bachelet

aux éditions Seuil Jeunesse


Résumé du livre par Sonia Petit :
Cet album, c’est l’histoire d’une vie : une rencontre à la piscine, un coup de foudre, un flirt, un mariage, des enfants, des disputes, de l’amour en bref. Que les protagonistes soient des gants Mapa, que la piscine soit un évier, est l’idée la plus folle et surtout la plus drôle lue depuis longtemps ! Chaque image se regarde et à chaque nouveau coup d’oeil on y découvre des détails, marrants ou nostalgiques… Encore une fois, Gilles Bachelet, l’auteur/illustrateur de Mon chat le plus bête du monde ravit petits et grands avec cette histoire d’amour à la fois unique et banale !

2 Commentaires

  • C’est une vraie question ? Qui se poserait aussi sérieusement si les traducteurs étaient des hommes évidemment ? La réponse est évidente pour moi Jeu blanc n’existe que parce que Wagamese l’a écrit, il aurait pu être traduit mieux ou moins bien mais existe par lui même. Sans œuvre pas de traduction. L’auteur sans ambiguïté c’est Wagamese. Cela s’applique à toute traduction (d’hommes par des femmes ou l’inverse)

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