Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Brèves de Platine
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • Littérature Jeunesse
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Jeux de Société
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Littérature Etrangère

« Le matin où j’aurais dû mourir »: dire avec beauté la douleur de vivre ici et de mourir ailleurs

Cécile D
Par
Cécile D
Publié le 9 mai 2022
9 min de lecture
Semezdin Mehmedinović
Photo by Braden Burson on Unsplash

[dropcap]L‘[/dropcap]endroit où l’on meurt a-t-il de l’importance ? C’est ce dont prend violemment conscience Mehmed le jour où une crise cardiaque le conduit aux confins de la mort dans un hôpital américain de Washington D.C. Il faut dire que Mehmed n’est pas américain mais y vit depuis qu’il y a émigré au milieu des années 1990, après la dislocation de la Yougoslavie et le siège de Sarajevo. D’ailleurs il ne s’appelle pas non plus Mehmed mais le personnel médical peut habile avec les consonances des Balkans s’autorise promptement cette petite simplification.

Inspirée de sa propre histoire, l’écrivain bosnien Semezdin Mehmedinović (dont nous devons aux nouvelles Éditions Le Bruit du monde le plaisir de cette belle première traduction en France), nous livre avec Le matin où j’aurais dû mourir, une réflexion sensible, émouvante et universelle sur ce qui reste de nos vies, de nos mémoires et des lieux symboliques de notre existence quand le temps s’emballe et s’apprête à nous avaler.

« La peur de mourir dans un monde étranger. Il y a eu la peur de vivre dans un monde étranger, mais cette peur n’est pas aussi menaçante et destructrice. Chacun vit avec sa propre peur de la mort, mais cette importante précision (« dans un monde étranger ») ajoute un malaise substantiel, métaphysique […]. Même dans la mort, il est important d’être chez soi. »

Semezdin Mehmedinović

Lorsque les médecins l’avertissent d’un potentiel effet de perte de mémoire de son traitement cardiaque, le premier réflexe de Sem, le vrai prénom de Mehmed utilisé par les siens, va être d’entreprendre un voyage, dans les déserts de l’ouest américain et les villes de leurs premières résidences, avec son fils désormais photographe professionnel mais qui n’avait qu’une douzaine d’années quand ils arrivèrent aux États-Unis. Pendant que Harun installe ses appareils, Sem pense, médite et surtout se souvient. Pour ne pas perdre les précieuses images du passé qui jaillissent et pour lesquelles la technique photographique est malheureusement impuissante à lui apporter de l’aide, il va lui aussi consigner par écrit ses propres instantanés dans un journal destiné à son fils.

C’est ce journal illustré que nous découvrons dans la seconde partie de l’ouvrage. Dans ces pages se répondent les moments père/fils magiques du présent et les flashbacks du passé, ces résurgences qui accourent avec empressement de l’endroit d’où l’on vient, de ce temps où nous étions ce que nous n’avons plus pu continuer à être. Images, odeurs, sonorités et lumières, chaque parcelle de présent trouve son écho dans les années d’avant. Présent et passé, tout est ici évanescent, fragile, en équilibre : les phrases prononcées ou pensées, le trait des dessins composés par le romancier/père, les paysages; comme si tout mouvement un peu trop brusque pouvait interrompre la magie de la réminiscence. Semezdin Mehmedinović ouvre également une réflexion sur le sens de la photographie et ce qui la distingue notamment du dessin. La photographie montre par essence ce qui n’existe plus, mais a été, alors que le dessin consigne une représentation, une forme d’irréalité, de possible.

« Cette dernière semaine, pendant notre voyage, j’ai écrit ce journal, qui n’a sans doute d’importance que pour moi. Et peut-être qu’il en aura pour toi, car il a été écrit pour un lecteur, pour toi. C’était important pour moi de cacher les quelques phrases que je voulais te dire ici dans une multitude d’autres. Tu n’auras pas de mal à les trouver. Si tu ne les trouves pas, ça voudra dire que tu ne l’auras pas lu. Et c’est toujours une possibilité, qui se présente pour chaque texte : qu’il ne soit pas lu. Les livres sont plus seuls que les gens. »

Semezdin Mehmedinović

Le dialogue n’est d’ailleurs pas toujours évident entre un père qui se sent toujours étranger et un fils qui voudrait parvenir à être d’ici mais qui garde accrochée à son jean la clé de leur dernier appartement à Sarajevo. Où peut se loger la nostalgie ? Quelles parcelles des pièces où nous avons vécu, quels recoins des villes où nous avons habité se souviennent encore de nous et sont en capacité de nous rendre notre jeunesse, nos amours où nos identités ?
Si ce questionnement, telle une plaie non cicatrisée, est particulièrement vif et douloureux pour les personnages du roman, les interrogations de Semezdin Mehmedinović, désormais de retour à Sarajevo, touchent également au propre de l’homme. Vivre c’est passer nos existences à nous souvenir, à convier dans nos présents les instantanés de nos vies antérieures et superposées. Pour les protagonistes, tout est ici cependant compliqué par la térébrante question du langage. Car vivre une partie de sa vie dans une langue et une seconde dans une autre rend le processus de la constitution de nos identités narratives éminemment plus complexe, plus dangereux.

C’est d’ailleurs une des difficultés que rencontre Sem quand, dans la dernière partie de l’ouvrage, il doit faire face à un nouveau défi mémoriel. Cette fois c’est la mémoire de Sanja, la mère d’Harun et la compagne de toute une vie, qui s’enraille suite à un AVC particulièrement invalidant. L’écrivain et Sanja s’engagent alors dans ce qui sera sans doute leur dernier ballet amoureux. Ou plutôt ce sont toutes les Sanja qui se sont succédé et que Sem voudrait convier pour le dernier acte, faire tenir ensemble. Mais comment tricoter en bosnien un texte qui raconterait un vécu présent américain et anglais avec des souvenirs aussi éloignés par le temps et la syntaxe ?

« Nous faisons souvent référence à notre âge, et nous sommes déjà complètement retombés en enfance. Je me sens plutôt paisible. Il suffit qu’elle lisse le col de ma chemise pour que, de ce simple geste, tout s’apaise dans l’univers. Le malheur nous a réduits à notre essence. Il ne reste plus rien de nous, à part l’amour. »

Semezdin Mehmedinović

On est souvent bouleversés à la lecture de ce texte, par cette quête impossible du passé et de soi, mais on est aussi comme les personnages, finalement heureux, sauvés par la tendresse et la justesse de la pensée qui transforment le tragique de ces destinées transcontinentales en des pages lumineuses et apaisées. Sem, Sanja et Harun savent mieux que quiconque que les vies s’échappent de nos mains comme du sable, mais ils nous disent que la meilleure façon d’y faire face est sans doute, les yeux plantés face à la beauté de ce monde, de le regarder avec calme et intensité se répandre.

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

[one_half]

 

 

Le matin où j’aurais dû mourir de Semezdin Mehmedinović

traduit par Chloé Billon 

Le Bruit du Monde,  7 avril 2022

 

[button color= »gray » size= »small » link= »https://lebruitdumonde.com/livre/26″ icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Site web[/button][button color= »blue » size= »small » link= »https://www.facebook.com/lebruitdumonde » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Facebook[/button][button color= »pink » size= »small » link= »https://www.instagram.com/le_bruit_du_monde/?hl=fr » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Instagram[/button][button color= »green » size= »small » link= »https://twitter.com/BruitMonde » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Twitter[/button]

[/one_half][one_half_last]

Semezdin Mehmedinović

 

[/one_half_last]

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

Image bandeau crédit : Photo by Braden Burson on Unsplash

EtiquettesBosnieChloé BillonLe bruit du mondeLe matin où j'aurais dû mourirSemezdin Mehmedinović
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Aucun commentaire Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Black Doldrums - Compulsion
Black Doldrums – Compulsion
Beachboy
Par
Beachboy
6 septembre 2026

Annonce

La playlist du moment

playlist été
Playlist de l’été 2026 !!
Lilie Del Sol
Par
Lilie Del Sol
17 juillet 2026

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par
Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

Deux jeux en solo pour activer vos méninges !
Jeux de Société
Inflatable Dead Horse - A Pin Drops
Inflatable Dead Horse, la pie qui chante…fort et bien !
Brèves de Platine
Fontaines DC par Titouan Massé / La Route du Rock
La Route Du Rock 2026, un cru exceptionnel !
Addict Report
Le monde des enfants selon Ilya Green
Littérature Jeunesse

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2023 2024 2025 Actes sud Actu album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy bookstagram chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant electro facebook festival Fire Records folk gallimard interview lectures à voix haute le parisien librairie lilie littérature livre livres manga Modulor music musique Nantes newmusic new music nouveautés music nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 printemps2026 printemps 2026 rentree rentrée 2023 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 spring2026 spring 2026 summer Tout un poème twitter winter youtube éditions sarbacane

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Littérature EtrangèreNoirs

Coupable vous êtes, Lorenzo Lunar

30 juin 2015
Les Inédits LittérairesLittérature EtrangèreNoirs

[Rivages a 30 ans] Kallifatides, extrait inédit

23 septembre 2016
Eula Biss
Littérature Etrangère

« Avoir et se faire avoir » : pris dans la toile du capitalisme

28 novembre 2022
Littérature EtrangèreLittérature Francophone

Qu’est ce que la Rentrée littéraire d’hiver ?

21 janvier 2016

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

💜BAM💜: Deux ouvrages didactiques mais ludiques sur 💜BAM💜: Deux ouvrages didactiques mais ludiques sur la Bretagne et le vélo sont à l'honneur dans cette chronique dédiée à ces deux sorties que l'on doit aux éditions Point Nemo !
👉 @pointnemo_editions  @marieduwang  marcelsinge @cibi1974  @180degresvp  @cesco_addict 

.
#bretagne  #bretagnepetitprecisfutile #marieduvalkerivel #romaincavart #solutionvelo #celineburletpernot #valerypernot #editionspointnemo #pointnemo #BD #bandedessinée #manga #bd #bandedessinee #book #bookstagram #bdstagram 

📎https://addict-culture.com/bretagne-petit-precis-futile-duval-cavart-point-nemo-solution-velo-pernot/
✨📚⛵ Littérature Jeunesse ✨📚⛵: La collection “Pocus ✨📚⛵ Littérature Jeunesse ✨📚⛵: La collection “Pocus Premiers Romans” s’enrichit d’un nouveau titre : l’excellent “Le voleur d’anniversaire” de Catherine Grive et Églantine Ceulemans. Livre fait pour s’amuser, réfléchir, avoir un petit peu peur et surtout grandir ! Une formidable lecture pour les enfants de CE1 à CM2 ! 

👉 @editionssarbacane  @catherinegrive  @eglantineceulemans 
.
#levoleurdanniversaires #catherinegrive #eglantineceulemans #sarbacane #editionssarbacane #larousse #albumjeunesse #litteraturejeunesse #livreenfant  #bookstagram 

📎 https://addict-culture.com/le-voleur-danniversaires-catherine-grive-eglantine-ceulemans-sarbacane-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Black Doldrums - Compulsion 🎧 Le son du jour 🎧 : Black Doldrums - Compulsion 
👉  @blackdoldrums @fuzzclubrecords 
.
.
#blackdoldrums #compulsion #fuzzclub  #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/black-doldrums-compulsion/
💜 BAM 💜: Et de 13 pour Dinosaur Jr. particulièreme 💜 BAM 💜: Et de 13 pour Dinosaur Jr. particulièrement en forme sur "There Near", leur tout nouvel album disponible chez Jagjaguwar !
👉 @dinosaurjr  @jagjaguwar  @alb_promotion  @sebgobi70 
.
.
 #dinosaurjr #therenear #jagjaguwar #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/dinosaur-jr-there-near-jagjaguwar-2026/
❤️ BAM ❤️: Une décision. Une rencontre. Un acciden ❤️ BAM ❤️: Une décision. Une rencontre. Un accident. Il suffit parfois d'un seul événement pour que le récit d'une existence change définitivement de direction. La preuve en quatre bandes dessinées : “La ville dont il ne reste rien” de Valentina Grande et Sergio Varbella (Pictavita), “Le sens de la vigne” de Eléonore Bern & Anne-Laure Michel (Le Petit Ballon), “Une dernière partie de flipper” de Rune Ryberg (Aventuriers d'ailleurs) et “Un dernier tour de terrain” de Alvaro Velasco, Inaki San Roman et Pedro Rodriguez (Aventuriers d'Ailleurs).

👉 @runeryberg  @aventuriersdailleurs  @inakisroman  @vale_van_pelt  @sergiovarbella  @laboiteabulleseditions  @eledraws  @lepetitballon  @cesco_addict 
.
#pictavita #laboiteabulles #lepetitballon #aventuriersdailleurs #valentinagrande #sergiovarbella #eleonorebern #annelauremichel #runeryberg #alvarovelasco #inakisanroman #pedrorodriguez #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram

📎https://addict-culture.com/4-bd-aventuriers-dailleurs-pictavita-le-petit-ballon-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Elias Dris - California Blue 🎧 Le son du jour 🎧 : Elias Dris - California Blue 
👉  @elias_dris  @mathpromo 
.
.
#EliasDris #CaliforniaBlue  #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/elias-dris-california-blue/
💜 BAM 💜 : Julia Holter donne une suite à son mirif 💜 BAM 💜 : Julia Holter donne une suite à son mirifique "Something In The Room She Moves" avec "Materia" tout aussi beau et indispensable, disponible chez Domino France bien sûr !

👉 @juliaholter  @dominorecordsfr 
 .
.
#juliaholter #materia #somethingintheroomshemoves #dominorecords #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/julia-holter-materia-domino-2026/
🧡 BAM 🧡: Gros coup de cœur pour le récit de Polina 🧡 BAM 🧡: Gros coup de cœur pour le récit de Polina Panassenko, un voyage mémoriel qui nous conduit de Moscou jusqu'à la Kolyma pour sauver la mémoire d'un aïeul et pouvoir prononcer son nom, À voix haute. 

👉 @polina_panassenko  @editionsdelolivier @atlm.librairevolante
.
.
#PolinaPanassenko #avoixhaute #editionsdelolivier #RL2026 #bookstagram  #instabooks 

📎https://addict-culture.com/polina-panassenko-a-voix-haute-editions-de-lolivier-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : H-Burns - Blue Rose 👉 @hburn 🎧 Le son du jour 🎧 : H-Burns - Blue Rose 
👉 @hburnsmusic1  @yotankarecords  @epheliderp 
.
.
#hburns #bluerose #yotanka #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎https://addict-culture.com/h-burns-blue-rose/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?