Musique

Eruption : A moment of Iceland

Islande

 

Après une conférence inventaire des musiques actuelles islandaises le 13 janvier à Trempolino, la soirée islandaise proposée par Stereolux a eu lieu le 31 janvier, dans le cadre de Eruption : A moment of Iceland. Un apéritif offert a révélé l’avidité de l’humain face à la gratuité de quoi se sustenter, la soirée de concerts commence, la salle est pleine !

M-Band

Seul avec ses machines,  Hörour Bjarnason a inauguré la soirée par un set fort, minimaliste et osé. Ne faisant pas face au public mais en biais avec ses machines, l’artiste oscille entre beats puissants et volutes de chants planants. La projection géométrique et photographique diffusée en fonds de scène permet de compléter la création de cet univers particulier. Une ouverture de soirée un peu abrupte mais audacieuse !

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Vök

Le trio de jeunes islandais a proposé un set rock, pop, électro et dansant. La voix travaillée de la chanteuse est un des éléments forts de l’esthétique du groupe. Les deux musiciens sont tout en énergie, entre machines, basse et une belle apparition du saxophone. La musique est encore un peu adolescente, bardée d’influences nombreuses et identifiables.  Un groupe à suivre !

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Rökkurro

La prestation de Rökkurro est la grande déception de la soirée. Annoncés comme le fer de lance de la nouvelle scène islandaise, je n’ai pu entendre, sur la plupart des morceaux du set que la pauvreté musicale, autant rythmique qu’harmonique. Pourtant six sur scène, le concert m’a fait ressentir un côté très daté et digne d’une prestation nordique à l’Eurovision. A se demander si le label « fabriqué en Islande » ne fait pas tourner les têtes, masquant cette escroquerie !

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Low Roar

Il aura fallu attendre le dernier groupe de la soirée pour entendre un groupe mature, proposant une vision musicale personnelle. L’utilisation des machines est surprenante, intelligente, troublante, étonnante ! Y a-t-il un problème de son, est-ce normal ? Le groupe joue avec les normes et notre confort auditif. La voix du chanteur Ryan Karazija est magnifique, celle d’un storyteller, comme il se revendique, oscillant entre graves suaves et aigus planants. Mais le groupe, au lieu de s’en contenter, ose les nombreux effets sur sa voix ! Le mélange entre la guitare folk et la voix, se mêle subtilement avec le travail sur les machines audacieuses. La batterie centrale vient mettre tout le monde d’accord pour faire osciller les têtes. Le mélange est le reflet du groupe dont le chanteur, californien, est venu découvrir l’Islande pour y fabriquer son album et y évoquer la difficulté de l’isolement et de l’éloignement. Une magnifique création musicale et un moment scénique puissant !

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Je terminerai par la projection photographique Islande Variations de Gaëtan Chevrier du collectif Bellavieza. La série propose différents paysages islandais avec la persistance d’une ligne d’horizon liant chaque image. Il était intéressant de se questionner sur le fait que ce soit le même paysage avec plus ou moins de neige ou à différents moments de la journée ou tout simplement un autre paysage cadré de la même façon. Loin des clichés spectaculaires sur le cœur de la terre à ciel ouvert qu’est l’Islande, le photographe s’est posé sur des paysages sereins. Un beau moment de transition entre chaque groupe.

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