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Meyverlin : « Notre groupe va faire pleurer les filles et danser les garçons » – Interview

Qu’y a-t-il de commun entre Paris, Lexington (Virginie, États-Unis) et Auxerre ? Entre un inconditionnel de New Order, un amoureux d’Oasis et de britpop, et un féru de post-punk et d’indiepop des années 80 ? Le pont musical entre ces univers tient en trois syllabes : MEYVERLIN. Un mot qui ne veut rien dire a priori mais qui dans le fond, veut dire beaucoup. Meyverlin signifie qu’une aventure autant humaine qu’artistique est possible entre trois personnes qui se connaissaient à peine virtuellement et ne s’étaient jamais rencontrées. Ces trois syllabes prouvent aussi, si besoin était, qu’en matière de pop, la volonté de se faire plaisir avant tout et la spontanéité peuvent engendrer des merveilles.
Philippe Lavergne, Thierry Haliniak et Gilles Ramey nous racontent avec humour et humilité la génèse de ce projet, le processus d’écriture et de composition de chansons à trois dans un contexte particulier, et comment chaque chanson est née dans l’urgence, mais sans calcul ni arrière-pensée. Le résultat est un premier album, Daily Events, aussi séduisant qu’étonnant. Un petit miracle de pop. Il semble même qu’ils soient les premiers surpris.

Meyverlin

Pourriez-vous nous parler de la naissance du projet Meyverlin ?

Thierry : Ça faisait un moment que Gilles me conseillait de faire quelque chose avec Philippe. Le fait que j’avais déjà collaboré avec Gilles en novembre dernier pour My Raining Stars a dû accélérer les choses. J’ai proposé à Philippe de faire un morceau et il a été enthousiaste.
Philippe : J’ai envoyé une suite d’accords à Thierry. Il l’a retravaillée et c’est devenu Archangel.
Gilles : C’est le 1er texte que je leur ai communiqué. Quatre heures après, ils avaient déjà pondu quelque chose !
Philippe : Après, on plaisantait en se disant « il faudrait faire une face B ». Puis je faisais une face C, puis Thierry faisait une face D… à la fin, on s’est retrouvé avec 14 morceaux !

Quelle était votre idée de départ ? Avant de vous envoyer les premiers accords, est-ce que vous avez parlé d’une direction musicale, de ce que vous vouliez pour ce projet ?

Thierry : Pas du tout !
Philippe : On pensait à New Order à cause de Gilles ! Le but était vraiment de se faire plaisir. S’il y avait des références, ce n’était pas grave. Je pensais que ça resterait entre nous. Thierry ne voulait pas jouer de la basse donc j’ai été obligé de m’y mettre. Ça m’a poussé à développer une capacité que je ne pensais pas avoir. De mon côté, je le rassurais sur les idées qu’il trouvait, il y avait un vrai échange.
Thierry : Au départ, je pensais que Philippe ferait les basses et les guitares et que je ne ferais que chanter. Je manque un peu de confiance en moi, il m’a beaucoup encouragé. Cette aventure et la confiance que Philippe m’a accordée musicalement m’ont énormément apporté.

La complicité a eu l’air d’être immédiate !

Philippe : C’est cet esprit de famille que j’espérais rencontrer avec les autres groupes de Rosebud, à l’époque des Freluquets, alors que c’était plutôt la compétition. Avec Meyverlin, ça s’est fait de manière naturelle. On se téléphone tous les deux jours alors qu’on ne se connaissait pas il y a un an, il y a une vraie relation. Et on a été assez productif, ça allait assez vite même si on était chacun chez soi, à Lexington, Paris et Auxerre.
Thierry : On allait à la même vitesse, Philippe et moi, malgré le décalage horaire France-USA. Philippe faisait des prises de voix ou enregistrait des basses à six heures du matin avant d’aller au boulot !
Philippe : Il fallait que j’aie fini le morceau avant que Thierry se réveille. Il y avait une certaine urgence qu’on s’était imposée gentiment.
Gilles : La musique les reliait, mais il y avait aussi autre chose… c’est comme s’ils se connaissaient déjà.
Philippe : C’est ça, le plus difficile à trouver dans un groupe.

Meyverlin
Gilles Ramey et Philippe Lavergne
« (…) C’est ça qui est intéressant justement, faire des morceaux « jolis » avec des paroles qui ne le sont pas. Philippe.« 
Comment décririez-vous Meyverlin à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler ?

Gilles : Meyverlin, c’est un groupe qui fait pleurer les filles et danser les garçons. Le grand jeu, c’était de mettre Thierry un peu en danger ! Un côté revanche des salauds… car les mélodies sont très accrocheuses donc il fallait des textes un peu durs, premier degré ou second degré, mais acides.
Philippe : C’est ça qui est intéressant justement, faire des morceaux « jolis » avec des paroles qui ne le sont pas. Avec Les Freluquets, ça m’énervait qu’on nous dise « ils sont jolis vos morceaux » car on ne cherchait pas à être « joli », nos paroles étaient souvent un peu sombres. Malheureusement, en France on s’arrête souvent à la musique.

Quelles sont vos influences communes ?

Philippe : On était parti dans un axe « New Order joué par les Teenage Fanclub » ou l’inverse. J’ai pensé qu’il nous fallait une basse à la Pierre Crochet (Addict : Peter Hook, bassiste de New Order) (rire)
Gilles : Philippe, c’est punk-mods, Thierry, c’est britpop, et moi c’est post-punk.
Philippe : Quand je commence un morceau, j’ai toujours en tête qu’il faut une guitare acoustique comme les Pale Fountains, un côté jangly comme Orange Juice et l’énergie des Jam.
Thierry : Il y a quand même un dénominateur commun, surtout avec Philippe. J’ai toujours aimé le synthé, j’aime bien New Order… Il y a une part de hasard aussi : sur Archangel, j’ai utilisé un son de guitare que Philippe a aimé et m’a encouragé à réutiliser. J’ai utilisé ce son ce son 80’s, un peu cristallin, jangle pop sur tout l’album.
Philippe : Ça donne la couleur aux morceaux. La pâte Meyverlin, c’est ça : nos deux voix, le son de guitare, la rythmique, et la basse qui est très importante.

Pourriez-vous nous parler du nom du groupe ?

Thierry : Ce sont les 2° syllabes de nos noms de famille : raMEY, laVERgne, haLINiak.
Philippe : Thierry voulait un nom qui ne se rapporte à rien d’autre que le groupe. Si on lance une recherche sur internet, on tombe sur le groupe en premier.
Gilles : Ils m’ont demandé de choisir l’ordre des morceaux et le titre de l’album. Les textes parlent des événements du quotidien, donc Daily Events. Pour la setlist, je ne voulais rien lâcher car je raisonne encore en termes de face A / face B, avec un morceau charnière qui fait la transition. Mais quand ils m’ont fait écouter Months, j’ai tout de suite pensé qu’il devait être le morceau final.

« (…) J’apportais les textes. Je savais que l’alchimie allait fonctionner, mais pas aussi naturellement. En tant que seul non musicien du groupe, ça m’a donné l’impression que c’était hyper simple de créer de la musique. Alors qu’en fait pas du tout. » Gilles
Qui apportait les mélodies ou les idées de départ ? Comment se sont répartis les rôles entre vous trois ?

Gilles : J’apportais les textes. Je savais que l’alchimie allait fonctionner, mais pas aussi naturellement. En tant que seul non musicien du groupe, ça m’a donné l’impression que c’était hyper simple de créer de la musique. Alors qu’en fait pas du tout.
Thierry : À un moment, Gilles nous envoyait un texte par jour !
Gilles : Parfois, j’étais au boulot, j’avais un texte dans la tête, je leur envoyais et le soir même, ils avaient trouvé une mélodie !
Philippe : Quand tu es auteur-compositeur, en général, il y a la mélodie de chant qui vient puis tu écris ton texte. Là, il fallait qu’on adapte nos mélodies aux textes de Gilles. C’est très intéressant de travailler comme ça. C’était une sorte de challenge. Pour Rebellion, j’ai eu la mélodie de chant en quelques minutes grâce au texte de Gilles, ça ne m’était jamais arrivé avant. Ça t’impose un rythme, ça guide le morceau vers des endroits auxquels tu n’aurais pas forcément pensé.
Thierry : C’était pareil pour moi. J’avoue avoir massacré certains passages ! Ce qu’il avait imaginé en refrain, je l’ai placé en couplet, j’ai ajouté des syllabes…
Philippe : Il y a des textes où il n’y a que des consonnes ! (rire). Et le fait de s’inspirer ouvertement de groupes qu’on aime nous a donné une liberté, celle de s’amuser, et cette liberté nous a ouvert d’autres portes.

Le son de l’album, tout en étant très personnel, rappelle parfois quelques groupes de pop indé 90’s et les 80’s. Diriez-vous que c’est le type de musique que vous écoutez principalement à la maison ?

Thierry : Oui, oui !
Gilles : Non, non ! (rire)
Philippe : J’essaie d’écouter des nouveautés tout le temps. Aux États-Unis, j’ai eu la chance de découvrir beaucoup de groupes, les Drums par exemple, mais aussi une ribambelle de petits groupes très intéressants… plus intéressants qu’au Royaume-Uni parce qu’ils se laissent moins avoir par la hype.
Gilles : Je suis réfractaire à pas mal de choses. Dans Meyverlin, il y a du Pale Fountains que je déteste. Comme le shoegaze… Mais Thierry et Philippe prennent le meilleur dans leurs influences !
Thierry : Comme Philippe, je suis curieux. Il y a 2 ou 3 blogs que je suis, comme Don’t be real, be postmodern, mais je reviens souvent vers mes classiques. Je suis plus 90’s et britpop que 80’s, à part les premiers Primal Scream ou Jesus & Mary Chain. Je suis à l’affût de nouveautés, mais plutôt des groupes récents qui sonnent comme les anciens groupes que j’aime.

« (…) Je suis à l’affût de nouveautés, mais plutôt des groupes récents qui sonnent comme les anciens groupes que j’aime. Thierry.« 
Thierry, Philippe, est-ce qu’il y a des chansons sur ce disque qui portent plus la signature de l’un ou de l’autre ?

Thierry : Unfaithfull, Rebellion sont du pur Philippe. Homesickness, Shades, sont des morceaux de moi. Les autres sont plutôt des instrumentaux de Philippe sur lesquels je lui ai proposé des arrangements. Il m’envoyait des instrus et j’avais carte blanche pour trouver une mélodie de voix dessus. C’est une vraie collaboration.
Philippe : C’est pour ça qu’on a choisi de signer les morceaux Meyverlin. J’ai insisté pour que ce soit un travail collégial, alors que dans Les Freluquets, chacun marquait son territoire. Pour moi, c’est hyper important que Meyverlin soit vu comme un projet global, comme un groupe.
Thierry : D’ailleurs on s’est dit qu’on se partagerait à 33% les millions de royalties qu’on va toucher avec l’album (rire) !
Philippe : Là je n’ai qu’une envie c’est qu’on travaille sur le deuxième.

D’où vient cette magie selon vous, cette alchimie dont vous parlez ?

Thierry : C’est un peu la magie du couple : la bonne personne, au bon endroit, au bon moment… Tu ne sais pas trop pourquoi mais ça marche, il y a un côté irrationnel.
Philippe : C’est Gilles qui a été l’instigateur, il l’a capté dès le départ. Sans être musicien, il est indispensable au fonctionnement du groupe.
Thierry : Sans Gilles, je n’aurais pas osé car Philippe fait partie de mes idoles. J’ai écouté très peu de pop française et Les Freluquets sont tout en haut pour moi.

Philippe, tu as joué dans de nombreux groupes et projets. En quoi Meyverlin est-il différent des autres ?

Philippe : C’est un processus que je ne connaissais pas. J’ai joué avec d’autres musiciens mais je n’avais jamais travaillé avec un autre musicien qui compose, surtout avec un background comme celui que Thierry a. C’est-à-dire des fans sur internet, des vidéos sur Youtube qui ont beaucoup de vues… Il a accès à un monde que je connais très mal.
Gilles : Il y a un côté ancien monde/nouveau monde qui est très compatible musicalement.
Philippe : On se complète bien. Personne n’essaie de prendre le dessus. Il n’y a jamais eu de conflit. On a tous compris que l’intérêt du groupe était de se faire plaisir avant tout.

Meyverlin
Thierry Haliniak
Gilles, tu as écrit les textes des chansons du EP de My Raining Stars sorti l’année dernière. Est-ce que l’écriture est devenue une activité plus importante ?

Gilles : Pas du tout. Ça a un côté thérapeutique, mais il faut que ça reste occasionnel. J’écris quand j’ai envie, mais attention, je ne suis ni Morrissey ni Nick Cave. Ça m’a tout de même bien aidé pendant le confinement. Contrairement à My Raining Stars, je donnais un texte brut à Thierry et Philippe et ils se débrouillaient avec. C’était une sorte d’indice. Il leur arrivait d’avoir une vision du contenu de mes textes différente de celle que je voulais faire passer. De toute façon, ces écrits prennent de l’importance uniquement quand ils deviennent des paroles de Meyverlin. Ils m’ont intégré au processus créatif. Si les gens n’aiment pas mes textes, je m’en moque. Par contre si quelqu’un n’aime pas la musique de mes potes, on va s’expliquer (rire). 

Écris-tu toujours sur toi ?

Gilles : Non, j’ai écrit Homesickness pour Philippe. Je ne pensais pas qu’il allait l’utiliser. En le relisant, j’avais pourtant l’impression que ça parlait un peu de moi. Nice Guys a été créé pour embêter Thierry. Je voulais que ça le gêne de chanter un texte sur un type qui se comporte comme un abruti. 
Thierry : Et bien ton objectif n’a pas été atteint (rire).
Philippe : On ne savait jamais à l’avance qui allait travailler sur tel texte et le chanter. Le premier à avoir une bonne idée commençait à travailler sur le morceau. 
Gilles : Avec Rebellion j’ai voulu me moquer de ce mouvement des années 2000 avec des groupes comme The Strokes ou The Libertines. Philippe en a fait un titre punk. Il n’a pas compris le message mais ce n’est pas grave (rire).
Philippe : C’est parce que nous n’avons pas suffisamment d’intellect pour conceptualiser le truc (rire). Nous sommes trois personnes sensibles qui nous laissons guider par nos émotions. On réfléchit après.
Thierry : C’est sans doute ça qui fait que ça marche bien entre nous. Nous avons beaucoup de points communs. 
Philippe : J’ai vécu tout le contraire avec Les Freluquets car nous n’étions proches que grâce à la musique. La plupart des membres ne s’entendaient pas. J’avais le rôle de médiateur.

Ces textes sont assez travaillés, littéraires. Thierry, Philippe est-ce qu’ils n’étaient pas un peu difficiles à chanter ?

Thierry : Ça nous faisait marrer. Pour chaque nouveau texte, on se disait : mais comment allons-nous faire ? (rire).
Gilles : Mes textes ne sont ni réfléchis, ni littéraires. Ils sont bruts. Je savais que leur livrer des textes pour qu’ils s’y adaptent allait être parfois compliqué. Ils s’en sont bien sortis. 
Philippe : On dit souvent qu’il est plus facile de chanter en anglais et que ça sonne mieux. Dans ce cas précis, ce n’était pas forcément vrai. C’était un challenge. Le côté parfois guttural du chant casse le côté joli de l’anglais. Nous n’avons pas mis trop de temps à nous adapter.
Gilles : Personne ne s’est plaint. Nous étions aussi enthousiastes que des gamins. Ça ne nous a pas empêché de bosser dur et d’être hyper productifs. 

Comment s’est fait le choix du label To Good To Be True ?

Thierry : J’avais proposé l’album à quelques labels anglais et un espagnol. Deux d’entre eux étaient intéressés mais ne pouvaient pas le sortir tout de suite. Ils tenaient à le sortir en vinyle, mais nous voulions un format CD. Finalement ce sont les français de Too Good To Be True avec qui ça a matché immédiatement. J’avais le pressentiment que c’était un label pour nous. 
Philippe : Nous avons eu de la chance car ils sont plutôt sélectifs et ne signent pas beaucoup de choses. Ils sortent des disques de groupes internationaux. Cela démontre une ouverture d’esprit qui me plaît beaucoup.
Gilles : Notamment une réédition de Moscow Olympics, un groupe que j’adore. Le plus important pour moi c’est qu’ils ont accepté qu’on leur livre l’album avec ses quelques imperfections, parfois dans les textes. Elles sont pour moi nécessaires car j’aime ce côté artisanal.

Avez-vous enregistré de façon spontanée ?

Thierry : Les prises de voix de Philippe étaient souvent des “one shot”. Moi qui suis perfectionniste, il m’arrive de faire 120 prises, ça m’a permis de m’apercevoir que c’était souvent le premier jet le meilleur. Cet album a été enregistré de façon rapide, spontanée et sincère. Nous étions dans l’urgence plus que l’intellectualisation.  

Thierry, Philippe, avez-vous des projets de défendre ce disque sur scène ?

Philippe : Il serait difficile de reproduire ce que l’on fait à la guitare sur scène. Thierry chante et fait la guitare lead, ce qui est quasi impossible à réaliser en live. Sans compter le fait qu’il y a jusqu’à quatre guitares différentes sur nos chansons.
Thierry : La scène n’a jamais vraiment été mon truc. Pourtant j’ai commencé il y a trente ans en première partie de Adorable. Il m’est arrivé de répéter non stop pendant un an mais le résultat n’était pas à la hauteur de mes espérances. J’ai décidé que c’était fini pour moi. Je ne suis pas un chanteur naturel et je ne suis pas extraverti.
Philippe : Il faut te mettre à boire Thierry (rire). Pour moi c’est l’inverse. Monter sur scène m’est apparu comme une évidence dès le début. C’était le seul endroit où je me sentais vraiment moi. 
Thierry : Je préfère consacrer mon énergie à créer de nouveaux morceaux. 

Quelles sont vos envies du moment ?

Philippe : J’ai déjà 16 instrumentaux de prêt que j’ai envoyés à Thierry. Ca ne m’est jamais arrivé d’être aussi productif. 
Gilles : Philippe a des idées au quotidien… La réalité dépasse la fiction avec Meyverlin
Thierry : S’il y a un truc à retenir, c’est que ça relève de la magie.
Gilles : De mon côté, il y a quelques textes qui n’ont pas été utilisés. J’aimerais aussi sortir des remixes. Cette envie ne fait pas l’unanimité dans le groupe. 
Philippe : Ça pourrait être intéressant pour ouvrir notre palette musicale. Dominique Dalcan avait fait un remixe pour un titre des Freluquets. Il est resté inédit, mais il nous avait influencé pour l’enregistrement de Discorama. C’était vraiment bien. On s’est rendu compte qu’on pouvait sortir de notre zone de confort. Il utilisait des loops et des samples.  
Thierry : Je trouve que les morceaux ne s’y prêtent pas. Il est malheureusement décédé, mais j’aurais adoré qu’Andy Weatherall remixe un de nos titres.
Gilles : Moi aussi. Je serais curieux qu’Elegia s’y colle avec un bon son électro. 
Philippe : Porches a un côté très pop et assez barré. Il casse des codes et je pense que ce serait chouette qu’il fasse quelque chose pour nous. 

Quels sont vos titres préférés de l’album ?

Gilles : Months. Ce titre est mon Love Will Tear Us Apart. Pourtant, mon texte préféré est celui que j’ai écrit pour Philippe, Homesickness. Il y a au moins six singles sur l’album.
Philippe : Mon préféré est Shades. J’aime bien Colourblind également. La version de base avec juste la guitare de Thierry et sa voix sans effet sonnait comme du Go-Betweens. J’aimerais bien que ça sorte un jour.
Gilles : Le morceau terminé ressemble à du Felt.
Thierry : Le titre préféré de Philippe est de moi, et celui que j’aime le plus est Nice Guy qui a été composé par Philippe. Ca résume parfaitement ce qui fait que Meyverlin fonctionne bien : l’absence totale d’égo.

 


 

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Crédit photo : capture vidéo Youtube, et  Chehrazad Mersel

 

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