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Arnaldur Indridason « Opération Napoléon » : Killing in the name

Les éditions Métailié sorte en cette rentrée littéraire un nouveau roman d’Arnaldur Indridason ou plutôt la traduction d’un livre paru en 1999 en Islande et resté non publié en France. L’oubli est donc réparé et l’oeuvre est traduite en français à partir de l’édition anglaise, à la demande de l’auteur.

opération napolen

Il ne s’agit pas d’un livre policier au sens strict du terme et le personnage fétiche d’Indridason n’est pas de la partie cette fois.
Nous avons une héroïne, Kristin, jeune avocate d’une trentaine d’année, qui vit une vie paisible et sans histoires.
Indridason va se charger de la réveiller en lui faisant vivre des aventures plutôt étonnantes.

Tout commence par le coup de fil de son frère, le casse cou de la famille, 20 ans et aventurier de l’extrême. Celui-ci se trouve sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Mais il n’y est pas seul. Des soldats américains en mission secrète campent non plus. La rencontre en eux sera explosive.

Kristin, mise au courant d’un grave souci, va se lancer à la poursuite de son frère, espérant le sauver. 

Le roman d’Indridason va à 100 à l’heure, ne nous laisse aucun répit. L‘intrigue ne nous donne pas tellement le temps de nous interroger. 
Le mélange entre les chapitres « islandais » avec Kristin et ceux « américains » avec les chefs des services secrets fonctionne particulièrement bien. Nous passons de l’un à l’autre avec toujours l’envie d’en savoir plus.

Indridason pratique une sorte de mix entre le présent et l’Histoire. Car la seconde guerre mondiale est évoquée ici avec un avion disparu en islande aussi en 1945. Que contenait cet avion disparu à la fin de la guerre ? Pourquoi les USA en font-ils un secret d’état ? Il faudra attendre la fin du roman pour le savoir et aussi une dernière ligne concluant le livre d’Indridason de manière surprenante.

Cependant, je ne peux terminer cette chronique sans revenir sur un élément qui a beaucoup gêné ma lecture : Kristin, jeune femme tranquille qui réussit de nombreuses fois à échapper aux services secrets américains et va même jusqu’à leur tenir tête. Un détail.

Le terme de « page-turner » me semble approprié pour Opération Napoléon.

Certes un livre à suspense, ce qu’on attend sûrement d’un roman policier ou roman noir mais une oeuvre encore un peu tendre par rapport, par exemple aux Nuits de Reykjavik où l’intime prenait une grande part et se mêlait à l’enquête.

Opération Napoléon, Arnold Indridason, traduit de l’islandais par David Fauquemberg, Editions Métailié, octobre 2015

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