
Penny Arcade
Double Exposure
Tapete Records / Bigwax
17 avril 2026
Depuis 15 ans (déjà !) qu’on l’écoute, à l’époque il jouait au sein de Veronica Falls, nous n’avons jamais été déçus par James Hoare . Son nouvel album solo, sous le nom de Penny Arcade, Double Exposure est encore la confirmation que cela n’est pas prêt de s’arrêter, tant le londonien dorénavant marseillais continue de mener son petit bonhomme de chemin avec un talent rare et une classe à part.
The Proper Ornaments, Ultimate Painting et Penny Arcade, dorénavant depuis qu’il vole en solo, il a ainsi empilé les bons et grands disques qui prennent racine dans les 60’s, quelque part entre le Velvet et Syd Barrett, même si, ici, glissant les guitares au second rang, il déclame sa flamme pour le krautrock de Can ou de Neu! même si cela reste discret musicalement.
Le changement est subtil en effet, Regrets en ouverture reprend la même recette délicieuse, une voix monocorde mais chaleureuse, des guitares qui sautillent et une mélodie accrocheuse alors que Memory Lane est le genre de parfaite pop song dont James Hoare a le secret.
Cependant, on note rapidement l’omniprésence de boites à rythmes vintages et quelques bidouillages électroniques qui rendent intrigantes voire passionnantes des chansons telles que Worst Trip ou l’épatant premier single Rear View Mirror. Time est une splendide ballade un poil fauchée, alors que We Used To Be Friends allie des expérimentations sonores et des guitares déchirantes.
Sans aucun doute, Everything’s Easy pour Penny Arcade tant le bonhomme déborde de talent, concluant cet indispensable Double Exposure de la plus belle des manières avec le sublime Riverside Drive, pièce maitresse d’un disque qui en compte tant.



