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Robert Goddard, vos polars pour l’été.

La série Downton Abbey vous manque ? Vous pouvez lire les romans de son créateur, Julian Fellowes. Vous pouvez aussi vous plonger dans les 650 pages de Sans même un adieu de Robert Goddard.

Paru initialement en 1991, il se déroule dans la période fétiche de Goddard, celle où il excelle : le début du XXe siècle. Ambiance surannée, bourgeoisie bien en place, domestiques discrets qui servent le thé à 17h.

Staddon est un jeune architecte en 1911, et sa carrière démarre quand il est choisi pour construire une somptueuse demeure, « Clouds Frome », pour un très riche bourgeois, Caswell. Celui-ci est marié à une brésilienne dont le jeune Staddon tombe éperdument amoureux. Amour partagé, car la jeune Consuela Caswell est très mal mariée. Elle n’aime pas son mari et celui-ci le lui rend bien.

Goddard nous raconte, longuement parfois, les destins de ces trois personnages intimement liés, de 1911 jusqu’à 1924, avec une pause de plus de 10 ans dont nous ne saurons pas grand chose. En 1911, Staddon et Consuela, éperdument amoureux, font des projets de fuite ensemble.

En 1924, Staddon est mal marié et apprend par les journaux que son ancienne maîtresse est accusée d’avoir voulu tuer son mari, et a accidentellement tué sa nièce via un empoisonnement à l’arsenic.

Cet événement va bouleverser sa vie et tout remettre en cause.

Sans même un adieu est un roman très classique, alternant les allers-retours entre le passé et le présent, Goddard ne lâche pas son lecteur qui va de révélations en révélations, de surprises en surprises.


On pourrait reprocher certaines longueurs à l’auteur, parfois l’intrigue s’essouffle un peu et on a l’impression de lire quelques redites. Mais, dans le genre policier dans les milieux bourgeois londoniens du début du XXe siècle, il apparaît que c’est un excellent roman.

Sans même un adieu de Robert Goddard, traduit de l’anglais par Claude et Jean Demanuelli, Sonatine Éditions, novembre 2016.

 

Deuxième parution de l’année pour Robert Goddard chez Sonatine.

Les mystères d’Avebury prennent place en 1981 pour le début et l’énigme qui va suivre, et en 2004 pour sa résolution. Goddard quitte le début du siècle pour nous offrir un roman contemporain.
Cependant, si l’époque change, le style, lui, reste le même et le propos également. Il s’agit d’un roman policier pure souche.


David Umber a assité à un drame en 1981, dans un parc : l’enlèvement d’une petite fille sous ses yeux, sa petite sœur percutée et tuée par le camion qui fuit, un grand frère paralysé et une nounou éperdue de douleur.

Vingt ans plus tard, Umber, toujours marqué par le drame, se lance, avec un policier à la retraite, dans une nouvelle enquête pour trouver la vérité.

Pourquoi Umber abandonne-t-il sa vie à Prague pour cela ? Quels sont ses liens avec la famille en deuil ? Quel drame a-t-il lui même vécu pendant ces années ? Comme dans Sans même un adieu, et selon une recette éprouvée, Goddard distille petit à petit des indices, propose des solutions, nous mène en bateau. L’intrigue ne se dénoue que dans les dernières pages, même si nous avons eu, avant cela, notre lot de grosses surprises.

Les mystères d’Avebury est un roman qui porte bien son nom. Goddard réussit à maintenir notre attention, malgré quelques moments creux, quelques révélations tirées par les cheveux. Finalement, on se laisse prendre et emmener jusqu’au bout.

Les mystères d’Avebury de Robert Goddard, traduit de l’anglais par Maxime Berrée, Sonatine Éditions, mai 2017.

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