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The Notwist, rock cérébral et émotionnel

THE NOTWIST - CLOSE TO THE GLASS

 

Selon l’expression consacrée, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Nouvel album des allemands de The Notwist. Huitième album après cinq trop longues années d’absence. Une pochette à dominance orange fluo et une galette qui, après une écoute sans doute trop rapide, m’aura laissé perplexe sur la prédominance des assemblages étranges, les dislocations audacieuses pour ne pas dire casse-pipe. On sait que le groupe a su évoluer du rock alternatif le plus basique mais toujours inspiré à une « électronification » de ses structures. En 2014, l’heure est à l’amplification des expérimentations sonores. Écoute attentive (cette fois-ci) des douze titres qui composent Close To The Glass :

1- Signals : Les ondulations électroniques laissent apparaître les fantômes vibrants d’un certain Johnny Greenwood (on ne sera comme pour l’œuf et la poule qui aura inspiré qui) … Tout détruire pour mieux reconstruire.

2- Close To The Glass : Pulsions électro tribales qui couvrent la voix atonale de Markus Acher … Une musique qui tranche des veines sanguinolentes. On est sur les cendres de Kid A … Mode travaillé et complexe.

3- Kong : Une véritable « popsong » entraînante. Titre addictif que l’on repasse et repense en boucle pour honorer le retour des guitares et les rythmiques ensoleillées. Un retour aux fondamentaux pour une exaltation discrète mais évidente. Un monument !

 

4- Into Another Tune : La sensation de retrouver les nappes répétitives et souffreteuses du Little 15 des grands bretons de Depeche Mode. Le chant n’est pas en reste : Plaintif à souhait !

5- Casino : L’oasis folk perdu dans ce tourbillon des sens. Un havre de paix plutôt judicieux au cœur du cyclone.

6- From One Wrong Place To The Next : On est dans les limbes … Entre beauté effroyable et tension invisible.

7-  7 Hour Drive :  Kevin Shields et sa troupe de caresseurs « bruitistes » semblent s’inviter à la fête. Ambiance shoegaze sur ce titre à la limite du caricatural mais fichtrement noisy (et donc indispensable).

8- The Fifth Quarter Of The Globe : Pause … L’oisillon peut retomber du nid pour la fin de l’opus.

9- Run Run Run : Leitmotiv entêtant et mélancolique. Un phrasé saccadé émouvant, une orchestration osée et captivante pour un mode de découverte permanente. Les 3M (Markus, Micha et Martin) au sommet d’une épatante fusion des genres pour un écho textuel aux New Yorkais du Velvet.

 

10- Steppin’ In : Nouvelle composition prenante, cordes et voix aiguisées pour nous prendre au cœur. Finalement une tristesse trop courte …

11- Lineri : Longue progression électro instrumentale … Planer pour mieux préparer la descente (en toute quiétude).

12- They Follow Me : Point d’orgue subtilement mis en œuvre. Délicat souffle perdu dans cette infinie majestueuse.

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