
The Tubs
Hard Life
Merge Records / Modulor
11 Septembre 2026
Autour du noyau dur composé de Dan Lucas, Taylor Stewart, Owen Williams et Max Warren, The Tubs est une grande famille à géométrie variable, se traduisant par de nombreux projets parallèles et des invités qui semblent faire partie entière du groupe londonien.
C’est encore plus flagrant sur Hard Life, leur excellent troisième album puisque Lan McArdle (chants), George
Nicholls (guitare), et Rachel Kenedy (claviers), des habitués depuis les premières aventures musicales de Joanna Gruesome se sentent ici comme chez eux, tout comme le violoniste Chris Haigh, donnant une couleur encore plus « celtique’ à la jangle pop de The Tubs.
Depuis leur début avec l’inusable Dead Meat, The Tubs ont toujours tissé un pont au dessus de l’Atlantique, mélangeant les influences indie rock et power pop, y distillant quelques orientations folk, pouvant ainsi donner le sentiment que Richard Thompson aurait pu prendre le micro chez The Replacements ou REM. C’était particulièrement vrai sur Cotton Crown, ça l’est toujours sur cet épatant Hard Life.
On pourrait même jusqu’à dire que The Tubs s’essayent au funk avec une étonnante et très réussie reprise du Do Yourself A Favor de Jesse Johnson. Bon, Owen Williams, ce n’est pas encore tout à fait Prince, mais du morceau titre en ouverture jusqu’à la belle ballade finale As Long As You Leave, Hard Life fait le plein de tub(e)s parfaits pour sautiller et danser dans tous les sens.
Si leur mélodie accroche l’oreille sans coup férir, les paroles sont plus sombres voire désespérées, non sans ironie, il faut ainsi oser le « Don’t Wanna Play With The Tubs » sur l’excellent If You Don’t Love Me et son violon triste pour accompagner les larmes. Londres, trop cher, trop d’alcools, s’en prend aussi plein son grade, de Who’s Gonna Love You Now ? ou Heaven Or London. The Tubs sont sur la route du succès, avec tout ce que cela signifie, avec parfois l’envie de tout plaquer (In Your Place) pour éviter l’enfer (Hell)
Hard Life est une nouvelle étape pour The Tubs, le son s’est étoffé, le groupe a gagné en maturité et se permet de calmer le jeu sur le très beau Didn’t I Say, de retrouver ses racines sur The Way It Goes tout en sortant les grosses guitares sur Now And Then. The Tubs réussissent encore un impeccable album, le 3ème de rang, la vie est peut-être dure mais elle s’embellit à l’écoute du très recommandé Hard Life !



