Chronique Musique

La nouvelle déco sonique d’Ulrika Spacek

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]A[/mks_dropcap] la sortie de The Album Paranoia, l’année dernière, ce cher Davcom disait le plus grand bien du premier album d’Ulrika Spacek, quintet psychédélique londonien, notant néanmoins un certain manque d’originalité dans un secteur toujours bien encombré .

A l’heure de la sortie de leur nouvelle galette, Modern English Decoration, confirment-ils les espoirs placés en eux ? Ont-ils bouleversé leur style ? Et puis, quoi, encore ?

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]a réponse à toutes ces questions se révèle évidente dès les premières notes de Mimi Pretend, le premier morceau de ce nouvel album. Rhys Edwards et Rhys Williams, les 2 fondateurs du groupe à Berlin  ainsi que leurs 3 compagnons de route Joseph Stone, Ben White et  Callum Brown maîtrisent toujours parfaitement leur sujet dans une filière Sonic YouthDeerhunter, où mélodies accrocheuses font bon ménage avec les explosions soniques.

On notera néanmoins des voix et une section rythmique plus en avant, donnant clarté et cohérence à l’ensemble, laissant  le sentiment qu’Ulrika Spacek, sans bouleverser son univers, a progressé et s’impose comme un groupe complet, avec en particulier une superbe complémentarité basse-batterie de White et Brown.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]C[/mks_dropcap]’est une véritable course de côte que nous propose Ulrika Spacek : une montée rectiligne pour commencer, quelques faux-plats ensuite avant une montée finale intense de toute beauté.

Mimi Pretend ouvre donc le bal, longue ascension hypnotique poursuivie par Silvertonic et Dead Museum, au son sale et aux vocaux éthérés, dans la lignée de la bande à Bradford Cox époque Microcastle/Weird Era Continued.

Ziggy et Everything, All The Time surtout basculent versant shoegaze-psychédelisme, le morceau titre est ensuite la seule ballade du lot, avant un enchaînement de quatre titres absolument parfaits pour finir, histoire de nous convaincre que ce groupe a du talent plein les mains.

Du sonic-youthien Full Of Men à l’irrésistible Protestant Work Slump en apothéose, en passant par le reptilien Saw A Habit Forming et le salement sexy Victorian Acid, Ulrika Spacek change de dimension et scotche l’auditeur contre les murs, la bave aux lèvres, du miel plein les oreilles.

D’un très bon album à son entame, Modern English Decoration se transforme ainsi en un des plus beaux joyaux rock psychédéliques de l’année et Ulrika Spacek en l’un des rares groupes anglais à surveiller de près.

Modern English Decoration est disponible depuis le 02 juin chez Tough Love Records.

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