
Westside Cowboy
It Goes On
Polydor / Universal
21 Août 2026
3 ans d’existence à peine, Un premier EP en 2025 This Better Be Something Great au titre prémonitoire de ce qui va suivre dans les mois qui viennent : décidément tout va très vite et très fort pour Westside Cowboy, qu’on pourrait croire sorti du fin fond du Texas mais qui en réalité nous arrive de Manchester.
Jugez plus tôt : 1ères parties de Black Country New Road et Geese, signature sur un major (Island Records) et donc, un premier album, It Goes On, qui met en joie les jeunes et les moins jeunes, croisant l’univers du Velvet Underground à celui de Cameron Winter.
Westside Cowboy se compose de 4 jeunes musiciens Jimmy Bradbury (chant, guitare), Reuben Haycocks (chant, guitare), Aoife Anson O’Connell (chant, basse) et Paddy Murphy (batterie) qu’on croirait tout juste sortis d’une école d’ingénieurs mais dans laquelle il aurait surtout décortiqué Lou Reed de A à Z.
Les 4 jeunes mancuniens se présentent comme une équipe soudée et engagée, ils collaborent ainsi avec No Band Is An Island, mélangeant musique et militantisme ou avec le FC United Of Manchester pour le clip de Kick Stones (The Boys), l’imparable et sautillant premier morceau de l’album. On a beau avoir ses racines musicales du côté de Pavement (Paperchains ou la ballade fauchée et mélancolique Patchwork) ou se rêver sur scène à New York, on n’oublie pas qu’on est anglais, de gauche de préférence.
De Feelies à Wilco, une petite pointe de The Strokes par çi, voire même un soupçon de Neil Young par là, Westside Cowboy assume ses influences et les recrache avec une belle fraicheur à coups de guitares virevoltantes et des voix aussi timides que bravaches. Dans les petites bombes post-punk indie rock qui vous donnent envie de grimper au plafond, on hésite entre l’impeccable Worried Age ou la longue montée en puissance à la The Tubs de Pin Up Boys. On final, c’est peut-être l’haletant Dobro qui mettra tout le monde d’accord et gagner le titre du morceau cool de l’année, encore une autre écoute et c’est Coyote qui décroche le pompon avec son croisement lumineux de Wedding Present et Jeffrey Lewis.
Pas mauvais non plus quand ils ralentissent le rythme, de Big Wheels à Take My Leaving As I Love You, Westside Cowboy déboule avec un disque complétement anachronique mais immédiatement attachant, dont le succès attendu fera peut-être rager quelques vieux ronchons adeptes du « c’était mieux avant ! ». On s’en fout, on l’écoute sans discontinuer, It Goes On finit comme il commence : en beauté toute velvetienne, avec un You Could Have Died There On The Dancefloor juste parfait.



