Cinéma Éphéméride Holy(me)

29 mai 1991 sortie française de « Thelma et Louise » de Ridley Scott

Thelma et Louise
Dessin de Holy(me)

C’est certainement la plus belle histoire d’amitié féminine du cinéma. Une amitié à la vie, à la mort, comme il n’en existe que dans les romans. Le 29 mai 1991, le réalisateur américain Ridley Scott nous livrait un superbe road-movie féminin, mettant en scène les belles et talentueuses Susan Sarandon et Geena Davis : Thelma et Louise. Cette comédie dramatique aux accents de thriller, portée par deux actrices étonnantes dans leurs rôles, va devenir un film culte, inoubliable.

Thelma et Louise sont deux amies que tout semble opposer. L’une s’ennuie à mourir dans sa vie de femme au foyer avec un mari macho et violent, qui la terrorise. L’autre est serveuse dans un bar minable, extravertie, et ne supporte plus ni son petit ami ni son boulot. Malgré leurs différences, toutes deux mènent une existence sans intérêt ni saveur qui les frustrent, et dont elles aimeraient bien sortir. La fantasque et libérée Louise Sawyer (Susan Sarandon), des rêves plein la tête, convainc un jour la timide et coincée Thelma Dickinson (Geena Davis), de la suivre pour un week-end entre filles sur les routes magnifiques de l’Arkansas.

Une échappée belle amplement méritée, loin de leur quotidien et de leurs problèmes respectifs. Loin du mari, du petit ami, de l’aspirateur, de la cuisine et des bières à servir, durant laquelle n’existeront plus que la liberté et l’amitié. La tentation est belle de fuir pour quelques jours et voilà nos deux amies roulant sur les routes, cheveux au vent, ivres de vie. En entamant leur périple, elles prennent soin de faire une photo souvenir, laissant éclater leur joie à l’idée de profiter d’un week-end entre amies. Premier arrêt, premier saloon, premiers ennuis et tout bascule. Un événement tragique va changer définitivement le cours de leurs existences. Et l’échappée belle se transforme en une folle équipée, la police aux trousses. Une équipée sans retour, à bout de souffle et au bout de la liberté.

Ridley Scott nous offre ici une magnifique histoire d’amitié et de vie, portée par un duo féminin attachant, doublée d’un road-movie étonnant. Décidées à se lancer sur les chemins de l’aventure et de la liberté, le voyage agit comme un révélateur sur les deux jeunes femmes, coincées dans une vie étriquée qui ne leur correspond pas : tandis que Thelma cherche à s’émanciper, Louise rêve de trouver le grand amour. Il leur faudra cependant plonger au cœur du sordide et de la réalité la plus sombre, la plus triste, pour trouver une issue à leur voyage.

Si la fin du film a été critiquée, je la trouve personnellement inoubliable, tant pour son degré d’émotion et son caractère inattendu que pour la prise de conscience des deux femmes, confrontées à la fatalité de leur parcours, et qui décident d’aller jusqu’au bout. Rien ne s’est, hélas, déroulé comme prévu : les voilà en plein désert d’Arizona face au Grand Canyon, coincées entre un hélicoptère et une armée de policiers. Mais il est hors de question de se rendre. La seule liberté encore possible se trouve droit devant. Parce qu’entre Thelma et Louise, l’amitié, la liberté, c’est à la vie, à la mort… Un film qui sonne juste, bouleversant et inoubliable, à voir et à revoir.

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