CinémaÉphéméride

21 septembre : 1950, naissance de Bill Murray

Célébrons aujourd’hui l’incroyable sarcastique pince sans-rire, cruel et roi de l’auto-dérision Bill Murray, qui a tant œuvré pour l’humanité face aux fantômes slimesques !

Jeune homme perdu pour les études en son temps, emboîta le pas de Dan Aykroyd, John Belushi, Gilda Radner et se fit engager par la National Lampoon Radio Hour, la déclinaison radiophonique du célèbre magazine humoristique National Lampoon. Entouré de Chevy Chase, d’Harold Ramis (qui signe une grande partie des sketches) et de bien d’autres, il se forgea une solide réputation de grande gueule caustique appelée à rejoindre le fameux Saturday Night Live en 1975.

Ont suivi ses premières armes au cinéma, souvent sous la bannière du Lampoon, essentiellement dans des rôles d’anti-héros souvent amers et râleurs, au langage extrêmement fleuri qui ne manque jamais sa cible.

Ce n’est qu’après son énorme performance dans Un Jour Sans Fin de Harold Ramis que sa carrière prend une route moins vouée directement à l’humour. Certains réalisateurs font appel à lui pour d’autres emplois que celui de l’amuseur grinçant et chantant, pour cette part d’humanité qu’il cache derrière, à la sensibilité toute particulière, jamais stable et pourtant constante.

Bill Murray a été fantastique dans Lost in Translation de Sofia Coppola, dans le costume de cette star désabusée qui ne cherche plus rien, s’étonne à peine de créer de l’intérêt, qui rencontre une jeune femme délaissée, Charlotte (Scarlett Johansson) à peu près aussi coincée que lui dans sa vie. Tous deux autant perdus l’un que l’autre.

Ces 15 dernières années, depuis Lost in Translation, Bill Murray a souvent joué des rôles d’hommes dépressifs (mais tellement drôles) comme dans Broken Flowers de Jim Jarmusch ou La Vie Aquatique et La Famille Tenenbaum de Wes Anderson, tous perchés bien loin de la gouaille qu’on lui a connue.

Sa dernière performance de ce genre en date remonte à Olive Kitteridge, cette mini-série HBO de 2014 menée par Frances McDormand et son personnage de prof de math acariâtre qui a tant de mal à accepter les choses simples de la vie sans tenter de les contrôler au maximum. Pendant les 30 ans que couvrent ces 4 épisodes, on y croise un Bill Murray extrêmement sensible et mélancolique qui illumine le dernier épisode de la série.

Très actif, il tourne toujours autant pour le cinéma et la télévision, souvent avec les mêmes réalisateurs, et fait évidemment partie du casting de The Dead Don’t Die, que nous attendons avec impatience puisqu’il s’agit du premier film de zombies de Jim Jarmusch !

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