
Feutre
Les Grands Ensembles
Les Disques Maladroits / Inouïe Distribution
25 septembre 2026
Entre french pop et pop baroque, le trio Feutre fait son retour, 5 ans après Nos Rencontres, leur premier album, avec un magnifique Les Grands Ensembles, nous replongeant avec nostalgie mais sans passéisme, vers les 60’s et 70’s par la grâce de mélodies subtilement ciselées.
C’est en effet un bel objet que nous offrent là Michael Korchia (Watoo Watoo), Elsa Leroyer et Jérôme Excoffier (Red, Pascal Bouaziz), les membres de Feutre, en totale harmonie sur les 11 chansons de ce luxueux disques.
Quelque part entre The Zombies et Stereolab, laissant Serge Gainsbourg bousculer Belle & Sebastian, Feutre expérimente et groove en même temps, accueillant avec gourmandise orgue (François Petit, Pascal Roumaseille ou Laurent Billy), flûtes (Clémence Bergerot) et trompettes (Kyra Brockhausen), pour un disque qui serait la bande son idéale d’une série retro-futuriste.
Il ne faut pas croire Elsa Leroyer quand elle chante « Non, N’écoute pas » sur le splendide L’Indocile qui ouvre magistralement le disque, car oui, Les Grands Ensembles se doivent d’être entendus plus d’une fois pour en découvrir toutes les subtilités. Sucrée et charmeuse sur Essentiels, mélancolique sur 31 Décembre, la mélodie chez Feutre est splendidement travaillée.
Les basses claquent, les guitares s’enroulent autour de la rythmique comme des petits poissons insaisissables, faisant de Place Des Abesses ou de Les Grands Ensembles des tubes baroques et envoutants. Feutre se fait même funky sur Adam ou Ma Jolie ou se rapproche d’un Felt sur la superbe Gold Mine ou le tout aussi remarquable Les Gens Sans Visages.
Vous rajoutez à cela la belle belle voix d’Elsa Leroyer et des paroles sensibles et engagées (Sens Unique) et vous tenez là un très, très beau disque, qui puise ses racines dans un passé fantasmé, tout en gardant un aspect contemporain. Feutre a vu les choses en grand, ayant l’air si bien ensemble, qu’attendons-nous pour les rejoindre ?



