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Littérature Etrangère

« La transparence du temps » de Leonardo Padura : un instantané cubain.

Gringo Pimento
Par Gringo Pimento
Publié le 1 février 2019
6 min de lecture
La transparence du temps
Photo Stéphan Valentin / Unsplash

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]e nouveau roman de Leonardo Padura met en scène encore une fois son personnage préféré : Mario Conde, ancien policier désabusé, libraire désespéré et bientôt sexagénaire dépité.

la transparence du temps

Déjà dans Mort d’un chinois à La Havane, Conde traînait sa nostalgie. Ici, l’âge n’arrange pas les choses. Conde se morfond, voit ses amis partir un par un, quitter La Havane et son rhum, ses quartiers pittoresques pour rejoindre des membres de leur famille aux États-Unis. C’est dans ces conditions que Conde reçoit la visite d’un ancien ami : Bobby, qu’il fréquentait au lycée. Bobby, homosexuel caché, n’a pas eu une vie simple mais qui a fini par réussir. La description des années de lycée et de jeune adulte de cet homme dans un pays pas franchement ouvert à l’homosexualité fait d’ailleurs frémir le lecteur.

« Il en savait beaucoup sur les dissimulations et les pressions que tant de gens avaient dû surmonter pour pouvoir vivre dans une société obstinée, à régenter tous les comportements éthiques, politiques, sociaux, et à réprimer avec rigueur et même acharnement toute manifestation de différence. Et Bobby semblait avoir été la parfaite victime. »

Pourtant, Bobby, grâce à l’aide de sa statue de la vierge, est devenu riche. Mais elle a disparu, volée ainsi que plusieurs œuvres d’art, par son amant. Au nom de leur amitié, Conde va se lancer à la recherche de cette vierge et de l’amant voleur.

Voilà pour l’intrigue policière car tout cela n’est qu’un prétexte pour Padura à faire déambuler son enquêteur dans Cuba. Des quartiers mal famés, habités par des immigrés encore plus pauvres que les Cubains eux-mêmes. Des résidences chics des antiquaires ou trafiquants d’art… Padura nous fait visiter son pays. De réflexions sur le temps qui passe à la nostalgie de sa jeunesse, de délibérations sur le meilleur rhum ou le meilleur cigare, le meilleur café, nous sommes complètement dépaysés.

À tout cela, Padura ajoute des chapitres formidables sur la trajectoire de cette vierge protectrice qui a traversé les âges et aidé chaque propriétaire à échapper aux vicissitudes de son temps. C’est une enquête policière que nous propose Padura mais menée par un homme au bord de la rupture et surtout par un homme qui ne sait plus comment enquêter ! Ses motivations, amicales ou financières, prennent souvent le pas sur le travail qu’il a accepté. Cela donne des moments de pause dans le roman, quand Conde se met en tête d’inviter ses amis pour une fête improvisée et financée par l’argent fourni par Bobby. Alors on philosophe sur l’état du pays, de ses compatriotes ou sur son propre état :

Ils discutèrent du sens de leurs vies qui avaient frôlé les précipices les plus divers. Même s’ils étaient d’accord sur le fait qu’arrivées à ce stade, ils n’avaient plus qu’à se jeter dans le vide ou à se laisser glisser jusqu’au fond obscur de l’abîme, également vide, ils éprouvaient encore de l’amertume en constatant qu’ils avaient renoncé à la majorité des rêves qu’en d’autres temps on leur avait permis de faire, tout comme aux espoirs qu’ils avaient pratiquement été obligés d’entretenir, le regard toujours tourné vers l’avenir qui s’annonçait fabuleux, ou était-ce radieux ? Des rêves qu’on leur avait arrachés un à un ou par poignées. À chaque fois que le sujet revenait sur le tapis, Conde se complaisait dans son échec et répartissait les responsabilités à tort et à travers. C’était une vieille habitude persistante qu’ils ne pouvaient changer parce que, pour l’essentiel, la situation environnante ne s’améliorait pas. Leurs vies non plus.

Mais je ne veux pas non plus mourir dans la dèche, en vivant je ne sais comment avec la retraite qui nous attend, avec quelques pesos qui ne permettent même pas de se payer un repas décent par jour. Tu le sais. Le plus chiant c’est que je n’ai pas non plus envie de mourir loin d’ici, malade de nostalgie… Pourquoi devrais-je mourir là-bas, après tout ce qu’on a fait et supporté et tout ce qu’on nous a empêchés de faire ou que nous n’avons pas pu faire?
Conde avait une réponse: nous devrions mourir ici parce que nous appartenons à cette terre. Parce que nous sommes nés ici. Mais au point où en sont les choses, qui pourrait-il convaincre avec cet argument de l’appartenance.

Ces apartés, nombreux, sont de grands moments de La transparence du temps. Ils laissent entrevoir la possibilité du départ de Cuba du vieux personnage de Leonardo Padura ou pire de sa mort.
Peut-être celle ci surviendra-t-elle dans le prochain roman de ce grand écrivain cubain.
En l’attendant, délectons-nous de celui-ci et de la verve toujours clinquante de Mario Conde.

La transparence du temps de Leonardo Padura traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas,
paru aux éditions Métailié, janvier 2019

 

Etiquettes2019Editions Métailiéla transparence du tempsLeonardo PaduraMétailié
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