Littérature Etrangère

« Les buveurs de lumière » de Jenni Fagan : Living in the ice age

"Icelandic Forms" // Ezra Jeffrey // Unsplash // 2017
Ecrit par Gringo Pimento

Si vous avez déjà lu la quatrième de couverture et que vous attendez une histoire sur la fin du monde, vous pouvez oublier ce roman.

Ce serait dommage car Les buveurs de lumière est un texte très attachant et qui vous prend par surprise.

Alors oui, les divers dérèglements climatiques font qu’en 2020 les températures baissent jusqu’à des -56° en Écosse, dans le petit village qu’a choisi de rejoindre Dylan. Mais il ne s’agit pas là du propos principal de Jenni Fagan. Tout ceci n’est qu’un prétexte, qu’elle utilise à merveille pour parler de ses personnages et des humains.

Tout s’exacerbe bien sûr avec les annonces de plus en plus mauvaises, donnant un tour assez actuel à ce roman : un énorme morceau de banquise s’est détaché et dérive vers l’Écosse. Le reste du monde ? L’auteur n’en parlera pas. Elle se concentre sur Clachan Fells, au nord de l’Écosse.

Dylan a perdu sa grand-mère, sa mère, son commerce, un cinéma d’art et essai et s’exile dans ce lieu où il a hérité d’une petite caravane. Il rencontre les habitants du lieu, s’attache à Stella, jeune fille qui était il y a encore peu de temps un garçon et qui est en pleine rébellion, en pleine crise notamment dans son rapport à la sexualité ou encore ses rapports avec ses parents. Une très jolie relation va les lier.

 

Dans ce lieu quasi clos- on peut ressentir à travers l’écriture les températures extrêmes, notamment quand il faut sortir à -56°- une romance va également naître et une histoire de famille être révélée.

Les hommes et les femmes avant tout pour Jenni Fagan. Des catastrophes sont annoncées, le monde va à la dérive, est proche de l’extinction mais elle s’attache à ne vraiment décrire que ces gens qui se battent pour survivre et qui peuvent miraculeusement s’aimer. Un livre d’une belle humanité qui donne envie de suivre la suite de l’oeuvre de l’auteur.

Les buveurs de lumière de Jenni Fagan

Traduit de l’anglais (Écosse) par Céline Schwaller, éditions Métailié, août 2017

 

 

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