Cinéma

Shaun le mouton, le film : Gigomatiques.

Shaun

Pour qui connait les petites pépites que sont les épisodes de la série dérivée de l’univers du Wallace et Gromit de Nick Park, le passage au long format avait tout d’un pari risqué.

Truffés d’inventions burlesques, entièrement soumis au récit visuel car muets, les récits courts fonctionnaient sur un principe similaire à celui du carton d’origine : machinations, gags et poésie.

Aucune trahison de ce côté-là : le film ne déroge pas au cahier des charges, et se propose même un clin d’œil assez malin dans son ouverture, fustigeant la routine de la vie à la ferme qui n’est pas sans rappeler aux spectateurs de la série à quel point celle-ci commençait toujours de la même manière.

Place donc à une intrigue qui délocalise sur la ville les moutons gaffeurs ; le chien responsable et leur fermier désormais amnésique.

Ne brillant pas par son originalité, le scénario semble souvent le prétexte à des scénettes qui sur la durée peuvent un peu lasser le spectateur de plus de 8 ans. Il n’en demeure pas moins que bon nombre d’entre elles fonctionnent parfaitement, notamment une scène de restaurant où les moutons déguisés tentent de comprendre les usages étranges des hommes à table.

On saluera aussi la singularité de l’univers dépeint par les créateurs : ici, point de dictat esthétiques, et une diversité (culturelle, de mixité) qui fait plaisir à voir.

S’il n’évite pas les rails d’un certain formatage dans sa structure et souffre de menues répétitions, Shaun le mouton ne perd pas son âme. Il ravira les jeunes amateurs de la série et séduira leurs parents par sa distinction à la fois vintage et innocente.

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