
The Beths
Straight Line Was A Lie
ANTI- Records
29 Août 2025
Hasard du calendrier ou alignement des astres, les albums de Jehnny Beth et de The Beths sont sortis ce dernier vendredi du mois d’Août. Au delà du caractère tout à fait inutile de cette information et, tout en vous conseillant d’aller vous pencher sur le puissant You Heartbreaker, You de l’ex Savages disponible chez Fiction Records, permettez-moi de me pencher plutôt sur le 4ème album du quatuor néo-zélandais.
L’album s’appelle Straight Line Was A lie et succède donc à l’excellent Expert In A Dying Field paru en 2022. Auparavant, The Beths avait commencé leur carrière discographique avec Future Me Hates Me, coup de maître pour un premier essai, suivi deux ans plus tard par Jump Rope Gazers.
Originaires d’Auckland, la chanteuse Elizabeth Stokes, le guitariste Jonathan Pearce, le bassiste Benjamin Sinclair et le batteur Tristan Deck font ici leur début chez ANTI-Records, avec 10 chansons qui les voient s’aventurer vers des mélodies plus douces et posées que leur jangle pop sautillante des débuts.
Avec des ballades quasi acoustiques comme Mosquitoes, Mother Pray For Me ou Til My Heart Stops, The Beths ralentissent franchement le tempo, offrant ainsi le plus beau des écrins à la voix magnifique et émouvante d’Elizabeth Stokes qui confirme ici qu’elle est l’atout majeur du quatuor, survolant le tout venant indie pop par la grâce de ses cordes vocales.
Ailleurs, et pour notre plus grand bonheur, The Beths branchent les amplis et envoient du rythme, tendance Weezer sur No Joy ou dans la lignée de leurs illustres compatriotes du côté de Flying Nun Records sur le flamboyant Take. Néanmoins, comme avec Metal ou Ark Of The Convenant, on sent que la bande à Elizabeth cherche à étoffer son son et à tendre vers une certaine maturité quitte à perdre un peu en fraicheur. Le dernier morceau, Superbe, Best laid Plans, a tout d’un tube, pouvant ainsi rappeler l’évolution de James et le carton de Goldmother, c’est d’ailleurs tout ce qu’on leur souhaite.
Le talent de compositrice d’Elizabeth Stokes fait toute la différence et comme ses 3 compères ne sont pas manchots, on tient là avec ce Straight Line Was A Lie, un très bel album, au charme immédiat et parfait pour rendre un peu plus douce la rentrée !



