Chronique Musique

The Stroppies, printemps austral

whoosh
photo : Naomi Lee Beveridge
Ecrit par Beachboy

Ouh la la le très bon disque que voilà ! Un vent de fraîcheur en provenance de Melbourne débarque dans nos tristes contrées et ça va tout de suite mieux.

Merci donc aux jeunes Australiens de The Stroppies, faux râleurs et vraiment doués, de nous offrir ce  joli petit précis de jangle pop intitulé Whoosh!

whoosh

Deux gars, deux filles, à savoir Gus Lord, Claudia Serfaty, Rory Heane et Stephanie Hughes nous livrent un deuxième album après un premier EP paru en 2017 et quelques singles parus ici ou là et méchamment difficiles à trouver.

Whoosh! devrait donc donner une nouvelle envergure à un quatuor au CV déjà bien fourni, puisqu’ils ont dû croiser le fer avec toute la nouvelle scène indie pop australe sous haute influence de leur illustres voisins néo-zélandais de Flying Nun Records.

Certains de ces groupes nous sont encore inconnus, on pointera quand même quelques références déjà bien présentes en ces lieux comme The Stevens (Gus Lord y tient la basse) ou The Twerps dont le leader Martin Frawley vient de sortir un fort sympathique disque solo, Undone At 31, chez Merge Records, mais c’est une autre histoire !

Revenons donc à nos Stroppies formés en 2016 et leur nouvel album, produit par l’excellent Zachary Schneider, guitariste chez les excellents Totally Mild et Full Ugly, et dont fut tiré un tout premier single en début d’année, l’épatant Cellophane Car.

Vous allez me faire remarquer, et vous n’aurez pas tort, que The Stroppies n’ont pas inventé l’eau chaude et que des Feelies aux Bats, de Pavement à The Clean, leurs influences sont évidentes et donnent un air de déjà entendu.

Je vous répondrai que je m’en cogne, car dès qu’on me met entre les oreilles des guitares qui font boing boing et des mélodies belles et simples comme Nothing At All ou Better Than Before, je suis tout fou comme un gosse coincé dans un magasin de jouets.

The Stroppies nous proposent là en effet 10 petites chansons jangle pop fort bien troussées, qui vous collent rapidement aux basques et ne vous lâchent plus. Le groupe trouve systématiquement le juste équilibre entre précision et urgence, comme sur l’excellent Present Tense et ses breaks permanents ou bien encore First Time Favourites, tout aussi vintage que moderne.

Quelques rythmiques post-punk ici ou là viennent encore augmenter la tension palpable et nous font penser que le groupe doit se révéler fort intéressant sur scène. The Stroppies est un groupe à suivre de près, de très près même.

Whoosh! est un disque bien fait et qui fait du bien, confirmant s’il en était besoin que depuis maintenant 40 ans, c’est en Océanie qu’on fait les plus belles guitares.

Whoosh! de The Stroppies
disponible depuis le 1er mars chez Tough Love Records/Differ-Ant.

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