
The Wooden Wolf
« Indigo Prayers » Op. 8
Médiapop / #14 Records / Microfaune/Kuroneko
10 avril 2026
Quel plaisir de retrouver le trop rare The Wooden Wolf de retour avec « Indigo Prayers« , son magnifique nouvel album, le 8ème, si l’on met à part la BO qu’il a composée pour le documentaire NUPSTE, d’une belle série commencée en 2012 avec l’extraordinaire 14 Ballads.
Cela fait donc plus de 13 ans que l’alsacien Alex Keiling, aux origines canadiennes du côté de sa mère, nous enchante de sa voix troublante et de ses folk-songs habitées, quelque part entre Jason Molina et Bill Callahan, surgissant du bois au crépuscule comme un loup solitaire en quête d’aventures.
Cet artisan mystique et mystérieux nous délivre ainsi 11 superbes chansons à écouter tard le soir au coin du feu, pour un voyage onirique et profondément humain.
Du splendide et émouvant Black Fire au final Out Of The Night, en passant par Tanpura Night, la nuit semble en effet être au cœur de cette « Indigo Prayers », mais une nuit intense et sensuelle quand toute chose semble prendre une forme nouvelle, aussi fascinante qu’effrayante.
The Wooden Wolf joue ainsi sur cette étrange atmosphère, entre rêve et réalité, une guitare acoustique à peine effleurée, une voix chaude et profonde, quelques cœurs pour l’accompagner mais peu à peu, le son s’étoffe, les arrangements subtils emmènent Flutter et Dunes, dans une nouvelle dimension encore plus charnelle et émouvante.
Cela se traduit par des passages aussi intimistes et introspectifs comme sur un Amok brûlant et épuré ou un Lick Up My Heart aux allures de classique immédiat tout en portant le regard au loin, de Climbing à Ephedrine, immense morceau Americana.
L’incroyable premier single Song For Joa nous avait laissé imaginer le meilleur pour cet « Indigo Prayers » Op. 8, on peut dire que l’on n’est pas déçu ; The Wooden Wolf est peut-être même au sommet de son art, composant et interprétant ici quelques unes de ses plus belles chansons. Tout simplement indispensable !



