Chroniques Musique

The Underground Youth, plus belle sera la chute

Dix albums en l’espace de 13 ans, The Underground Youth, le groupe du mancunien Craig Dyer, aujourd’hui installé à Berlin poursuit une carrière faite de pleins et de déliés, toujours en marge mais suivis par de fidèles amateurs.

The Falling, son nouvel album, le voit encore prendre une nouvelle direction et  s’éloigner de leur post-punk shoegaze initial pour un folk gothique sombre et mélancolique.

The Underground Youth est d’abord le projet solo de Craig Dyer, qui sort , en 2009, coup sur coup, en un mois à peine Morally Barren et Voltage. Mademoiselle, son 3ème album avec une magnifique Anna Karina en couverture, le met sous le feu des radars grâce à ses superbes compositions psychédéliques dans la lignée d’un Spacemen 3 qui aurait trop écouté Bob Dylan.

Peu à peu, The Underground Youth se transforme en véritable groupe. Ainsi Olya, sa femme, artiste originaire de Sibérie devient batteuse en complément de la conception des visuels du groupe, complété par le guitariste et producteur Leo Kaage et le bassiste Max James.

En 2012, le label londonien Fuzz Club se crée et donne dès ses premières sorties une plus grande visibilité aux albums d’UY parus initialement uniquement en digital, dont le splendide Sadovaya. Depuis lors l’idylle se poursuit jusqu’à The Falling, enregistré comme à leurs débuts, dans les appartements de Craig et Leo, transformés à l’occasion en home-studios, pandémie oblige…

Les conditions particulières de l’enregistrement mais également la volonté de Craig de ne plus se cacher sous une tonne d’effets nous donnent des chansons dépouillées de toute artifice et sur lesquelles guitares acoustiques, pianos, violons et harmonicas prennent toute la lumière. C’est aussi l’occasion de mettre en avant comme jamais la voix, profonde et puissante de Craig Dyer et écouter ses tristes histoires d’amours nostalgiques et profondément mélancoliques.

Il en résulte 8 magnifiques chansons sombres et sauvages qui devraient ravir les fans de Nick Cave  (And I…) ou Rowland S. Howard (Cabinet of Curiosities). L’ombre de Dylan plane également sur Vergiss Mich Nicht, beau et triste à la fois ou Egyptian Queen, alors qu’A Sorrowful Race marche sur les traces de Leonard Cohen.

The Falling se termine par  Letter From A Young Lover, magnifique conclusion d’un disque qui regarde le passé avec regret mais qui pourtant annonce un avenir radieux.


 

The Falling  – The Underground Youth

 

Fuzz Club– 12 mars 2021

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Image bandeau : Cr Fuzz Club/Cabin Fever

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