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Une semaine en romans #12

Tous les lundis, nous vous proposons des suggestions de lecture parmi les romans qui sortent en librairie cette semaine. Un format court, informatif, complémentaire de nos autres rubriques littéraires : de quoi aiguiser votre curiosité et vous donner envie de découvrir encore plus de littératures d’ici et d’ailleurs. Pour cette rubrique, les présentations sont basées sur les informations communiquées par les éditeurs.

📆 La quinzaine du 12 au 26 avril chez votre libraire 📆

 

L’Enfer et Le Purgatoire de Dante, nouvelle traduction de William Cliff, édition bilingue
Paru à la Table ronde

Dante, "L'Enfer" et "Le Purgatoire", nouvelle traduction de William Cliff, la Table rondeLa rencontre de William Cliff avec Dante remonte à ses années universitaires : il est encore capable de réciter les premiers vers de L’Enfer en italien, entendus en cours de philologie romane. Difficile, ensuite, de retrouver dans les traductions françaises de l’œuvre du poète ce qu’il avait encore à l’oreille. S’y essayant lui-même, William Cliff n’est parvenu à satisfaction qu’en adoptant la contrainte du décasyllabe, et il a aujourd’hui le sentiment d’avoir donné une lecture contemporaine de La Divine Comédie : non seulement en vers réguliers, mais avec le souci constant d’une clarté évidente, afin que le lecteur comprenne, sans aucune note, le sens du texte.
«Offrir un vrai poème dont la marche n’est en rien entravée» : telle est l’ambition de sa traduction. Sur le fond, il n’a pas hésité à supprimer des noms et des références qu’il jugeait inutiles ou fastidieux. Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l’accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux.

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L’Heure du loup de Pierric Guittaut 
Paru chez Les Arènes / Equinox

 

Pierric Guittaut, L'Heure du loup, Les Arènes / EquinoxLes loups sont de retour en Sologne. Lorsque des bûcherons trouvent le corps mutilé de la jeune Maëva, les esprits s’échauffent. Est-ce l’attaque d’un fauve ou un crime déguisé ? La tension est vive entre défenseurs de la faune sauvage, chasseurs et éleveurs. Les médias et les autorités attisent le feu. De retour dans sa région natale, le major Remangeon, dit « le loupgarou », est un gendarme taciturne ; dans la famille, on est rebouteux de père en fils. Il mène l’enquête et tente d’apaiser les esprits, tandis qu’il est déchiré entre un mariage qui se délite et un nouvel amour dévorant. Pour faire la lumière sur l’affaire et retrouver un semblant d’équilibre, il va devoir puiser dans sa nature profonde et faire appel à toutes ses forces, même les plus occultes. Après Ma douleur est sauvagerie, Pierric Guittaut continue d’interroger notre présence au monde. Cette enquête met sous tension le major Remangeon qui cherche une juste place entre sa fonction, les jeux politiques et sa propre nature… Précis et délicat, l’auteur aborde des sujets comme le couple, le désir, le deuil, l’écologie, la spiritualité… Et peint les embûches sur la route de qui souhaite trouver la paix avec soi-même. Pour lui, le chemin passe par la forêt.

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Hôtel Andromeda de Gabriel Josipovici, traduit de l’anglais par Vanessa Guignery
Paru chez Quidam éditions

 

Gabriel Josipovici, Hôtel Andromeda, Quidam éditionsDans une maison du Nord de Londres, Helena s’attelle à écrire un livre sur l’artiste américain Joseph Cornell tout en s’interrogeant sur sa sœur Alice, qui travaille dans un orphelinat en Tchétchénie. Sa sœur qui la laisse sans nouvelles («Même dans mes rêves, elle ne m’en donne pas») et dont elle est convaincue du mépris quant au confort de sa vie privilégiée, loin des horreurs de la guerre. Survient Ed, un photo-reporter tchèque de retour de Tchétchénie, qui prétend connaître Alice et apporter de ses nouvelles, et qui souhaite être hébergé pour quelques jours.
En tissant des ponts inattendus entre les étranges boîtes-collages de Joseph Cornell et un pays livré à l’atrocité, Hotel Andromeda montre que l’art est une manière de faire face à la catastrophe, qu’elle soit intime ou collective. Et de la «boîte» élaborée par Gabriel Josipovici émerge une vision profonde et lumineuse de ce qu’est la création.

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La Chance de l’écrivain de David Lodge, traduit de l’anglais par Maurice et Yvonne Couturier
Paru chez Rivages poche

David Lodge, La chance de l'écrivain, Rivages pocheAprès Né au bon moment qui évoquait sa jeunesse et ses débuts en littérature, David Lodge poursuit son exploration personnelle en se penchant sur l’apogée de sa carrière d’écrivain et d’universitaire de 1976 à 1991. Avec un regard tendre empreint de pudeur, et une drôlerie inimitable, notre Britannique préféré se raconte tout en dépeignant son époque. Le lecteur a l’impression de pénétrer dans les coulisses des romans du grand Lodge et de la création littéraire : comment se fabrique un roman ? Pourquoi choisit-on un jour de raconter des histoires, d’inventer des personnages, d’ajouter d’autres vies que la sienne à son quotidien ? David Lodge livre à sa manière un passionnant art de vivre et d’écrire.
« J’ai écrit un jour : « Un roman est une longue réponse à cette interrogation : de quoi est-il question ? ». Le défi fondamental pour un romancier consiste à trouver la façon appropriée d’y répondre (…) » – David Lodge

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Hercules 1959 de Antoine Martin 
Paru au Diable Vauvert

 

Antoine Martin, Hercules 1959, Au Diable VauvertUne projection du péplum Les Travaux d’Hercule en 1959 au cinéma de quartier le Rialto va conduire un échantillon représentatif de notre humanité, composé de douze spectateurs très moyens, à se lancer dans leurs travaux d’Hercule personnels. Mais, en cette année hautement symbolique, quels grands défis reste-t-il encore à l’héroïsme?
Antoine Martin est né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien, il applique un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. On lui doit quelques joyaux domestiques, tels que Le sapeur Pompée et la grande échelle Maryse ou Le Chauffe-eau, premier volume d’une histoire de l’Humanité en trois volumes, dont Juin de Culasse est le deuxième acte. Il a été lauréat du Prix Hemingway en 2009. Après La Cape de MandrakeProduits carnés est son second recueil de nouvelles taurines au Diable vauvert.

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Olinka de Antonio Ortuño, traduit de l’espagnol par Margot Nguyen Béraud 
Paru chez Christian Bourgois

Antonio Ortuno, Olinka, Christian Bourgois éditeurAprès quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son rôle dans l’escroquerie d’Olinka, un complexe de luxe construit suite à l’appropriation de terrains publics. Par loyauté aux Flores, sa famille politique, Aurelio endosse la faute contre la promesse de sortir vite de prison, avant d’être abandonné à son sort. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu’on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie.
Olinka aborde la crise d’un clan des affaires de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d’argent. C’est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
Avec ce roman (très) noir, Antonio Ortuño confirme qu’il est l’un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

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Grande sœur de Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alex Fouillet
Paru chez Gaïa noir

Gunnar Staalesen, Grande soeur, Gaïa noirLe détective Varg Veum reçoit une visite inattendue à son bureau, celle d’une inconnue qui se présente comme sa demi-sœur. Elle a une mission pour lui. Sa filleule, une jeune étudiante de dix-neuf ans, a disparu depuis deux semaines et la police ne prend pas l’affaire au sérieux. Se lançant dans l’enquête, Veum se retrouve rapidement confronté à un club de motards extrêmement violents et à une affaire jamais résolue : un viol particulièrement atroce perpétré plus de trente ans plus tôt. Depuis, la victime a passé sa vie internée dans un hôpital psychiatrique, murée dans le silence. Apparemment, personne ne semble apprécier que le privé fouille dans cette vieille histoire… Tout le monde lui met des bâtons dans les roues, chacun paraissant vouloir cacher des secrets familiaux jusque-là bien gardés. Comment expliquer qu’aucune plainte n’ait été déposée à l’époque du viol ? Et quel rapport peut-il bien y avoir entre cette affaire et la disparition de la jeune fille tant d’années après ? Pour le détective norvégien, la rencontre avec sa grande sœur va faire ressurgir des choses insoupçonnées de son passé, dont certaines qu’il aurait préféré ignorer. Mais surtout, il est encore loin de se douter des dangers qui l’attendent. Il aurait peut-être dû écouter ce qu’on n’avait de cesse de lui répéter – privé ou pas, certaines choses ne le regardent pas.

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