Cinéma

2015 : L’année cinéma par Nulladies

2015 ne fut pas une année à proprement parler mémorable. A l’image de son festival de Cannes qui aligna les déceptions parmi les grands attendus, un certain nombre de ratés a émaillé l’année, on songe au très surestimé Birdman, au dernier Eastwood, American Sniper, de Youth de Sorrentino, L’homme irrationnel de Woody Allen ou de la plus que contestable palme d’or Dheepan de Jacques Audiard. Ne mentionnons même pas les exploitations bancales de franchise, de Terminator Genisys à Jurassic World en passant par la plupart des Marvel ou les Minions : Hollywood semble bien fatigué de s’auto-essorer sans vergogne.

Quelques espoirs subsistent pourtant : on a assisté à un véritable réveil de la force avec le traitement enfin esthétique de valeurs ancestrales, de Mad Max Fury Road à Star Wars. Et les bonnes nouvelles viennent, une fois n’est pas coutume, du cinéma français !

Voici pour le top de l’année :

Comme_un_avion

Comme un avion :

Ode à la liberté décomplexée, Bruno Podalydès nous convie à une escapade non seulement revigorante, mais en profite pour définir un bonheur à portée de pagaie.

Indispensable et brillant de modestie.


Trois_souvenirs_de_ma_jeunesse

Trois souvenirs de ma jeunesse :

Retour sur l’âge trouble de l’adolescence et les traces indélébiles qu’il laisse sur les décennies à venir. Desplechin ne s’embarasse plus de récit complexe ou insolite pour nourrir sa quête des inflexions humaines.

Un récit universel et une illustration de ce que l’amour peut porter… ou briser.


Realite

Réalité :

Après l’insolite et l’absurde burlesque des opus précédents, Dupieux gagne clairement en maturité.

Le rire se fait plus subtil, et le labyrinthe fictionnel ahurissant de son récit rend visite à l’illustre maître Lynch.


   Mad_Max_Fury_RoadMad Max :

Retour dans le diesel et la fureur pour le papy Miller qui coiffe au poteau toute la concurrence.

La testostérone le dispute aux délires les plus baroques pour un lifting qui sait faire fi de tous les pièges du numérique. Une indiscutable réussite.


Back_Home

Back Home

Après Oslo, 31 aout, Trier livre une partition subtile sur la famille, le deuil et l’engagement.

Des comédiens au diapason, un travail sur l’image et la mémoire dans un écheveau aussi complexe qu’émouvant.


Star_Wars_Le_Reveil_de_la_Force

Star Wars :

Pari remporté en dépit d’une attention disproportionnée J.J. Abrams est bien le gendre idéal du genre, et même si son récit fait un peu trop de l’œil à la trilogie originelle, son sens de la mise en scène et sa tendresse pour le mythe fondateur permettent à l’épisode VII de relancer l’intérêt pour la saga.


Vice_Versa

Vice-Versa :

Bonne surprise : Pixar peut encore surprendre.

Avec ce récit malin et inventif, la mise en image des sentiments occasionne un festival d’idées et un retour à une véritable émotion.


Macbeth

 Macbeth : 

Sombre et puissant, porté par des comédiens habités, cette énième version de Macbeth parvient à convaincre, notamment par un travail sur la photographie qui rend palpables le froid et la haine, l’aliénation et l’hybris.


Ex_Machina

Ex Machina :

Sans révolutionner le film sur l’intelligence artificielle, Alex Garland triture un trio malsain, enfermant ses rats de laboratoire dans une architecture de luxe, aussi glaçante que labyrinthique.

Comédiens au taquet, tension de haut vol, mise en scène au cordeau : une réussite.


Sicario

Sicario :

Tout n’est pas absolument irréprochable dans le film de Villeneuve, notamment un scénario qui étouffe un peu ses personnages en mal d’existence, et un rythme général souffrant de quelques déséquilibres.

Il n’en demeure pas moins que certaines séquences virtuoses resteront parmi les grands moments cinématographiques de l’année.


St_Vincent

St Vincent :

La petite friandise DTV de l’année : Bill Murray au sommet de son talent pour un feel good movie qui mérite qu’on lui accorde son attention.


Extra ball :

Seul sur mars :

Seul_sur_MarsLe plaisir inattendu de l’année : décomplexé, débarrassé de toutes les pesanteurs habituellement inhérentes au blockbuster, Scott livre une copie au plaisir contagieux.

Entre C’est pas sorcier et Robinson, un film d’aventure tout à fait plaisant.

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