
Angelo De Augustine
Angel In Plainclothes
Asthmatic Kitty Records
24 avril 2026
A l’exception du magnifique The Cure en écoute ci-dessous et coproduit avec Jonathan Wilson, également présent à la batterie, Angelo De Augustine a enregistré, mixé et produit seul, son cinquième album, Angel In Plainclothes dans son studio A Secret Place, après une longue convalescence .
En effet, l’auteur compositeur californien sort d’une maladie mystérieuse l’empêchant de marcher, de parler ou de voir. Cet album, trois ans après le sombre Toil And Trouble, est comme une renaissance, voire un véritable miracle, la fin d’une période trouble et angoissante en tous cas, qu’il aborde sur la pointe des pieds comme à son habitude.
Pour l’accompagner et l’aider à retrouver la lumière au bout du tunnel, il a pu compter sur quelques amis très doués, comme la harpiste Leng Bian, Wendy Fraser aux chœurs et aux percussions, l’arrangeur de codes Oliver Hill, alors que Thomas Bartlett, le producteur de son extraordinaire Tomb, vient jouer ici du Wurlitzer.
On connait les liens qui unissent Angelo De Augustine et Sufjan Stevens, se concrétisant ainsi par une collaboration en 2021 sur disque avec le remarquable A Beginner’s Mind et la présence d’Angelo sur le label de ce dernier, Asthmatic Kitty Records. Musicalement, les comparaisons (l’émouvant Splendid Tide en tête) sont aussi évidentes dès lors qu’on lance ce splendide Angel In Plainclothes et que s’envolent les premières cordes du délicat Empty Shell, premier frisson d’un disque qui en donnera tant.
Pet Cemetery est d’une douceur exquise, aux arrangements légers et aériens, comme un écrin de velours pour la voix d’Angelo de Augustine, entre murmures et timidité. On rentre dans son univers sur la pointe des pieds, comme si on ne voulait pas déranger la frêle guitare qui lance Spirit of The Unknown ou les étranges et fragiles instruments (Marxophone, Aquarion…) qui donnent une touche si particulière à l’entrainant Mirror Mirror, beau comme du Fred Neil ou le céleste et nostalgique Pictures On My Wall.
La Harpe de The Universe Was Our Mother, ou les cordes à peine effleurées de With A Love So Kind sont d’autres preuves de la beauté flagrante d’Angel In Plainclothes qui nous tirera des larmes de bonheur jusqu’aux dernières notes de Goodbye Baby Blue, en forme de classique intemporel. Angelo De Augustine revient de l’enfer, quel bonheur de le retrouver en pleine forme sous le soleil californien !



