À l’image d’ordinateurs superpuissants ou de robot obéissant aux ordres, dans Karl de Cyril Bonin, bd parue chez Sarbacane, rien ne dépasse, tout semble lisse ben apparence. Le dessin et les cases hyper classiques et cadrées nous confortent dans cette impression.

Karl est un robot qui aide les humains. Il était au volant lors de l’accident qui a coûté la vie à son propriétaire, Charles Brooks. Sa fille, Magda, doit alors venir dans la maison de son enfance, afin de régler les affaires de son père décédé. Elle tombe alors sur Karl.
Va s’engager entre eux, petit à petit, une relation amicale.

On pense évidemment à « Do androids dream of electric sheeps » de Philip K Dick.
La question de la conscience des robots a été maintes fois abordée en littérature ou au cinéma, dans Blade runner par exemple et son mythique monologue de fin de vie pour le robot joué par Rugther Hauer.

Ici pas de mort pour Karl mais une « vie » très longue où la conscience affleure, où les conversations avec Magda sont de plus en plus profondes.

À travers ce robot, ce sont nos consciences et nos choix que Cyril Bonin interroge de façon très subtil.



