Chroniques Musique

L’univers étrange et sanglant de Jenny Hval

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]M[/mks_dropcap]enstruation et vampire, voilà le programme que nous propose Jenny Hval sur son nouvel album Blood Bitch, du sang sous tous ses aspects entre imaginaire et quotidien. On a beau connaître l’univers étrange de notre singulière norvégienne, on se gratte la tête et on imagine le pire, Michel Cymes en caméo dans Chica Vampiro, filmé par Luis Bunuel.

 

jenny-hval

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]N[/mks_dropcap]ée à Oslo en 1980, Jenny Hval a commencé sa carrière musicale comme chanteuse au sein de Shellyz Raven, groupe de métal gothique avant de poursuivre ses études en Australie.

A son retour en Norvège, elle se lance en solo sous le nom de Rockettothesky et sort en 2006 puis 2008 To Sing You Apple Trees et Medea, deux ovnis entre Art Pop et Folktronica.

C’est en 2011 qu’apparait Viscera, son premier disque sous son nom, puis Innocence Is Kinky, 2 ans plus tard. La Miss interpelle et intrigue, paroles crues sur pop légère, voix enfantine ou mutine sur folk avant-gardiste, elle enfoncera le clou avec Apocalypse Girl, son parfaitement bien nommé troisième album, le premier chez Sacred Bones.

[mks_dropcap style= »letter » size= »85″ bg_color= »#ffffff » txt_color= »#000000″]L[/mks_dropcap]a video ci-dessus qui accompagne Female Vampire vous l’a sûrement confirmé, Jenny Hval poursuit toujours dans cette veine surréaliste sur son nouvel album Blood Bitch. Je dirais même qu’elle pousse encore plus loin ses limites et les frontières de son imagination, larguant les amarres pour mélanger rêve et réalité, son organique et bidouillage extraterrestre.

Ainsi, quelques remarquables pop songs, qui croisent leurs racines quelque part de côté de Bjork, Kate Bush ou encore Laurie Anderson, viennent s’empaler sur quelques bizarreries expérimentales, à l’instar de The Plague, croisement improbable entre black metal, Konono n° 1 et drone, sans doute dû à la présence derrière les manettes de Lasse Marhaug, déchiffreur métallo-experimental de la scène norvégienne.

J’avoue néanmoins préférer Jenny Hval quand elle se fait plus douce et lunaire, comme sur la parfaite entame Ritual Awakening/Female Vampire, l’ahurissant Conceptual Romance ou l’élégiaque The Great Undressing.

Album complexe et dense, quelques traits de crayons, une lointaine radio, une interview raccrochent l’auditeur à la réalité, alors qu’il se perd dans les méandres de Untamed Region ou Period Pieces. Jenny Hval fascine et intrigue, peut irriter parfois mais c’est le propre des artistes qui osent.

Blood Bitch est disponible depuis le 30 septembre chez Sacred Bones Records/Differ-Ant

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