Addict CultureAddict Culture
Font ResizerAa
  • Accueil
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Interviews
    • Addict Report
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Lampes de poche
    • Rencontres
    • BD
    • Poésie
    • Documents
      • Biographies
    • Les prix littéraires
  • Jeux de Société
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Écrans
  • La vie d’Addict-Culture
    • Newsletter
    • Contact
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Devenir rédacteur ?
    • Pourquoi Addict-Culture ?
Font ResizerAa
Addict CultureAddict Culture
Recherche
  • Musique
    • Le son du jour
    • Chroniques Musique
    • Nos Playlists
    • Addict Report
    • Interviews
    • Jour de reprise
  • Lire
    • Littérature Francophone
    • Littérature Etrangère
    • À l’est du nouveau
    • Littérature Jeunesse
    • Brèves de lecture
    • Une semaine en romans
    • BD
    • Documents
    • Rencontres
    • Les prix littéraires
    • Poésie
    • Revues
  • Écrans
    • Séries
    • Cinéma
    • Interviews
  • Podcasts
    • Mort à la poésie
    • Lectures à voix haute
  • Rétrorama
  • Scènes
    • Danse
    • Opéra
    • Théâtre
  • La vie d’Addict-Culture
  • Informations
    • Pourquoi Addict-Culture ?
    • La Team
    • Soutenez Addict-Culture, faites un don !
    • Contact
    • Devenir rédacteur ?
    • Newsletter
    • Politique de confidentialité – RGPD
Littérature Etrangère

La ligne de nage de Julie Ostuka, brasses de surface, émotions profondes

Cécile D
Par Cécile D
Publié le 7 octobre 2022
9 min de lecture
Julie Otsuka
Photo by Fiona Smallwood on Unsplash

[dropcap]O[/dropcap]uvrir le nouveau roman de Julie Otsuka, La ligne de nage, c’est effectivement accepter de facto « le choc de l’eau ». C’est saisissant, déroutant, mais après quelques pages d’acclimatation on commence à sentir les bénéfices de l’exercice. Ce « choc de l’eau » c’est ce qu’éprouvent chacun des membres de la petite communauté des nageurs que nous découvrons au premier chapitre. Il y a un peu de tout dans ce groupe, des jeunes, des vieux, des représentants de toutes les catégories sociales. Chacun vient ici, à la piscine, en sous-sol, sans doute pour fuir quelque chose et conséquemment pour y retrouver une fraction précieuse de sa propre individualité.

« Le choc de l’eau – il n’y a rien de comparable à cela sur terre. Le frais liquide clair qui glisse sur chaque centimètre de notre peau. Échapper temporairement à la gravité terrestre. Ce miracle qui fait que nous flottons lorsque nous filons à la surface bleue et miroitante de la piscine, sans que rien nous ralentisse. C’est comme si on volait. Le plaisir pur d’être en mouvement. La disparition de tout besoin. Je suis libre. »

Julie Otsuka

Et même si le clan des nageurs constitue in fine comme un miroir inversé de la société qui existe là-haut, à l’extérieur du bassin, au moins ici, les différences se gomment, les caractéristiques se lissent ; kilos, rides et cheveux blancs sont masqués par la profondeur bleutée et les bonnets caoutchoutés, au profit d’une hiérarchie de la seule vitesse de nage (Rapides, Moyens, lents). C’est pourquoi quand Alice, technicienne de laboratoire à la retraite (comme la mère de l’autrice), et tous ses comparses nageurs, constatent qu’une fissure apparaît au fond de la piscine, la surface de l’eau s’agite, ce petit monde aquatique s’inquiète et le roman bascule dans l’étrange pour s’ouvrir proprement à de multiples dimensions. L’autrice du très remarqué Certaines n’avaient jamais vu la mer, nous maintient d’ailleurs quelques pages dans un suspens déconcertant, conviant une kyrielle d’experts plus fantaisistes les uns que les autres pour se pencher sur la désarmante béance du fond du bassin.

« Pourtant, beaucoup d’entre nous demeurent anxieux. Parce que, à vrai dire, on ne sait pas de quoi il s’agit. Ni ce que ça signifie. Si d’ailleurs cela signifie quelque chose. Peut-être que la fissure n’est qu’une fissure, rien de plus, rien de moins. Un peu d’enduit pourrait suffire. À moins qu’il ne s’agisse d’une fracture. D’un rift. D’une fosse des Mariannes miniature. D’un minuscule accroc dans l’étoffe du monde que la meilleure volonté ne pourra réparer. »

Julie Otsuka

A cet endroit du récit, la romancière dont on connait la propension à l’économie (un roman tous les dix ans, moins de 200 pages par texte) aurait pu choisir de nombreuses voies entraperçues par cette fissure, tant  cette métaphore recèle de puissance et de fécondité. Celle de la faillite d’une société américaine qui peine plus que jamais à réaliser le grand rêve tant vanté et tant espéré ; celle d’une histoire américaine largement encore à re-écrire et dont l’histoire familiale de Julie Otsuka ne constitue qu’un des pans masqués, une de ces zones sensibles de semi-obscurité. Mais c’est finalement la fêlure individuelle que va suivre l’autrice en recentrant le récit sur Alice, le double de sa mère, dont la mémoire s’efface progressivement sous la progression d’une démence front-temporale, s’échappe par les fissures de sa conscience. Alice dont une autre fille, n’aura vécu que quelques minutes et n’aura rien su de toute cette histoire, ni de cette fin qui s’annonce.

« Elle se souvient du numéro attribué par le gouvernement à sa famille au début de la guerre. 13611. Qu’elle a été envoyée dans le désert avec sa mère et son frère au cours du cinquième mois de la guerre, et qu’elle a pris le train pour la première fois. Elle se souvient du jour où ils sont rentrés. Le 9 septembre 1945. Elle se souvient du bruit du vent, qui sifflait à travers les buissons d’armoise. Des scorpions et des fourmis rouges. Elle se souvient du goût de la poussière. »

Julie Otsuka

Julie Otsuka est par excellence l’écrivaine de la grande pudeur. Les choses les plus fortes, les plus personnelles et définitives s’y disent à peine, ou entre parenthèses ( « une mère exceptionnelle », « La lumière de ma vie »), ou en bout de phrase, « Les cinq meilleures minutes de ta vie ». Ici pour tenir l’émotion à distance, elle dégaine la carte de l’ironie et de l’humour noir, qu’elle manie parfaitement et qui fût sa première veine littéraire. Elle alterne ainsi dans la seconde partie du roman un chapitre tragi-comique sur la fin de vie des personnes mentalement déficientes, sorte de contre publicité pour le type d’établissement les accueillant et un chapitre d’une profonde sensibilité, émouvant jusqu’aux larmes où sa fille s’adresse à Alice et tente de saisir les derniers rayons d’un esprit en diffraction, d’un cerveau dont l’alimentation titube, hoquette, chavire.

Là où la communauté des nageurs s’exprimait dans un « Nous » rassurant, fédérateur, le roman, comme un plan cinématographique, se resserre sur le tête-à-tête fille/mère, dans lequel le « Tu » n’épargne désormais plus ni l’autrice, ni le lecteur. Lors de son passage au festival America fin septembre Julie Ostuka relatait la joie absolue que l’écriture de ce texte lui avait apporté. Elle avait réussi, disait-elle, à faire dans la fiction quelque chose qu’elle n’avait pas réussi à faire dans la réalité ; elle était parvenue à créer entre le personnage de la mère et le personnage de la fille, quelque chose, une intensité qu’elle n’avait jamais pu instituer avec sa propre mère.

« Tu es assise avec elle dans la salle de repos, elle est dans son fauteuil roulant, toi sur le canapé à côté d’elle, à écouter un bruit de vagues artificiel. Il y a maintenant presque deux ans que tu n’as pas entendu le son de sa voix. Soudain, elle t’attrape par le bras. La poigne est solide mais douce. Sa main, étonnamment chaude. Et soudain tu te rends compte que ta mère te tient. Et pour la première fois depuis des semaines, tu te sens apaisée. Continue ! Tu restes ainsi sur le canapé à côté d’elle, sa main posée sur ton bras, sans bouger, respirant à peine, pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’il soit temps de la ramener à la cantine pour le déjeuner. Les cinq meilleures minutes de ta vie. »

Julie Otsuka

Élevée dans une famille où à la culture nippone a été minutieusement effacée pour ne pas donner aux autorités américaines des motifs d’action contre une communauté dont la traîtrise supposée semblait constitutive de leurs origines, Julie Otsuka tente de retenir encore pour quelques instants, quelques pages, le douloureux écho de petites vies comme celle d’Alice, comme celle de sa propre mère. Ne pas oublier, pas encore, celles et ceux qui furent internés dans les camps de concentration américains. Ne pas faire se taire, pas tout de suite, cette mère qu’on n’a peut-être pas su rencontrer plus tôt que dans ses derniers instants. Nager encore quelques longueurs, rester là où « […] vous ne savez plus où finit votre corps et où commence l’eau […]».

 

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

[one_half]

La ligne de nage de Julie Otsuka

traduit par Carine Chichereau

Gallimard,  septembre 2022

 

[button color= »gray » size= »small » link= »https://www.gallimard.fr » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Site web[/button][button color= »blue » size= »small » link= »https://www.facebook.com/gallimard/ » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Facebook[/button][button color= »pink » size= »small » link= »https://www.instagram.com/editions_gallimard/?hl=fr » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Instagram[/button][button color= »green » size= »small » link= »https://twitter.com/gallimard » icon= » » target= »true » nofollow= »false »]Twitter[/button]

[/one_half][one_half_last]

Julie Otsuka

[/one_half_last]

[divider style= »dashed » top= »20″ bottom= »20″]

Image bandeau : Photo by Fiona Smallwood on Unsplash

EtiquettesAsian AmericanCarine ChichereauEtats unisgallimardJulie Otsukala ligne de nagerentrée 2022rentrée Littérairerentrée littéraire 2022RL 2022
Partager cet article
Facebook Pinterest Whatsapp Whatsapp Email Copier le lien Imprimer
Aucun commentaire Aucun commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le son du jour

Tyler Ballgame - For The First Time, Again
Tyler Ballgame – For The First Time, Again
Beachboy
Par Beachboy
31 janvier 2026

Annonce

La playlist du moment

playlist de l'année
LA Playlist de l’année 2025 !
Lilie Del Sol
Par Lilie Del Sol
19 décembre 2025

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

facebook
Facebook
youtube
Youtube
instagram
Instagram
spotify
Spotify
deezer
Deezer

Mort à la Poésie - Le podcast

Épisode 119 : Marie HL
Barz
Par Barz
18 janvier 2025

Addict-Culture a besoin de vous !

Avez-vous lu ?

HAter
Hater – This Guy?
Le son du jour
Micah P. Hinson
Micah P. Hinson, l’avenir lui appartient
Brèves de Platine
Lying Dawn
Lying Dawn – Does He Remember ?
Le son du jour
Le voyage magique de Mary Lattimore & Julianna Barwick
Brèves de Platine

Étiquettes

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2023 2024 2025 Actes sud Actu actualité album album 2015 article automne automne2023 automne2024 automne2025 automne 2025 bandcamp bande dessinée Barz Diskiant BD beachboy chronique chroniqueur cinema concert critique culture David Bowie deezer del Differ-ant dominique a electro facebook festival Fire Records folk gallimard hiver interview lectures à voix haute le parisien libraire librairie lilie liliedelsol littérature livre livres Modulor music musique Nantes new music nouveautés musique nouvel album novembre novembre 2025 octobre octobre 2025 paris pias playlist podcast poem poetry pop poème Poésie presse printemps printemps2024 printemps2025 rentree rentrée 2023 rentrée2024 rentrée 2024 rentrée 2025 rentrée2025 rentrée Littéraire rock roman septembre2025 septembre 2025 single sol spotify spring2024 spring2025 summer summer2025 Tout un poème twitter youtube

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Sur le même thème

Ochoa
Littérature EtrangèreRencontres

Rencontre autour de la réédition de la trilogie de Rafael Menjivar Ochoa

17 avril 2018
BiographieDécadeDocumentsLittérature EtrangèreLittérature FrancophoneLittérature JeunesseNoirsPoésie

Votez pour les ouvrages littéraires de la décennie !

17 novembre 2019
Valerio Varesi
Littérature Etrangère

 » La Main de Dieu  » de Valerio Varesi : une lutte noire entre la montagne et la modernité

3 juin 2022
Maxime Ossipov
Littérature Etrangère

Ossipov, un médecin au chevet d’une Russie malade

16 octobre 2025

Informations

  • Pourquoi Addict-Culture ?
  • Soutenez Addict-Culture !
  • La Team
  • Devenir rédacteur
  • Contact
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité – RGPD

Placement de publicité

Vous souhaitez placer un espace publicitaire sur notre site ? Cliquez ici.

Instagram

🎧 Le son du jour 🎧 : Tyler Ballgame - For The Firs 🎧 Le son du jour 🎧 : Tyler Ballgame - For The First Time, Again
👉 @tyler.ballgame @roughtraderecords @beggarsfrance
 .
.
#tylerballgame #forthefirsttimeagain #roughtraderecords #beggars #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/tyler-ballgame-for-the-first-time-again/
❤️BAM❤️: 3ème volume de la collection Brûle-fronti ❤️BAM❤️: 3ème volume de la collection Brûle-frontières des éditions Chandeigne & Lima, Avec “La classe et la fonction”, Mariana Alves nous donne accès à la mémoire géométrique d'une petite fille de gardiens d'immeuble portugais. Un récit simple et si essentiel.

👉 @editions_chandeigne
.
.
#marianaalves #laclasseetlafonction #chandeigne #editionschandeigneetlima #instabook #bookstagram 

📎https://addict-culture.com/mariana-alves-la-classe-et-la-fonction-chandeign-et-lima-2026/
⚡🃏🎲✨ BAM ⚡🃏🎲✨ : Vous connaissez Oriflamme ? Vous l ⚡🃏🎲✨ BAM ⚡🃏🎲✨ : Vous connaissez Oriflamme ? Vous l'avez aimé lorsqu'il a obtenu l'As d'Or en 2020 mais il prend la poussière depuis ? Découvrez alors "Emblèmes", le jeu qui renouvèle cette mécanique en lui donnant plus d'air et de maîtrise !
👉 @romaric_galonnier @janice.illustrations @emblemes.jeu @savanagames_fr 

 #emblemes #adrienbonnard #romaricgalonnier #savanagames #jeuxdesociete #boardgames #games #play #jeux 

📎 https://addict-culture.com/jeu-emblemes-savana-2025/
❤️ BAM ❤️: Vous pensez connaître Mai 68 sur le bou ❤️ BAM ❤️: Vous pensez connaître Mai 68 sur le bout des doigts ? Attendez de voir ce que 1972 a réservé à Saint-Brieuc. Une grève méconnue, un souffle collectif, et une autrice qui transforme un pan d’histoire briochine en récit vivant et indispensable.
👉 @gwenaelleregereau @editions_desrondsdanslo 
.

#gwenaëllerégereau  #lejointfrancais #editionsdesrondsdanslo  #manga #bookstagram #bd #bandedessinee #book #bdstagram
📎https://addict-culture.com/bd-le-joint-francais-gwenaelle-regereau-des-ronds-dans-lo/
🎧 Le son du jour 🎧 : Marta Del Grandi - Dream Life 🎧 Le son du jour 🎧 : Marta Del Grandi - Dream Life
👉  @martadelgrandi @fire_records @marion_seury
.
.
#martadelgrandi #dreamlife #firerecords  #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/marta-del-grandi-dream-life/
💜 BAM 💜: Le blues touareg d'Imarhan fait son retou 💜 BAM 💜: Le blues touareg d'Imarhan fait son retour avec le splendide "Essam", dans lequel les 5 musiciens se réinventent tout en gardant leurs racines, pour 10 morceaux beaux et émouvants.

👉 @imarhan_band @cityslangrecords
.
.
#imarhan  #essam #cityslangrecords #music #musicaddict #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/imarhan-essam-city-slang-records-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Penny Arcade - Rear View Mirr 🎧 Le son du jour 🎧 : Penny Arcade - Rear View Mirror
👉 @pennyarcade_music @tapeterecords @marion_seury
 .
.
#pennyarcarde #rearviewmirror #tapeterecords #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/penny-arcade-rear-view-mirror/
💜 BAM 💜: Julianna Barwick et Mary Lattimore s'asso 💜 BAM 💜: Julianna Barwick et Mary Lattimore s'associent pour partager leurs instruments d'un autre temps sur un exceptionnel "Tragic Magic", féérie auditive à écouter chez Infiné !
👉 @maryoverthere  @juliannabarwick @infinemusic
.
.
 #juliannabarwick #marylattimore #tragicmagic #infine #music #musicaddict  #musiclovers  #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/mary-lattimore-julianna-barwick-magic-tragic-infine-2026/
🎧 Le son du jour 🎧 : Tacoblaster – Plan B 👉 @taco 🎧 Le son du jour 🎧 : Tacoblaster – Plan B
👉  @tacoblasterband @flippinfreaks @lesdisquesduparadis 
.
.
#tacoblaster #planb #flippinfreaks #lesdisquesduparadis #sondujour #music #musicaddict #musiclovers #igmusic #newmusic #instamusic

📎 https://addict-culture.com/tacoblaster-plan-b/
Suivez-nous sur Instagram

Facebook

Tous droits réservés -Mentions légales et Politique de confidentialité. - Addict-Culture 2023

Ne ratez plus nos publications !
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir toutes les infos d'Addict-Culture !
loader

musique
litterature
tout addict

J'accepte la politique de confidentialité*
Environ 1 publication par mois. pas de spam, désinscription à tout moment
Welcome Back!

Sign in to your account

Username or Email Address
Password

Lost your password?