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DENNER : « On voulait être plus accrocheur »- Interview

Nous sommes en 2010 du côté de New-York : Gilles Le Guen, échappé des rives armoricaines, confectionne Nouvelle-Bretagne pour le compte de son nouveau projet DENNER en duo avec le compère Adam Humphreys. L’ambiance est froide, symptomatique du renouveau post-punk. Sept années plus tard, retour à Rennes avec une nouvelle formation et surtout le sémillant Drifting Canticles, deuxième long format dont je vous avais vanté les mérites dans nos colonnes. Les deux albums seront par ailleurs déclinés dans une version orchestrale intitulée New York Trebeurden Minsk.
Changement d’esprit et de formule avec les « Raven Studio Summer 2020 Sessions«  distillées par le biais d’une série de trois EP distincts (Dreamless Tribulations, Semi Monde et Together In Obscurity).
Au cours d’une interview amicalement accordée le 9 octobre dernier par le groupe, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Gilles Le Guen (chant) et Marc Corlett (basse, synthé, boite à rythmes, guitare) sur cette évolution pour le moins franche et déterminée.

denner

Comment a germé l’idée d’enchaîner une série de trois EPs ?

Gilles : En fait, on avait des nouveaux morceaux depuis l’arrivée de Marc dans le groupe. Il y avait un corps de dix morceaux et on voulait voir ce qu’ils avaient dans le ventre en fixant ça sur la bande. C’est vrai aussi que le fait de connaitre bien Steeve (ndlr : Steeve Lannuzel du studio Raven où les EPs ont été enregistrés et mixés) avec désormais un studio à la maison ça rendait le truc plus commode. À la base, j’avais en tête de sortir deux morceaux en 45 tours, qui au départ étaient des idées de Yann. Dès que nous sommes entrés en studio, j’ai envoyé un message à Matthieu Marmillot et Stanislas Deadivo Chapel (ndlr : du label Meidosem Records) pour savoir s’ils seraient intéressés. Les deux m’ont répondu la même chose : en gros, un 45 tours ne sert à rien du tout, ça coûte trop cher par rapport au prix où on peut le vendre. Il valait mieux sortir un maxi avec trois titres. On en a parlé au sein du groupe, et il faut dire qu’ils nous ont ensuite bien vendu le principe d’ajouter un quatrième morceau à chacun des volumes.

Justement, vous avez fait une session pour tous les morceaux ou chaque EP a-t-il été façonné de manière autonome ?  

Gilles : Les premières bases ont été enregistrées sur deux week-ends courant juillet et août 2020. Les dix titres initiaux ont été posés à ce moment-là, puis on en a ajouté donc deux autres pour que ça colle alors qu’au départ ce n’était pas forcément prévu. Tel Est Le Jour par exemple n’était pas destiné à se retrouver sur un disque. Ni Tranquility. Sur le troisième EP, on a finalement un dernier titre qui est une versiton courte française de Together In Obscurity. Au total, ça fait douze titres et donc quatre pistes par EP. Les boîtes à rythme, les claviers, les basses ont été posées à ce moment-là. Ensuite, il y a eu un gros travail sur les guitares. Puis bien, entendu, il restait les voix à faire. Les textes n’étaient pas encore tous écrits donc il subsistait une épreuve pour boucler le tout. 

J’ai l’impression que le choix des morceaux sur Dreamless Tribulations marque une transition entre le DENNER d’avant et le DENNER d’aujourd’hui. Comme s’il y avait une forme de nostalgie sur ce premier EP avec la marque par exemple de Joy Division sur Tranquility. Est-ce que cette démarche était assumée afin de laisser la place à ce qui allait venir après ?

Marc : En fait, ces morceaux-là correspondent au moment où j’ai intégré le groupe avec également Philippe à la batterie.

Gilles : Les EPs sont chronologiques. Pour tout te dire, Together In Obscurity est le dernier morceau qui a été composé.

Sur cette chronologie, j’ai le sentiment qu’on passe justement d’un post punk assez appuyé (qu’on retrouve sur les anciennes productions) à des choses qui tendent vers la synthpop, quelque chose de plus électronique. Peut-être aussi du fait qu’il y ait une boite à rythme et non plus un batteur, outre un synthé de plus en plus présent ?

Gilles : Oui, les morceaux sont arrivés comme ça. L’évolution a été rapide : il y avait des morceaux initialement très marqués par un esprit post punk et cold wave et, simultanément, des titres comme 1982 ou Together In Obscurity nous ont emmené vers un truc où on voulait de toutes façons aller. Respecter cette chronologie nous semblait évident, celle-ci incluait l’évolution artistique du groupe.

Cette évolution s’est finalement établie avec le changement de line up au sein du groupe pour aboutir à des choses plus synthétiques. J’ai la sensation d’ailleurs d’entendre les structures véhiculées à l’époque par The Sisters Of Mercy.

Gilles : Je ne vois pas trop la référence. Je n’ai jamais été trop branché par ce côté trop dark mais c’est marrant car Jean-Louis Brossard (boss des Transmusicales de Rennes, ndlr) nous a dit exactement la même chose.

Sans doute le côté binaire de la rythmique et à la fois un aspect sombre mais très dansant finalement. On le sent relativement dès le deuxième EP, Semi Monde.

Marc : Oui, c’était une volonté de faire ça aussi.

Gilles : Le désir était de passer d’un son rock à quelque chose de plus actuel.

Donc une volonté de coller davantage aux années 2020.

Gilles : Tout ça vient du désir de travailler avec une boite à rythme, au départ de Philippe, notre batteur. C’est finalement le son des formations revival en ayant effectivement l’optique de la danse.

Marc : Il y a aussi un retour aux premières maquettes de Denner fabriquées à New-York par Gilles en compagnie d’Adam. En fait, j’ai l’impression qu’on revient un peu plus sur cet esprit même si les sons maintenant sont plus modernes alors qu’avec Philippe et Yann, Denner sonnait plus rock.

Gilles : Oui c’est un peu ça, une sorte de retour au vieux Denner, celui des débuts.

Mais comparé au premier album, Nouvelle Bretagne, les agencements actuels paraissent tout de même moins froids. Désormais, la production est plus étoffée, moins noyée dans les nappes et beaucoup plus directe.

Gilles : C’est plus pop en effet, donc plus direct. Il y a une chose qui est arrivée, certains nouveaux titres peuvent limite être considérés radio friendly, tu vois… On voulait être plus accrocheurs, peut-être parler à des gens qui ne viennent pas seulement des musiques sombres, être plus dans l’air du temps. C’était une volonté délibérée de toucher plus de monde.

Alors j’ai bien compris que dans cette démarche, le rôle de Marc a été important mais également le boulot en compagnie de Steeve Lannuzel. Forcément, le fait de bien vous connaitre (puisque Marc tu as officié avec lui au sein des Craftmen Club) ça a été un plus en termes de confort ? 

Marc : Oui c’est sûr, le fait d’enregistrer avec Steeve a facilité les choses. Quand tu connais la personne, c’est beaucoup plus rapide, et puis tu as plus tendance à la laisser faire. Autrement, tu pourrais être un peu sur la défensive. Qu’est-ce que le gars va dire sur toi par exemple… et puis Gilles connait également très bien Steeve, ça aide aussi. On a fait ça dans son studio, sans pression.

Gilles : Ouais, il y avait une forme de confort. En même temps, Marc et Steeve se connaissent effectivement très bien mais ça n’a pas que des avantages (rires). Ils ont leurs rapports qui sont particuliers avec leur propre historique. De toute façon, Denner avait déjà bossé avec Steeve. Travailler avec lui était une évidence. Avec Marc, ils parlaient le même langage, tu vois ?

Gilles, tu n’avais pas peur de voir le projet bifurquer sur une texture plus rock (alors qu’au final le tout sonne vraiment new wave) ?

Gilles : Non, mais je savais qu’avec les morceaux avec lesquels on arrivait, nous n’allions pas faire du rock n’roll. Tu sais que dans ses choix, Marc est encore plus branché new wave que moi. Lui, il suit bien plus les groupes revival du moment, alors que moi pas toujours car beaucoup m’agacent, je les considère souvent trop « cliché » … et puis de toute façon Steeve est friand de ce genre de choses avec une culture cold et post punk superbe. Je le connais depuis 1989 à Guingamp. Il connaissait mon groupe de l’époque, Transpolis. Il venait aux concerts et je l’avais même approché à l’époque pour qu’il nous rejoigne. Il avait décliné mais on le voyait déjà arriver de loin. C’était le p’tit génie qui avait une super attitude et je l’avais repéré. Donc tu vois, on se connait depuis longtemps, c’est simple et naturel. À l’époque, il me disait qu’il allait installer un studio chez lui. Désormais, il a une sorte de p’tite maison en bois au bord de l’eau, donc comme tu peux l’imaginer j’adore aller là-bas. Je suis à moitié marabouté quand j’y vais, c’est une zone du Trégor que j’apprécie énormément.

Pour revenir au format choisi, je sais que beaucoup de groupes des années 80 ont sorti des EPs en prévision de long format. C’est votre souhait pour le futur ?

Gilles : Actuellement, partir sur un LP… on n’en sait rien du tout. Déjà, nous n’avons pas la matière de faire un album, mais plus encore, je me pose vraiment la question de savoir qui a encore l’envie d’écouter des albums ? Je veux dire à part des mecs comme toi (rires). Non mais franchement, il n’y a plus personne.

Il y a plus de zapping ?

Gilles : Voilà, quand on a pris cette décision-là, je me suis dit qu’écouter un album ça m’insupporte. Je ne peux pas écouter 45 minutes de musique. Je n’ai pas la concentration suffisante… Il faut savoir que Stanislas est également un fan des maxi 45 tours. Il me parlait de 4AD etc… Donc on était raccord. Faut être conscient que les gamins écoutent des singles et en sortant trois maxi 45 tours, on reste tout le temps dans l’info. Moi, dans l’idée c’était de sortir le tout sur un an… Ce qu’on a fait. Par la suite, le tout va tout de même sortir en CD avec des bonus, dans l’idée de compiler ces « Raven Studio Summer 2020 Sessions ».

Un mot concernant le label Meidosem Records ?

Gilles : Stanislas depuis le premier album (ça fait donc dix ans) m’avait contacté sur le net. Il gère seul le label Meidosem Records et, en parallèle, l’association Trinity où il fait de la distribution, notamment de rééditions. Il est passé de la vente par correspondance à un réseau d’initiés et, de là, il s’est lancé dans le business de sorties d’albums. Il m’a recommandé pas mal de vinyles. Ce mec est génial, il mériterait un portrait. Il mène son label à l’ancienne, seul au bout du Cotentin. Un passionné sans aucun boulard ! C’est franchement un délice de bosser avec lui.

Au bout du compte, c’est une histoire de passionné, vous étiez un peu en famille…

Gilles : Oui, et en même temps tout ce qu’on fait actuellement est posé avec des gens que l’on connaissait déjà, parce qu’ils sont là, parce qu’ils nous aiment bien. Ce n’est pas plus compliqué que ça en fait.

En parlant d’amour et de partage, avez-vous prévu des dates, histoire d’amener les morceaux au public ? 

Gilles : Ouais, nous sommes en train de travailler sur le live. Quatre sur scène, avec François Houplain aux synth et Bernard Marie à la guitare. On joue au Bistro de la Cité à Rennes à Noël, et à Trebeurden… Un projet de soirée Agnes B – Des Jeunes Gens Modernes à Perpignan etc etc… Début juillet, on a fait un live à l’UBU, une audition sur laquelle on a mis en place six titres. Faut à peu près en mettre autant au point. On a mis un an pour sortir les titres de studio… Maintenant, on veut les jouer en concert ! Avec un nouveau line-up et un nouvel équipement. Comment ça s’appelle Marc déjà ?

Marc : Pour envoyer des batteries et tout ça, on envoie du LP16 de Cymatic, une sorte de pédalier multipistes quasiment comme un home studio. Tu as tout le morceau tranche par tranche pour chaque partie de la batterie en fait… et des claviers si besoin.

Donc ça reste très actif dans la démarche.

Gilles : Ah oui. En fait, on sort les sons de la boite à rythmes et certains synthés des sessions du « home studio » pour les rentrer sur ce pédalier. Par contre, tout le reste est fait en live.

Marc : Faut faire un mix pour pouvoir les sortir.

Gilles : Voilà c’est ça. En fin de compte, tu comprends qu’on ne pouvait pas être prêts en un mois parce qu’on avait vraiment du boulot. C’est comme si on bossait avec un nouveau logiciel.

Marc : En gros, on a une partie de prête mais là il nous faut l’autre.

Gilles : Justement Marc est en train actuellement de sortir des versions réactualisées par exemple de Radiant Cold, Stanza… des idées qui viennent pour Drifting Canticles (ndlr : précédent album du groupe) et puis il y a des morceaux sortis de notre série d’EP que l’on n’a pas encore joué en live. On en avait un peu marre de cette façon de répéter le week-end, chacun bourrinant sur son instrument pendant trois heures. Il n’en sort pas grand-chose finalement. On préférait que le travail soit fait en amont, qu’on maquette les morceaux. Par exemple, il y a ce morceau, 1982, qu’on n’a jamais joué. Il a été enregistré, produit et il va pourtant sortir sur un disque…

Alors justement, en parlant de ce titre (1982) as-tu conscience que tu chantes dessus à la manière de Philippe Pascal ?

Gilles : C’est peut-être parce que je le chante en français que tu entends des résonances par rapport à Philippe Pascal. J’ai toujours pensé qu’il était l’une de mes plus grandes influences. Sur ce morceau là, oui, je vois ce que tu veux dire…

1982 d’ailleurs, référence à un millésime particulier ?

Gilles : Alors c’est rigolo mais j’aime bien blaguer avec Marc en lui disant « tiens, tu vois ce morceau-là, il est très 1981 ! » Par exemple, Life and Limb c’est la cold qui arrive en 1983-1984 du style posé par Clan of Xymox avec une musique froide mais très dansante car les groupes restaient pop, laissant de côté toute la mouvance post-punk et voulant conquérir les dancefloors. Sur des sons comme ça, je vois souvent des années de référence (rires).

Pour rester sur cet EP et plus particulièrement Together In Obscurity qui lui donne son appellation, j’ai été marqué par cette coupure juste au milieu du titre, avant un crescendo très électronique pour une mise en orbite assez formidable. Comment cette chose-là a été pensée ?

[Silence]

Gilles : C’est moi qui parle tout le temps (rires)

Marc : Oh c’est une compo que j’avais faite il y a longtemps. L’idée était de faire un truc plus électro, pourtant pensé en un seul morceau, mais je n’avais pas trouvé de ligne directrice, ça traînait depuis… On avait bouclé She Radiates Darkness et je me suis dit que pour rester dans cet esprit, il suffisait de rajouter une ligne de basse. J’ai fait écouter à Gilles qui avait bien aimé. Je n’avais plus qu’à tenter une version qui ressemblait à Denner.

Gilles : Le soir tu m’as envoyé le MP3 où il y avait déjà le pont mais avec un emballage final qui ne faisait que 30 secondes.  J’ai posé une voix en lavabo tout de suite devant mon ordi avec une tonalité grave, de crooner un peu, genre mec totalement désabusé, un truc de fin de nuit (rires) et de là, Marc est parti sur cette envolée électronique lyrique.

On retrouve à ce propos le titre en fin d’EP dans une version française, arrangée de manière différente.

Gilles : Oui car une fois le morceau d’origine déterminé avec des couches et des couches de synthés et séquenceurs, on s’est retrouvé avec Steeve qui voulait à tout prix en faire une version courte. Les rendus finaux sont différents et comme on n’arrivait pas à choisir, les deux ont été validés. C’est bien car entendre un titre en langue française ça touche aussi les gens.

On constate aussi sur les derniers morceaux que la basse tient la mélodie.

Marc : Oui, c’est venu naturellement car je ne pouvais pas oublier les influences de Gilles vis-à-vis de Joy Division et New Order, la référence était directe.

Peter Hook au hasard (rires) ?

Marc : Avec une basse finalement plus mélodique que rythmique.

Gilles : Elle fait la narration avec le chant. On se passe le ballon consciemment ou inconsciemment.

Un autre aspect qui m’a marqué, c’est le visuel. On sent qu’il y a une recherche de plus en plus poussée sur le choix des pochettes.

Gilles : J’ai une passion pour les images, des univers que je croise depuis très longtemps. Les pochettes c’est vachement important pour moi. J’ai autant de plaisir à choisir la photo de l’EP, à le nommer en résonance avec son image. J’avais découvert cette peinture de Nigel Van Wieck, utilisée pour Semi Monde, il y a trois ans. Quand je l’ai montrée à Yves Bigot (ndlr : graphiste sur le projet), il m’a motivé pour que l’on obtienne les droits pour les trois illustrations d’EP. Comme l’accord n’a pas été donné rapidement et qu’on devait boucler le premier EP, il fallait trouver une autre image. J’ai donc ressorti cette photo de Paul Strand que j’ai toujours adorée. J’avais pourtant dépassé ma propre mythologie à New-York, j’avais dépassé ça vis-à-vis de Denner mais il s’est avéré que si j’avais utilisé une image de la ville pour le premier puis le deuxième, c’était un peu un hasard mais il fallait que le troisième le soit aussi.

C’est un hasard ou le destin (rires) ?

Gilles : Oui… et tu sais l’image du troisième je l’avais aussi en mémoire, cette fille qui tourne avec des rollers sur elle-même. Elle m’avait marqué il y a super longtemps cette image. J’ai eu du mal à la retrouver sur le net et un jour « BAM » je la vois ! C’est un film d’archive à la base. Donc oui le visuel est important mais pas dans une esthétique actuelle.

Pour conclure, vous pouvez me parler de nouveaux groupes qui récemment vous ont touché ?

Marc : De mon côté, il y a les jeunes de Twins Tribes et également Drab Majesty.

Avant de renvoyer la balle à Gilles, ça me fait penser qu’il faut que vous écoutiez le groupe English Teacher, dans un esprit post punk 2.0 comme dirait certains…

Gilles : Ok je noteJ’ai retenu récemment Working Men’s Club.

Ah ouais, j’adore leur album que j’avais d’ailleurs eu le plaisir de chroniquer pour notre webzine.

Marc : Oui ça ressemble à Happy Mondays ou New Order par moment.

Gilles : Un peu de LCD Soundsystem aussi. C’est des trucs qu’on ne déteste pas…

N’oublions pas Squid cette année.

Gilles : Merci ! J’écouterais ! J’écoute de la musique continuellement mais, quand on me demande au débotté, je suis incapable de nommer quelque chose alors même que je l’aurais dévoré. On a forcément des nouvelles références et des anciennes. Tu vois, un morceau comme Tranquility a été imaginé à la base par Marc comme musique d’intro aux concerts. On ne s’est pas dit « oh zut, ça sonne trop comme Joy Divison ». On le sait ! Bien évidemment… On est partis totalement décomplexés. Et puis merde quoi, les jazzmen usaient et abusaient de citations. Il n’y a pas de honte à se faire plaisir.

Aujourd’hui, quel groupe pourrait être considéré comme novateur ?

Gilles : Généralement ceux qui le prétendent ne le sont pas.


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