Cécile Le Berre Illustrations Chronique Musique

Le Top Musique 2018 d’Addict-Culture !

top musique 2018
Visuel créé par Ciel Studio Créatif
Ecrit par Team Musique
Alors que l’année touche à sa fin et que sonne l’heure des bilans en tous genres, nous vous proposons de revenir sur les disques qui ont séduit l’équipe des quatorze chroniqueurs musicaux d’Addict-Culture. Si les sélections de chacun d’entre nous affichent un style propre et une relative ouverture, notre éclectisme collectif se reflète encore davantage dans un top général aux airs de kaléidoscope riche et séduisant.
Car si, à l’applaudimètre, c’est la dream pop magique et profonde du duo Beach House qui remporte la mise de cette cuvée 2018, on trouve ici des choses aussi diverses et passionnantes que les sortilèges flippants d’Anna Von Hausswolff, l’électro hypnotique et bouleversante de Scratch Massive, la furie festive et tranchante des IDLES ou encore la noirceur contagieuse et rugueuse de Low. Ailleurs, nous avons succombé aux charmes délétères de la prodigieuse Léonie Pernet, à l’introspection poignante d’Amen Dunes, au groove imparable des Parquet Courts ou au spleen déchirant de Soap&Skin. Nous avons aussi vécu des retrouvailles réjouissantes avec les retours réussis (bien que parfois discutés) de Cat Power, Spiritualized, Arctic Monkeys ou Stephen Malkmus.
Bien sûr, ce cliché instantané n’est qu’une vision (forcément) subjective de l’année écoulée, mais elle témoigne assez fidèlement de nos engagements, souvent francs et vifs, lorsqu’il s’agit d’évoquer et de défendre la musique qui nous touche toutes et tous, à l’heure où les motifs de satisfaction sont certes rares mais d’autant plus précieux : ceux que nous avons trouvés dans le creux des sillons de ces disques-là nous accompagneront encore longtemps, à n’en point douter. (A suivre dans l’article retrouvez les tops individuels de la team musique)

Beach House

Beach House – 7

Courtney Barnett – Tell Me How You Really Feel

IVLO COLD

2018 n’aura pas trop changé la donne en ce qui concerne mon appétit évident pour les humeurs souvent ténébreuses mais surtout hautement émotionnelles. Ce n’est donc pas pour ce millésime que je vais laisser les éclaircies prendre le dessus sur la pénombre (même si j’avoue fondre de plus en plus à la lueur de quelques failles qui m’animent vers des splendeurs apaisées). Voyez plutôt les grandes flammes qui viennent brûler le podium d’un classement finement subjectif et totalement assumé.

Les analystes chevronnés constateront éventuellement une place de choix pour les artistes féminines, un soupçon de subtilités électroniques, quelques survivants à la solde d’un rock incisif pour très peu d’artistes français (à bien y réfléchir, il me navre de n’avoir pu y glisser The Married Monk auteur d’un retour remarquable ou encore The Limiñanas, couronné par le tube dominical de l’année en compagnie du compère Bertrand Belin). Enfin bref, c’est la captivante Anja Plaschg A.K.A Soap&Skin qui décroche cette année la timbale grâce à une photo finish très disputée avec sa consœur suédoise Anna Von Hausswolff. A croire que je suis définitivement attiré par les humeurs glacées ! Dead Can Dance, héros de ma jeunesse, ne pouvaient pas mieux illustrer cette lignée qui chavire les cœurs avec autant de frissons que de magie noire.

DAVID JEGOU

2018 s’inscrit comme une année de confirmation et d’excellente surprises. Dans la foulée de la bouffée d’air frais apportée au rock anglais par Sleaford Mods, Idles a confirmé les espoirs placés en eux avec un deuxième album puissant et positif. Shame, a pris tout le monde par surprise avec Songs of Praise. Si la production n’est pas toujours à la hauteur sur l’album, en live le quintet londonien a mis tout le monde d’accord. De grosses pointures ont sorti des albums que l’on attendait plus. Les Arctic Monkeys ont pris un risque énorme avec l’expérimental et “Bowiesque” Tranquility Base Hotel & Casino. Gaz Coombes a trouvé la bonne formule après l’avoir tâtonné sur ses deux albums précédents. Paul Weller s’est essayé au folk orchestré et s’approche des étoiles. Damon Albarn s’est essayé à des chansons sans refrains et sous influence Specials avec le superbe Merrie Land de The Good The Bad and The Queen. Les Américains ne sont pas en reste avec le rétrograde et addictif Indigo de Wild Nothing, bande son idéale d’un été sans fin. Low a sorti son album le plus radical avec le bien nommé Double Negative. On en redemande. Enfin Stephen Malkmus et Parquet Courts ont sorti des albums plus abordables et d’une intelligence incroyable. Les regards sont maintenant tournés vers 2019 et déjà quelques albums de haute volée, comme le Sharon Van Etten. Vivement !

Albums

Arctic Monkeys – Tranquility Base Hotel & Casino
Gaz Coombes – World’s Strongest Man
Idles – Joy As An Act Of Resistance
Villagers – The Art Of Pretending To Swim
Gruff Rhys – Bablesberg
Spiritualized – And Nothing Hurt
Wild Nothing – Indigo
Paul Weller – True Meanings
Low – Double Negative
The Good, The Bad & The Queen – Merrie Land
Go-Kart Mozart – Mozart’s Mini Mart
The Goon Sax – We Are Not Talking
Bill Ryder-Jones – Yawn
Gwenno – Le Kov
Neneh Cherry – Broken Politics
Stephen Malkmus & The Jicks – Sparkle Hard
Parquet Courts – Wide Awake
Phosphorescent – C’est La Vie
Unknown Mortal Orchestra – Sex & Food
Shame – Songs of Praise

FRENCH GODGIVEN

Les disques qui m’auront le plus touché en 2018 furent pour la plupart motivés par une introspection sans fard et parfois douloureuse, que ce soit dans des styles aussi divers que l’électro, le rock, le hip hop ou la pop. Beaucoup de très belles productions françaises cette année encore, avec les beaux et puissants disques de Scratch Massive, Léonie Pernet, The Micronauts, Flavien Berger, JB Dunckel ou De La Romance.

Ailleurs, l’incertitude envers l’avenir transpire de façon différente selon les angles choisis : dystopie acide et ironique chez les Arctic Monkeys, désespoir rageur et goguenard chez les Idles, ludisme lumineux chez MGMT ou encore retour aux fondamentaux de l’humanité pour Dead Can Dance. Dans tous les cas, à défaut d’adoucir les mœurs et les cœurs, la musique m’aura encore accompagné de manière très profonde cette année, réchauffant mon âme et galvanisant ma foi parfois ébranlée en notre destin commun.

BEACHBOY

Quelle fut longue à préparer cette playlist 2018 pour votre dévoué Beachboy et quel regret d’avoir du écarter d’excellents disques qui y auraient largement eu leur place ! L’année fut dense et intense, il lui manquera peut-être l’album référence, mais ce n’en est pas moins un très bon cru, avec ses vieux amis fidèles comme Low, Gruff Rhys ou Stephen Malkmus,  et ces jeunes pousses qui ne demandent qu’à s’épanouir comme les épatants Hater ou En Attendant Ana.

Entre larmes et douleurs, Mount Eerie m’offre pour la deuxième fois consécutive mon disque de l’année, en espérant  que 2019 s’inspire du titre de l’excellent album des déjà indispensables Idles, Joy As An Act Of Resistance

MAG CHINASKI

Parfois la première impression n’est pas toujours la bonne, 2018 une mauvaise année musicale ? Je l’ai beaucoup entendu ces derniers mois, et pourtant choisir 20 albums fut un véritable casse-tête chinois. Il est vrai que j’ai écouté moins de musique qu’à l’accoutumé, quoique… mais quand je vois ce qu’il me reste à découvrir, je sais que je n’en ai pas encore fini avec ce cru. Cette liste, loin d’être exhaustive, est un condensé des albums que j’ai le plus écouté, ainsi se déroule la bande son de mon année musicale !

Difficile de résumer en quelques lignes tous ces ressentis, quelques évidences se dessinent, des albums attendus, comme celui de Kurt Vile, mon chouchou si je puis dire, pourtant détrôné par Robin Foster, et son PenInsular II (The Bridge), suite espérée de PenInsular, merveille musicale, voyage sensoriel, ou comment je suis tombée amoureuse de la Presqu’île de Crozon, vibration des cinq sens… un projet inédit. Beaucoup de retours gagnants : Beach House, Gaz Coombes, Motorama, The Limiñanas, Courtney Barnett, Still Corners, Jaakko Eino Kalevi.

Des grosses cavaleries chères à mon cœur : Eels, Johnny Marr, Spiritualized… et que dire de la surprise Alain Bashung que l’on attendait plus, l’émotion d’entendre encore sa voix, une dernière fois !

Des redécouvertes, lointaines impressions, qui se concrétisent de manière solide : Jeremy Jay, Born Ruffians, Amen Dunes et Exploded View. Des surprises aussi, VoX LoW, Ruby Haunt et Ned Collette, c’est toujours agréable de se laisser surprendre.

Et des EP’s qui laissent peut-être présager des sorties alléchantes pour 2019, avec une petite madeleine, ces quelques titres live de Nick Cave & The Bad Seeds… frissons garantis… Finalement, elle n’était pas si mal cette année 2018 !

EPs

Mazzy Star – Still
Nick Cave & The Bad Seeds – Distant Sky – Live In Copenhagen
Robin Foster – La Forêt/Ma Unan
Ride – Tomorrow’s Shore
Belle & Sebastian – How To Solve Our Human Problems
The Charlatans – Totally Eclipsing
Daniel Rossen – Deerslayer
TOY – The Willo/Energy

DAVCOM

Cette année a été riche en sorties diverses. Dire que je me suis terriblement enthousiasmé pour le cru 2018 serait quelque peu travestir la réalité. Néanmoins, quelques albums solides sont sur mes étagères et ils y resteront assurément.

Albums

Parquet Courts – Wide Awaaaaake!
Stephen Malkmus And The Jicks – Sparkle Hard
Yo La Tengo – There’s A Riot going On
Damien Jurado – The Horizon Just Laughed
Spiritualized – And Nothing Hurt
Kurt Vile – Bottle It In
Israel Nash – Lifted
Lucy Dacus – Historian
Phosphorescent – C’est La Vie
Father John Misty – God’s Favorite Customer
Courtney Barnett – Tell Me How You Really Feel
Tamino – Amir
Ned Collette – Old Chestnut
Low – Double Negative
Spain – Mandala Brush
Oh Sees – Smote Reverter
Wooden Shjips – V
Ryley Walker – Deafman Glance
Car Seat Headrest – Twin Fantasy
Great Lake Swimmers – The Waves, The Wake

JISM

Une année 2018 très satisfaisante dans son ensemble, avec de belles découvertes (En Attendant Ana, Colter Wall, So Duo), une grande diversité (Keiji Haino/Sumac, Rodrigo Tavares), des retours inattendus (Sol Seppy, Josh T Pearson), des albums fleuves (Altar Of Perversion, David Garland, Autechre), quelques déceptions (relative pour Imarhan, mais de taille pour J Mascis, Motorama, Phobos et surtout The Ancients, auteurs de la plus grosse hémorragie sonore de l’année). 2019 s’annonce encore plus passionnante avec l’arrivée du prochain Bertrand Belin et surtout Yeruselem, nouvelle formation dérivée de Blut Aus Nord.

EPs

La Morte Viene Dallo Spazio – Sky Over Giza
Zmora – nocy czern, nocy chlod
Daubuz – Des Zwerges Fluch

CAMILLE

Année 2018, année éclectique. Mon top 20 balance entre la pop colorée (MGMT, Teleman, Hater), la dark électro (Thom Yorke, Scratch Massive, Léonie Pernet), la poésie française (Alain Bashung, Salomé Leclerc, Halo Maud), le rock intemporel (Paul McCartney, Elysian Fields, Emma Ruth Rundle) et le reste, inclassable, que je vous laisse découvrir…

Concernant les EP, même diversité. J’ai adoré le rock PJ Harvesque de Margaret Glaspy, les pop atmosphériques de Blondino et Melissa Bon, le girl band boygenius (Julian Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridgers) et la douce voix de MorMor.

Albums

Salomé Leclerc – Les choses extérieures
Emma Ruth Rundle – On dark horses
Villagers – The art of pretending to swim
Jean-Michel Blais – Dans ma main
Alain Bashung – En amont
MGMT – Little Dark Age
Teleman – Family of Aliens
Halo Maud – Je suis une île
Jorja Smith – Lost & Found
Mitski – Be the cowboy
Thom Yorke – Suspiria
St. Vincent – MassEducation
Tamino – Amir
Soap & Skin – From gas to solid / You are my friend
Melody’s Echo Chamber – Bon voyage
Elysian Fields – Pink air
Leonie Pernet – Crave
Paul MacCartney – Egypt Station
Scratch Massive – Garden of love
Hater – Siesta

EPs

Margaret Glaspy – Born Yesterday
Blondino – Loveless
Melissa Bon – Away
Boygenius – EP
MorMor – Heaven’s Only Wishful

POULPY

Encore une année 2018, plein de découvertes, notamment du côté de l’Afrique. Coté Afrique du Sud, BCUC revient avec un second album complètement tribal au rythme fiévreux. Bombino, le prodige touareg propose un nouvel album toujours aussi électrique. Imarhan illustre le versant plutôt rock et endiablé de ce blues du désert. Afrique toujours mais coté français, le groupe parisien Arat kilo d’ethio jazz invite Mamani Keita et Mike Ladd sur un album généreux et énervé. Monde toujours, la canado-haitienne Melissa Laveaux est revenue avec un bijou plein de belles mélodies.

En France, Born bad, le label des gens barrés a signé le nouvel album de Cannibale, toujours aussi fou et celui de JC satan très énervé, à écouter en cas de déprime. The Limiñanas continuent leur petit bonhomme de chemin vers la reconnaissance du grand public, Scratch Massive le duo parisien, revient enfin après une longue absence pour une pop electro très douce et mélodieuse.

Chez les anglos saxons, notons le retour réussi des anciennes gloires 4AD, The Breeders et Kristin Hersh, pour de très bons albums pop-rock. US girls propose une très bonne pop aux accents 80’s mais plutôt coté Blondie… Anna calvi revient avec un 3e album fiévreux, lyrique, et libéré, autour de la question des genres. Ghospoet est toujours aussi envoûtant, proposant un univers sombre, pour un trip hop enfumé. Catégorie inclassable Risha est le fruit d’une rencontre improbable entre le chanteur de 16 Horsepower et celui de Einstürzende Neubauten, un ovni musical a la limite du chamanisme. Enfin, Iggy pop et Underworld collaborent pour une rencontre tout aussi improbable, mais qui fonctionne à merveille, pour un album très dansant.

Albums

BCUC – Emakhosini
Melissa Laveaux – Radyo siwèl
Cannibale – Not easy to cook
Kristin Hersh – Possible dust clouds
Anna Calvi – Hunter
Bombino – Deran
Cat Power – Wanderer
Courtney Barnett – tell me how you really feel
The Breeders – All nerve
The Limiñanas – Shadow people
Us girls – In A Poem Unlimited
Arat kilo -Visions of Selam
Scratch Massive – Garden of love
Rolling Blackouts Coastal Fever – Hope Downs
Risha – s/t
JC satan – Centaur desire
Dominique A – la fragilité
Imarhan – Temet
Ghostpoet – Some say I so I say light /
Iggy pop & Underworld – Tea Time Encounters

LILIE DEL SOL

Nous y voilà ! La fameuse épreuve du classement de fin d’année ! L’année dernière je me plaignais encore de la difficulté que j’ai à faire des choix ! Certes l’exercice est difficile et clairement pas obligatoire (chacun fait bien comme il veut encore une fois 🙃) mais pour ma part il me permet de revisiter une année et d’en établir en quelque sorte un bilan et puis aussi de me projeter vers la suivante avec bonheur et impatience !

Les mots qui résonnent en voyant ce top sont assez représentatifs de ce qui me lie à la musique : L’émotion, la puissance, l’addiction, l’énergie, l’élégance, la poésie, les vibrations… ces suppléments d’âme qui vous habitent et vous accompagnent à chaque instant et font que la vie est plus douce en leurs compagnies. Et mes fidèles compagnons de cette année 2018 se nomment : Cat Power, Soap&Skin, Beach House, Léonie Pernet, Scratch Massive, Arctic Monkeys, L – Raphaële Lannadère, Dominique A, Marlon Williams, Clara Luciani, The Last Detail, Amen Dunes, Spiritualized, Jess Williamson, Jon Hopkins, Gruff Rhys, Villagers, The Low Anthem, Olden Yolk, Agar Agar pour les albums et Nick Cave and The Bad Seeds, After Marianne, Blondino, Clelia Vega, Arman Méliès, Regina Demina, O – Olivier Marguerit, Belle and Sebastian, Mazzy Star et Margaret Glaspy pour les Eps. Et si j’avais pu j’aurai aussi parlé de Thousand, Young Fathers, Lucy Dacus, Low, Hater, Haley Heynderickx, Mount Eerie, Pauline Drand et tant d’autres …

LLOYD_CF

Une fois de plus, l’année qui vient de s’écouler a été riche en belles surprises musicales et m’a donné l’occasion, n’ayant pas pour ce millésime de très grandes attentes particulières et importantes, d’aller voir un peu ailleurs ce qui se faisait. Ce qui s’est traduit, dans mes plus belles écoutes de l’année, par des groupes islandais, japonais, néo-zélandais ou australiens qui ont réussi à chiper la vedette aux groupes des zones géographico-musicales habituelles, que ce soit par un songwriting délicat et racé ou par une imagination complètement dingue, dont toutes les barrières auraient sauté, comme le montrent les nombreux groupes nippons présents dans mon classement. On ne s’est décidément pas ennuyé musicalement en 2018. Il fallait juste aller regarder ailleurs de temps en temps.

Albums
Minna No Kodomochan – Kabe No Kai Sekai (A world without walls)
Beach House – 7
The Breeders – All Nerve
Nicole Dollanganger – Heart Shaped Bed
Necronomidol – Voidhymn
Cat Power – Wanderer
Madeline Kenney – Perfect Shaped
Dilly Dally – Heaven
Anna Von Hausswolff – Dead Magic
Broken by the Scream – An Alien’s Portrait
JyuJyu – JyuJyu
Princess Chelsea – The Loneliest Girl
aYia – aYia
Emma Ruth Rundle – On Dark Horses
Get Well Soon – The Horror
The Married Monk – Headgearalienpoo
Dead Can Dance – Dionysus
Dr Octagon – Moosebumps
Miss World – Keeping Up with Miss World
Magic Potion – Endless Graffiti
EPs
Féroces – Joséphine
Gruska Babuska – Gruska Babuska
Stella Donnelly – Thrush Metal (US Version)
Lia Pamina & Dario Persi – So Far Tonight
Rachael Yamagata – Porch Songs
Tanaya Harper – Some Kinds
The Perfect Kiss – Filter
Sibille Attar – Paloma’s Hand
Candye Syrup – White Russian EP
BSI – BSI

JEAN-BAPTISTE

Comme chaque année, il n’y a ici aucune prétention de sélectionner ou hiérarchiser les meilleurs albums de 2018, ou de dégager une quelconque tendance. Mais le plaisir de revenir, à travers ce classement, sur des disques écoutés et réécoutés, et de célébrer la résistance de cette pop qui continue à nous enthousiasmer sans faiblir, qu’elle soit américaine, australienne (Nick Batterham), française (En Attendant Ana, Watoo Watoo pour son dernier tour de piste), anglaise bien sûr, suédoise (Hater), nippo-américano-irlando-finlando-germanique (Clay Hips) ou philippine (The Stange Creatures). Une pop Phileas Fogg en quelque sorte.

Albums
Tres Oui – Poised to Flourish
Young Scum – s/t
The Strange Creatures – Phantasms
Green Seagull – Scarlet Fever
Soft Kill – Savior
En attendant Ana – Lost and Found
Golden Teardrops – Promises and Smiles
Nick Batterham – Golden Boy
Clay Hips – Happily ever after
Skids – Burning Cities
Spiritualized – And Nothing Hurt
Watoo Watoo – Modern Express
Opposition – Somewhere in Between
Hollow Hand – Star chamber
Hater – Siesta

DOTTORE ROCCABOSCO

2018 fut une année riche en émotions, la pop canal historique est en pleine forme et se montre sous son meilleur jour grâce à Gruff Rhys et Mehdi Zannad (The Last Detail). Les jeunes pousses enchaînent les albums et confirment leur talent précoce : Joel Henry Little et The Lemon Twigs en route vers la superstardom. Le Brexit, malgré les angoisses qu’il diffuse, permet aux artistes de publier de grands disques : on pense notamment aux productions de Field Music et Villagers. Les Anciens assurent : Weller et Costello publient un très bon LP. La France n’est pas en reste avec Tahiti 80 et The Rodeo qui continuent d’étoffer une discographie impressionnante. A noter enfin : deux sorties lumineuses et inespérées qui témoignent d’un âge d’or de la musique populaire : les sessions du « Friends » des Beach Boys et « Can You Hear Me OK? » du génie méconnu John Howard.

Albums
Gruff Rhys – Babelsberg
Joel Henry Little – Spuyten Duyvil
Villagers – The Art Of Pretending To Swim
John Howard – Can You Hear Me OK?
The Beach Boys – Wake The World : The Friends Sessions
Field Music – Open Here
The Last Detail – The Last Detail
Tahiti 80 – The Sunshine Beat, Vol 1
Stephen Malkmus & The Jicks – Sparkle Hard
Paul Weller – True Meanings
The Lemon Twigs – Go To School
MGMT – Little Dark Age
Spiritualized – And Nothing Hurt
Arctic Monkeys – Tranquility Base Hotel & Casino
Kendrick Lamar – Black Panther : The Album
Elvis Costello & The Imposters – Look Now
Foxwarren – Foxwarren
The Rodeo – Thérianthropie Paradis
Bill Ryder-Jones – Yawn
Go-Kart Mozart – Mozart’s Mini-Mart

ERIC AUSSUDRE

Il serait malhonnête d’émettre un Top de vingt albums sachant que je n’en ai pas écouté plus de trente intégralement. Je n’ai jamais pourtant entendu autant de nouveautés que cette année. Les prescripteurs ont été très inspirés car j’ai eu l’impression de connaître une année particulièrement stimulante. Alors, sil faut choisir dix disques, ce sera :

Albums
Juanita Stein – Until The Lights Fade
Israel Nash – Lifted
Shannon Shaw – Shannon in Nashville
Rayland Baxter – Wide Awake
Kandace Springs – Indigo
Chloe X Halle – The Kids Are Alright
St Paul & The Broken Bones – Young Sick Camelia
Cats On Trees – Neon
Kacey Musgraves – Golden Hour
Glen Campbell Sings For The King

BOUL TAN

Telle une bande de gilets jaunes sous crack saccageant la Garden party de l’Elysée, torses bombés, verbe haut et bacchantes drues, les bondissants Idles ont ranimé chez beaucoup une foi chancelante dans le rock qui braille et qui guinche, le rock quoi. Ne voir chez ces britons qu’on jurerait échappés d’une banlieue désindustrialisée du Wisconsin qu’un relent punk pour petits-bourgeois en mal de sensations fortes serait une erreur : la qualité et la variété d’écriture qui transcendent Joy as an act of resistance, leur second opus, les place assez loin devant le reste de la scène dite punk. Un peu comme si le joyeux bordel des Pixies (courant Rock music/Distance equals rate times time), acoquiné à l’autorité martiale de Joy Division (notamment sur le bien-nommé Colossus), accouchait d’hymnes gauchistes sans consonne à beugler dans tous les pubs parfumés à la sueur houblonnée.

De saines colères que ne renieront pas les filles faussement sages qui émaillent ce palmarès 2018, tant les arpèges de Courtney Barnett, Haley Heynderickx, Molly Burch ou Lucy Dacus laissent poindre une rage féminine tout autant d’actualité. Personne, par contre, pour chanter l’épopée russe des bleus – à moins que le 7 de Beach House ne soit un hommage déguisé à l’intérieur du pied gauche d’Antoine Griezmann.

Albums
Idles – Joy as an act of resistance
Courtney Barnett – Tell me how you really feel
Haley Heynderickx – I need to start a garden
Molly Burch – First flower
Get Well Soon – The horror
Snail Mail – Lush
Lucy Dacus – Historian
The Internet – Hive mind
Beach House – 7
Arctic Monkeys – Tranquility base hotel & casino
Rendez-vous en 2019 pour de nouvelles addictions musicales !
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