Chronique Musique

The Dream Syndicate – How Did I Find Myself Here ? : Magistralement Inattendu

The Dream Syndicate / SP / Anti- / Chris Sikich / 2017
The Dream Syndicate / SP / Anti- / Chris Sikich / 2017
Ecrit par Davcom

Alors-là, avouons-le tout de go : le retour de The Dream Syndicate, nous ne l’avons pas vu venir. Certes, Steve Wynn avait réactivé la machine en 2012 pour quelques concerts, mais rien n’indiquait vraiment un retour discographique d’un des plus fameux groupe de la scène Paisley Underground*, presque trente ans après Ghost Stories, le dernier album en date.

Avec How Did I Find Myself Here ?, la question mérite d’être posée : est-ce bien un album de Dream Syndicate à part entière ? Sans contestation, oui. Même s’ils ne sont plus que deux musiciens d’origine. Les guitares de Steve Wynn et de Jason Victor forment un mur compact rappelant les riches heures du rock indé US eighties.

Musicalement, on retrouve tout ce qui a fait la marque de fabrique du groupe depuis les débuts. Des guitares mélodiques en avant, un son teinté de psychédélisme sans démonstrations inutiles et rappelant même une urgence punk qui fait souvent défaut aux formations à guitares actuelles. La voix légèrement vieillissante de Steve Wynn n’est pas sans rappeler celle de Dean Wareham, dont le retour discographique avec Luna aura eu lieu à l’heure où vous lirez ces lignes.

Et s’ils sont restés à la marge du mouvement commercialement parlant, ils y ont laissé une empreinte indélébile sur tout ce qui allait suivre après leur fameux premier album de 82, The Days Of Wine And Roses. Ce How Did I Find Myself Here ? en reprend d’ailleurs tous les codes visuels, de la typographie à la mise en image de la pochette, même si Cannonball Adderley avec son Somethin’else avait déjà ouvert cette voie en 1958.

De The Filter Me Through You à Kendra’s Dream, qui bénéficie de l’apport de la bassiste d’origine, Kendra Smith, qu’on avait perdue de vue depuis plus de 20 ans, aucun temps mort n’est à dénoter. Et, en essayant de rester le plus honnête possible, rien de plus jouissif pour les quadras – quinquas et même plus ayant vécu l’époque bénie des guitares reines que de se replonger, avec ou sans nostalgie, dans un bain de jouvence pareil.

Pour les amoureux du Velvet Underground, de Jonathan Richman, de Television, de Yo La Tengo et autres The Jesus And Mary Chain.

The Dream Syndicate, How Did I get Myself Here, depuis le 08 septembre chez Anti-.

* (pour les plus jeunes, cette scène originaire de Los Angeles célébrait les harmonies vocales et les guitares psychés en rendant hommage à des groupes comme les Byrds ou Love)

FacebookSite Officiel Twitter

  •  
    12
    Partages
  • 12
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   

1 commentaire

Ajouter un commentaire