Cinéma Holy(me) Rétrorama

22 mars : 1949, naissance de Fanny Ardant

fanny ardant

Impossible d’évoquer Fanny Ardant sans immédiatement se rappeler le son de sa voix, cette gravité dans la prononciation comme dans la tonalité, qui tient à distance quand le regard kidnappe l’intérêt.

Une de ses premières apparitions à l’écran a été dans une série télévisée de 1979, Les Dames de la Côte de Nina Companeez.
Si parfaitement intégrée dans une distribution féminine de haut-vol, Fanny Ardant frappe la mémoire grâce à cette élégance toute naturelle avec laquelle elle évolue dans ces costumes de début de siècle.
Révélation de la série, elle offre à cette comédienne, qui connaissait déjà les joies des planches, sa passion première, une chance d’imposer son image dont elle ne soupçonne alors pas l’importance qu’elle prendra les années suivantes.

Celui qui a été frappé par son charisme et sûrement charmé au premier coup d’œil, est celui qui va lui offrir deux rôles inoubliables : celui de Mathilde dans La Femme d’à Côté et celui de la femme de sa vie. François Truffaut.

Le temps d’une liaison dangereuse devant la caméra pour leur première collaboration, le duo Fanny Ardant et François Truffaut s’est trouvé. Elle sera de son ultime réalisation, Vivement Dimanche, immense succès populaire qui fait entrevoir déjà la capacité de cette grande dame de s’entourer d’humour et de dérision, tout en restant ancrée dans la tragédie.

Les effets de style dont elle use lui sont si personnels qu’ils sont une véritable signature.
Le regard intense qui peut aller jusqu’à sembler armé, enchéri d’un grand sourire flamboyant, le tout désamorcé par une parole grave doucement voilée tissée dans une phrase fatale, toujours dans une grâce totale.

On aura pu lui reprocher distance et froideur, mais ses prises de risque dans des rôles de comédie ont su intervenir pour sa défense.
Aussi bien au cinéma qu’au théâtre et même en chanson, Fanny Ardant est toujours prête à relever un défi qui la passionne, en toute liberté.

Et voilà ce qui la qualifie le plus souvent dans l’impression qu’elle laisse aux autres.

Une femme libre.

Illustration signée Cecile Le Berre alias Holy(me)

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